Arrêté du 15 septembre 1989

(Jeunesse et Sports : Sports)

Vu L. no 84-610 du 16-7-1984 ; D. no 72-490 du 15-6-1972 ; A. 8-5-1974 mod. ; A. 18-2-1986 mod. ; A. 19-8-1986.

Formation spécifique du brevet d'Etat d'éducateur sportif du premier degré,
option Judo, jujitsu.

TITRE PREMIER : DÉFINITION.

Article premier. - La formation spécifique du brevet d'Etat d'éducateur sportif du premier degré (option Judo, jujitsu) peut, à titre expérimental et après agrément du directeur des sports, être organisée à compter du 15 septembre 1989 selon les modalités définies ci-après.

Art. 2. - L'entrée en formation est conditionnée par la réussite à un test de sélection ainsi qu'à un examen subi au cours du stage de préformation.

La formation a une durée minimale de quatre cent trente heures et comprend :

Quatre domaines de formation se décomposant chacun en quatre unités de formation. Le candidat peut suivre selon l'ordre de son choix les domaines et unités de formation ;

Un stage pédagogique en situation.

La formation est sanctionnée par un examen final.

TITRE II : TEST DE SÉLECTION.

Art. 3. - Seuls les candidats titulaires du grade de ceinture noire 1er dan, délivré par le Comité national des grades, peuvent se présenter aux épreuves du test de sélection.

Art. 4. - Le test de sélection consiste en une épreuve de randori organisée selon les modalités définies en annexe I.

Art. 5. - Le jury, constitué conformément aux dispositions de l'article 6 de l'arrêté du 18 février 1986, apprécie les qualités techniques et physiques des candidats. Il note chaque randori et effectue une moyenne conduisant à l'obtention d'une note de 0 à 20.

Sont déclarés admis les candidats ayant obtenu une note moyenne égale ou supérieure à 10 sur 20.

En cas d'accident survenu à un candidat, le jury peut délibérer sans qu'il ait effectué la totalité des randori.

L'attestation de réussite est valable un an.

Art. 6. - Sont dispensés du test de sélection :

a) Les titulaires d'un grade égal ou supérieur au 2e dan judo, jujitsu, délivré par le Comité national des grades.

b) Les titulaires d'une attestation établie par le directeur technique national de la Fédération française de judo, jujitsu, kendo et disciplines associées certifiant que le candidat :

Est ou a été sur les listes nationales ou régionales d'athlètes de haut niveau ;

A participé à la phase nationale des championnats de France individuels senior honneur ou excellence ;

A été classé parmi les six premiers de la phase nationale des championnats de France individuels junior ou espoir.

TITRE III : STAGES DE PRÉFORMATION.

Art. 7. - Le stage de préformation se déroule selon les modalités suivantes :

Soit sous la forme d'un stage continu de cinq jours totalisant une durée minimale de trente-cinq heures ;

Soit sous la forme de trois week-ends dont le volume horaire effectif de travail ne peut être inférieur à trente-cinq heures.

Art. 8. - Le stage de préformation aborde les différents aspects du judo jujitsu (techniques debout et au sol, kata, exercices conventionnels, arbitrage, jujitsu). Il comporte :

Des séquences d'informations techniques et pédagogiques ;

Des mises en situation pratique des stagiaires au cours de séquences d'animations pédagogiques variées.

Sont au minimum traités les thèmes suivants :

L'initiation pour les jeunes pratiquants ;

La séance de judo jujitsu et la démonstration ;

Les différents publics du club ;

L'observation des pratiquants ;

Les activités physiques complémentaires à la pratique du judo jujitsu.

Art. 9. - L'examen sanctionnant la préformation comporte trois épreuves :

1. Une intervention pédagogique devant un groupe d'au moins dix élèves sur un sujet tiré au sort (durée : quinze minutes ; coefficient 0,75) ;

2. Une démonstration et une explication d'une technique tirée au sort dans le programme technique joint en annexe II (durée : cinq minutes ; coefficient 0,75) ;

3. Une épreuve écrite portant sur des connaissances techniques et pédagogiques acquises au cours du stage de préformation (durée : deux heures ; coefficient 0,50).

Les épreuves no 2 et 3 interviendront au plus tôt la veille du dernier jour du stage de préformation.

Les candidats ayant obtenu au moins vingt points sont déclarés admis.

TITRE IV : UNITÉS DE FORMATION.

Art. 10. - Le domaine de formation n° I, approfondissement et perfectionnement technique (durée minimale : cent vingt heures) se compose de quatre unités de formation :

Première unité de formation (durée minimale : trente heures) ; travail debout (cf. annexe II) ;

Deuxième unité de formation (durée minimale : trente heures) : travail au sol (cf. annexe II) ;

Troisième unité de formation (durée minimale : trente heures) : formes traditionnelles (kata) [cf. annexe III] ;

Quatrième unité de formation (durée minimale : trente heures) : jujitsu (cf. annexe III).

Ce domaine de formation est sanctionné par une épreuve éliminatoire de randori dont les modalités sont précisées en annexe I. Les candidats ayant échoué à cette épreuve sont tenus de suivre à nouveau les unités de formation no 1 et no 2 avant de se représenter.

Art. 11. - Le domaine de formation n° II, pédagogie de la pratique sportive intensive (perfectionnement) (durée minimale : soixante-dix heures) se compose de quatre unités de formation :

Première unité de formation (durée minimale : dix heures) : programmation de l'entraînement du judoka ;

Deuxième unité de formation (durée minimale : dix heures) : analyse technique et tactique des combats, plans d'entraînement en découlant;

Troisième unité de formation (durée minimale : trente heures) : perfectionnement technique individualisé :
Amélioration des systèmes d'attaque et de défense ;
Amélioration de la pratique personnelle du randori ;

Quatrième unité de formation (durée minimale : vingt heures) : amélioration du potentiel physique des différentes populations de pratiquants, par la pratique d'activités physiques complémentaires à la pratique du judo jujitsu (musculation, assouplissements, étirements, courses...).

Art. 12. - Le domaine de formation n° III, pédagogie de la pratique sportive non intensive (animation et initiation) (durée minimale : soixante-dix heures), se compose de quatre unités de formation :

Première unité de formation (durée minimale : vingt heures) : apprentissage du judo, pour les différentes catégories d'âge (enfant, adolescent, adulte, 3e âge) :
Démarche et progression pédagogique adaptée à ces catégories ;
Organisation des contenus d'enseignement et des programmes de travail (hebdomadaire, annuels) adaptés à l'âge et au niveau des pratiquants ;

Deuxième unité de formation (durée minimale : dix heures) : information relative à l'enseignement dispensé aux personnes handicapées.

Troisième unité de formation (durée minimale : vingt heures) : la séance de judo :

Sa préparation (détermination des objectifs, choix des situations pédagogiques, aménagement du milieu) ;

Sa conduite (attitudes pédagogiques, différents modes d'interventions) ;

Son évaluation (à partir des données motrices et relationnelles au sein d'un groupe) ;

Quatrième unité de formation (durée minimale : vingt heures) : le jujitsu : son apprentissage en fonction des différents publics et son perfectionnement jusqu'à la ceinture noire.

Art. 13. - Le domaine de formation n° IV, environnement du sport (durée minimale : soixante-dix heures) se compose de quatre unités de formation (deux unités de formation théorique, deux unités de formation pratique) :

Formation théorique :

Première unité de formation (durée minimale : vingt heures).

Connaissances historiques et sociologiques du judo, jujitsu ;

Statuts et règlement intérieur de la Fédération française de judo, jujitsu, kendo et disciplines associées (FFJDA) ;

Règlements sportifs fédéraux et leur évolution ;

Réglementation de l'enseignement du judo, jujitsu ;

Réglementation de la légitime défense ;

Valeur éducative du judo, jujitsu.

Deuxième unité de formation (durée minimale : dix heures).

Environnement économique et social du judo, jujitsu ;

Développement personnel de l'éducateur ;

Rayonnement de l'association ;

Formation pratique :

Troisième unité de formation (durée minimale : vingt heures) : arbitrage :

Participation aux stages d'arbitrage organisés par la Fédération française de judo, jujitsu, kendo et disciplines associées (FFJDA) ;

Participation à l'arbitrage des compétitions.

Quatrième unité de formation (durée minimale : vingt heures) : organisation de compétitions :

Participation aux différents postes de responsabilité : commissaires sportifs, chronométreurs, teneurs de tables, publicité, accueil..., dans des compétitions organisées par la Fédération française de judo, jujitsu, kendo et disciplines associées (FFJDA).

TITRE V : STAGE PÉDAGOGIQUE EN SITUATION.

Art. 14. - Au cours du stage pédagogique en situation, d'une durée minimale de cent heures, le stagiaire rédige un rapport de stage dans lequel apparaît :

Le plan détaillé de chacune des séances qu'il aura animées ;

Ses observations personnelles ;

Ses critiques sur ses propres leçons, et éventuellement sur celles auxquelles il aura assisté.

Par mesure dérogative à l'article 20 de l'arrêté du 18 février 1986, le candidat doit faire parvenir ce rapport de stage au directeur régional de la Jeunesse et des Sports organisateur de l'examen final, au moins quinze jours avant le début des épreuves.

TITRE VI : AGRÉMENTS.

Art. 15. - Les agréments des domaines de formation ainsi que ceux des conseillers de stage et des structures d'enseignement ou d'entraînement dans lesquelles se déroulent le stage pédagogique en situation sont délivrés par la direction régionale de la Jeunesse et des Sports sur propositions de la commission prévue à l'article 19 de l'arrêté du 18 février 1986.

TITRE VII : EXAMEN FINAL
(arrêté du 30 septembre 1991)

Article premier. – Pour faire acte de candidature à l’examen final prévu par l’aricle 16 de l’arrêté du 15 septembre 1989 susvisé, le candidat doit compléter le dossier d’inscription, prévu par l’article 20 de l’arrêté du 18 février 1986 susvisé, par une copie ou une photocopie de l’homologation du 2e dan délivré par le Comité national des grades.

(J.O. du 17 octobre 1991).

Art. 16. - Les épreuves de l'examen final sont les suivantes :

A) EPREUVES TECHNIQUES

a) Epreuve pratique

(Coefficient 3)

Cette épreuve comporte des démonstrations dans les trois domaines suivants : technique judo, formes traditionnelles, techniques de défense, et se déroule selon des modalités définies en annexe IV.

 

b) Epreuve orale

(Durée : quinze minutes ; coefficient 1)

Le candidat tire au sort et traite deux questions : une sur les aspects techniques et une sur les aspects réglementaires se rapportant au domaine de formation no IV (temps de préparation de quinze minutes).

B) EPREUVES PÉDAGOGIQUES

a) Préparation d'une séance

Présentation et conduite d'une séquence pédagogique

(Coefficient 3)

Le candidat dispose de trente minutes pour préparer et rédiger la fiche de présentation d'une séance complète de judo, jujitsu d'une durée minimale d'une heure au profit d'un groupe se composant d'un minimum de dix participants, séance dont il aura été tiré au sort le thème et la dominante.

A l'issue de la préparation, le candidat remet sa fiche de présentation au jury qui, après l'avoir examinée, lui demandera de ne traiter qu'une séquence de la séance, qui ne pourra être inférieure à vingt minutes.

Le candidat sera jugé sur la présentation écrite de la séance, sur son attitude pédagogique, sur ses méthodes d'enseignement et sur ses choix pédagogiques.

b) Entretien avec le jury

Cet entretien suit directement la séquence pédagogique : durée quinze minutes (coefficient 1).

Il porte sur la séquence qu'a présentée le candidat et sur les parties de la séance qu'il n'a pas présentées.

Il peut être élargi, à l'initiative du jury, aux autres aspects qui peuvent avoir une relation avec le thème ou la dominante de la séance.

Par ailleurs, l'entretien portera, au moins, sur les aspects théoriques et/oupratiques de l'amélioration du potentiel physique des différentes catégories de pratiquants. Des démonstrations dans le domaine des activités complémentaires à lapratique pourront être demandées par le jury.

C) ÉPREUVES ÉCRITES

Les épreuves écrites, traitées sans document, sont définies comme suit :

a) Epreuve portant sur les aspects techniques de judo, jujitsu (coefficient 1) :

Les candidats disposent de trente minutes pour répondre à un questionnaire à choix multiples.

b) Epreuve portant sur l'environnement économique et social du judo, jujitsu (durée : deux heures ; coefficient 1) :

Les candidats disposent de deux heures pour traiter une ou plusieurs questions se rapportant à l'environnement économique et social du judo, jujitsu.

TITRE VIII : DISPOSITIONS GÉNÉRALES.

Art. 17. - Conformément aux dispositions prévues à l'article 28 de l'arrêté du 18 février 1986 modifié, des allégements de formation peuvent être accordés par le directeur régional :

a) Au bénéfice des candidats titulaires de diplômes ou d'attestation figurant à l'annexe V du présent arrêté ;

b) Au bénéfice des candidats ayant déjà suivi tout ou partie d'une formationconduisant au brevet d'Etat d'éducateur sportif du premier degré, option Judo jujitsu, organisé sous forme de contrôle continu des connaissances, en application de l'arrêté du 19 août 1986. Ces candidats pourront être allégés du test de sélection d'une attestation, délivrée par le directeur du service ou établissement responsable de la formation, précisant l'ensemble des unités de formation intégralement suivies par le candidat.

Un tableau figurant en annexe VI du présent arrêté précise la nature des allégements :

c) Au bénéfice des sportifs de haut niveau, ayant figuré pendant trois années sur les listes nationales en catégorie seniors, qui peuvent être proposés par le président de la Fédération française de judo, jujitsu ou le directeur technique national de la FFJDA, à l'inscription directe aux épreuves de l'examen final.

Dans tous les autres cas, seul le ministre chargé des Sports est habilité à accorder des allégements de formation.

(JO du 24 novembre 1989 et BO. Jeunesse et Sports n° 23 du 13 décembre 1989 et n° 1 du 25 janvier 1990.)

Annexe I

L'épreuve de randori du test de sélection et du domaine de formation no 1 est organisée selon les modalités suivantes :

Chaque candidat effectue deux randori au sol et quatre randori debout, d'une durée de cinq minutes chacun.

Il bénéficie d'un temps de repos de cinq minutes entre chaque randori.

Lorsque le nombre des candidates le permet, une poule spéciale est organisée pour les féminines.

Pour l'organisation de ces randori, il n'est pas tenu compte des catégories de poids. Les partenaires de référence utilisés pourront ne pas être choisis parmi les candidats, ils seront alors au moins ceinture noire 1er dan.

Les candidats sont tenus de se munir d'un judogi conforme à la réglementation en vigueur de la Fédération internationale de judo.

Annexe II

(Voir tableau page suivante)

 

Entrée (ne sont considérées que les attaques de TORI)

 

Annexe III

PROGRAMME DES UNITÉS DE FORMATION N° 3 ET N° 4
DU DOMAINE DE FORMATION N° I

 

I. - UNITÉ DE FORMATION NO 3 :

FORMES TRADITIONNELLES : KATA

 

Nage no kata.

Katame no kata.

Kime no kata.

Goshin jitsu no kata.

Gonosen no kata ou juno kata (au choix du candidat).

II. - UNITÉ DE FORMATION NO 4 : JUJITSU

I. DEBOUT : TACHI WAZA

1. Atemi waza

1.1. Ashi waza :

Mae geri keage.

Mae geri keikomi.

Yoko geri keikomi.

Mae hiza : position de face ; position décalée.

Mikazuki geri.

Ushiro geri keikomi.

Ushiro geri keage.

Mawashi geri.

Ura mawashi.

Gedan geri.

Kagato geri.

1.2. Te waza :

Tsukkake : position rapprochée ; position à distance.

Shuto : tranchant, côté petit doigt ; fourche, côté index.

Teicho.

Tsuki age.

Naname tsuki.

Ura uchi.

Uchi oroshi.

Shito.

Higi de bas en haut, de haut en bas, de l'intérieur vers l'extérieur, de l'extérieur vers l'intérieur, vers l'arrière.

Atama : avant, arrière.

2. Parades

Esquives, blocages : différentes formes.

3. Défenses

3.1. Défenses contre coups de pied :

Défense par esquive et poussée.

Défense par esquive et mae-geri.

Défense par esquive et mae-geri (2).

Sur coup de pied de face, défense par ko-uchi-gari.

Sur coup de pied avant haut, défense en repoussant.

Sur coup de pied avant haut, défense par mae-geri.

Sur coup de pied latéral avant, défense par o-uchi-gari.

Contre coup de pied de côté, défense par de-ashi-baraï ou ko-soto-gari.

Sur coup de pied avant, défense par ko-uchi-gari.

3.2. Défenses contre coups de poings :

Défense contre crochet au visage par o-soto-gari.

Défense contre crochet au visage par de-ashi-baraï.

Sur crochet au visage, défense par ko-uchi-gari.

Sur direct au visage, défense par haraï-goshi.

Contre direct au visage, défense par o-soto-gari.

Contre direct au visage, défense par morote-gari.

Contre direct au ventre, défense par o-soto-gari.

Contre direct au ventre, défense par ko-uchi-gari.

Contre direct au ventre, défense par haraï-goshi, ou uchi-mata, ou hane-goshi.

Contre tsukkake, défense par o-soto-gari.

Sur direct au visage, défense par hadaka-jime.

Sur direct au visage, défense par ushiro-goshi.

Sur tsukkake, défense par waki-gatame.

Sur tsuki-age, défense par waki-gatame.

3.3. Défenses contre attaques de face :

Sur saisie à la gorge, défense par torsion de la main.

Sur saisie à la gorge, défense par torsion de la main et mae-geri.

Sur poussée des deux mains, défense par hiza-guruma.

Sur saisie par dessus les bras, défense par mae-hiza et o-goshi.

Sur saisie à la gorge, défense par sode-tsuri-komi-goshi.

Sur saisie de poignet, dégagement et riposte par atemi.

Sur saisie croisée de poignet, dégagement et riposte par atemi.

Sur poussée des deux mains aux épaules, défense par hiza-guruma ou sasae-tsuri-komi-ashi.

Sur saisie au revers, défense par o-soto-gari.

Sur poussée aux épaules, défense par taï-otoshi.

Sur poussée aux épaules, défense par de ashi-baraï ou ko-soto-gari.

Sur saisie sous les bras, défense par koshi-guruma.

Sur saisie à la gorge, défense par tomoe-nage.

Sur saisie du poignet, défense par torsion.

Sur saisie des deux poignets, défense par haraï-goshi.

Sur saisie à la gorge, défense par waki-gatame.

Sur saisie au revers, défense par waki-gatame.

Sur saisie de manche, défense par ude-gatame.

Sur saisie de manche, défense par variante de ude-gatame.

Sur saisie de poignet, défense par maki-komi.

Sur saisie de poignet, défense par ude-gatame.

Sur saisie de poignet, défense par sukui-nage.

Sur saisie des deux poignets, défense par waki-gatame.

3.4. Défenses contre attaques de côté :

Sur saisie de manche, défense par o-soto-gari.

Défense avec saisie de la tête.

Sur saisie de manche, défense par haraï-goshi.

Sur saisie de la tête, défense par torsion du bras.

Sur saisie de la tête, défense par te-guruma.

Sur saisie de la tête, défense par yoko-guruma.

Sur saisie de la tête, défense par ushiro-goshi ou utsuri-goshi.

Sur saisie de la tête, défense par sukui-nage.

3.5. Défenses contre attaques arrière :

Sur saisie haute aux épaules, défense par ippon-seoi-nage.

Sur saisie basse, défense par saisie de pied.

Sur saisie par le col, défense par torsion du poignet.

Sur saisie du cou, défense par ippon-seoi-nage.

Sur saisie avec blocage des reins, défense par fauchage.

Sur saisie basse, défense par maki-komi.

Sur saisie sous les bras en soulevant, défense par soto-maki-kon.

3.6. Défenses à mi-distance :

Mae-geri enchaîner avec uki-goshi.

Yoko-geri enchaîner avec haraï-goshi.

Uchiro-geri enchaîner avec uchi-mata.

Atemi-teicho enchaîner avec o-soto-gari.

Sur menace d'attaque, défense par kami-basami.

3.7. Défenses contre coups de matraque :

Sur coup venant d'en haut, défense par ippon-seoï-nage.

Sur coup venant d'en haut, défense par uki-goshi.

Défense par okuri-eri-jime.

3.8. Défenses contre coups de baton :

Défense par ko-soto-gari ou ko-sote-gake.

Sur coup venant d'en haut, défense par hara-gatame.

3.9. Défenses contre poignard :

Sur coup venant d'en haut, défense par ude-garami.

Sur coup venant d'en haut, défense par hiza-gatame.

Sur coup direct, défense par hara-gatame.

Sur coup venant d'en haut, défense par ude-garami.

Sur coup latéral, défense par ude-gatame.

Sur forme coupe de sabre, défense par waki-gatame.

3.10. Défense contre révolver :

Sur menace de face, défense par ude-garami.

Sur menace de face, défense par clé du poignet.

Sur menace de dos, défense par ude-garami.

Sur menace de dos, défense par clé de poignet.

II. AU SOL : NE WAZA

1. La garde au sol

2. Atemi waza à partir de la garde au sol

(Emploi d'Ashi-waza, techniques de pieds ou de jambes)

1. Mae-geri simple.

2. Mae-geri double.

3. Yoko-geri.

4. Ushiro-geri.

5. Mawashi-geri.

6. Mikazuki-geri.

7. Kakato-geri.

3. Défenses

1. Tori sur le dos :

8. Uke debout devant les jambes, sur tentative de saisie ; renversement arrière.

9. Uke debout devant les jambes, sur tentative de saisie ; retournement par dessus.

10. Uke entre les jambes, sur tentative de saisie ou coup de poing direct tsukkake ; juji-gatame.

11. Uke entre les jambes, sur tentative de saisie ou coup de poing direct tsukkake ; ude-garami avec la jambe.

12. Uke entre les jambes, sur tentative de saisie ou coup de poing direct tsukkake ; sankaku-jime.

13. Uke entre les jambes, sur tentative de saisie ; ude-garami avec le bras.

14. Uke entre les jambes, sur saisie à la gorge des deux mains ; pouces dans les yeux et double clé de jambe.

15. Uke entre les jambes, sur saisie à la gorge ; renversement sur le côté.

16. Uke à cheval sur la poitrine, sur saisie de la gorge des deux mains, renversement sur le côté.

2. Uke sur le dos :

17. Tori debout devant les jambes, sur coup de pied direct mae-geri parade et clé de jambe.

18. Tori debout devant les jambes, sur coup de pied direct mae-geri parade et écrasement du sternum avec contrôle.

19. Tori à genou sur le côté droit, sur coup de poing direct tsukkake de la main droite, esquive de juji-gatame.

20. Tori à genou sur le côté droit, sur coup de poing direct tsukkake de la main gauche, parade et ude-garami.

21. Tori à genou sur le côté droit, sur le coup de poing direct tsukkake de la main gauche ; parade et ude-gatame.

22. Tori à genou sur le côté droit, sur coup de poing direct tsukkake de la main gauche ; parade et ude-gatame deuxième forme.

23. Tori à genou sur le côté droit, sur coup de point direct tsukkake de la main gauche ; parade et waki-gatame.

24. Tori à genou sur le côté droit, sur coup de point direct tsukkake de la main droite ; parade et clé par blocage du coude dans l'aisne.

3. Position intermédiaire, entre le sol et debout (agenouillée) :

25. Sur tentative de saisie ou coup de poing, parade et hiza-gatame.

26. Sur coup de poing en marteau, de côté, yoko-uchi, esquive, blocage du cou et du bras, projection sur le dos, contrôle et atemi.

27. Sur coup au visage suri-age, parade et blocage du bras au sol avec écrasement du coude par le genou.

28. Sur coup de point direct tsukkake, parade et waki-gatame.

29. Sur coup de poing direct au ventre tsukkake, parade et hara-gatame.

30. Uke derrière tori, sur saisie aux épaules, ippon-seoi, contrôle et atemi.

Annexe IV

L'épreuve pratique (coefficient 3) de l'examen final se déroule selon les modalités suivantes.

1. TECHNIQUE JUDO

(Coefficient 1,5)

Le coefficient de 1,5 s'applique à la moyenne des deux notes sur 20 de démonstration libre et de démonstration imposée.

a) Démonstration libre

Le candidat présente au jury une prestation personnelle commentée portant sur les différents secteurs de l'activité : travail debout, liaison debout-sol, sol, d'une durée maximale de cinq minutes.

Le candidat présente et explique les différents éléments techniques composant son système personnel d'attaque ou de défense et les liaisons existant entre ces éléments (combinaisons, feintes...).

Cette prestation est notée de 0 à 20.

b) Démonstration imposée

Le candidat présente six techniques demandées par le jury correspondant aux six groupes suivants :

Une technique de projection du groupe des Te waza ;

Une technique de projection du groupe des Koshi waza ;

Une technique de projection du groupe des Ashi waza ;

Une technique de projection du groupe des Sutemi waza ;

Une technique de contrôle au sol ;

Une entrée au sol.

(Chaque technique de projection sera notée sur 3 points.)

(Chaque interrogation au sol sera notée sur 4 points.)

Globalement, ces démonstrations imposées sont donc notées sur 20.

2. FORMES TRADITIONNELLES (KATA)

(Coefficient 0,75)

A la demande du jury, le candidat démontre tout ou partie des kata suivants :

Nage no kata.

Katame no kata.

Kime no kata.

Goshin jitsu no kata.

Go no sen no kata ou Ju no kata au choix du candidat.

L'interrogation devra porter sur au moins trois kata et sera notée sur 20.

 

3. TECHNIQUES DE DÉFENSE : JUJITSU

(Coefficient 0,75)

Le coefficient 0,75 s'applique à la moyenne des deux notes sur 20 de démonstration libre et de démonstration imposée.

a) Démonstration libre

Le candidat présente au jury une prestation personnelle commentée portant sur les différents secteurs de l'activité : travail debout, liaison debout-sol, sol (durée maximale quatre minutes).

Le candidat présente et explique les différents éléments techniques composant la prestation proposée. (Justification de l'acte défensif, choix tactique...) Cette prestation est notée de 0 à 20.

b) Démonstration imposée

Le candidat présente quatre techniques demandées par le jury correspondant aux quatre groupes suivants :

Une technique de défense sur attaque avant par coup frappé ou par saisie ou tentative de saisie ;

Une technique de défense sur attaque arrière par saisie ;

Une technique de défense sur attaque latérale par coup frappé ou saisie ;

Une technique de défense sur attaque au sol par coup frappé ou saisie.

Chacune des quatre techniques présentées sera notée sur cinq points.

Annexe V

Annexe VI

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