Le site du Ministère des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative

Intervention de Rama Yade, devant les directeurs régionaux, directeurs régionaux adjoints et directeurs départementaux des services déconcentrés jeunesse et sports - Paris

20 août 2009

Monsieur le Haut Commissaire, Mesdames, Messieurs les directeurs,

Je me suis quel­que peu invi­tée à votre réu­nion. Mais en toute humi­lité. Car, à peine nom­mée, j’ai sur­tout la volonté de consa­crer ma pre­mière inter­ven­tion, en tant que Secrétaire d’Etat aux sports, à ceux et cel­les sans qui l’Etat ne peut avoir de poli­ti­que du sport. Je vou­drais vous dire mon sou­hait et mon enga­ge­ment à vous ren­contrer et dia­lo­guer cha­que fois que l’occa­sion m’en est don­née. Je vou­drais aussi vous dire mon pro­fond res­pect et mon immense consi­dé­ra­tion pour le tra­vail quo­ti­dien, ardu, pas­sionné que cha­cun d’entre vous fait vaillam­ment au ser­vice des sports, de son orga­ni­sa­tion et de son déve­lop­pe­ment, bref au ser­vice de tous ces Français qui ont le sport en par­tage ; au ser­vice de la grande spor­tive que nous som­mes.

Car, je ne conçois pas ma nou­velle fonc­tion autre­ment que sous les aus­pi­ces d’une appro­che humaine, d’une démar­che de proxi­mité, d’un souci per­ma­nent de dia­lo­gue. En par­ti­cu­lier avec vous, repré­sen­tants des ser­vi­ces déconcen­trés, autre­ment dit des pro­lon­ge­ments concrets de l’Etat dans nos ter­ri­toi­res. Et je le fais avec la pleine cons­cience des for­tes res­pon­sa­bi­li­tés qui m’ont été confiées. Votre pro­fes­sion­na­lisme et vos com­pé­ten­ces m’inté­res­sent aussi.

Car, je reven­di­que de ne pas être une spor­tive, j’entends au sens pro­fes­sion­nel, mais une res­pon­sa­ble poli­ti­que. Ma neu­tra­lité est une oppor­tu­nité car je n’appar­tiens à aucun clan, à aucun groupe. Je ne suis au ser­vice d’aucun inté­rêt par­ti­cu­lier, mais de l’inté­rêt géné­ral. Je suis une res­pon­sa­ble poli­ti­que qui aura une vision poli­ti­que de notre Ministère et une vision ambi­tieuse de ses actions. Avec un seul objec­tif en ligne de mire, je le répète : l’inté­rêt géné­ral des Français. Avec une méthode comme cible : l’huma­nisme dans les rela­tions, et d’abord avec vous. Et le ser­vice de l’inté­rêt géné­ral tout comme l’appro­che huma­niste du sport sup­po­sent donc le déve­lop­pe­ment du sport, comme pra­ti­que, comme état d’esprit, mais aussi comme culture citoyenne, sur nos ter­ri­toi­res régio­naux et dépar­te­men­taux comme dans les caté­go­ries de notre popu­la­tion les plus défa­vo­ri­sées. N’atten­dez donc pas de moi que je sois un com­men­ta­teur spor­tif. Ce n’est pas mon métier, et d’autres le font mieux que moi. Je suis un res­pon­sa­ble poli­ti­que, une femme de convic­tions et de com­bats. Une femme au ser­vice du public, du ser­vice public, puis­que, comme vous, j’en viens.

En fait, ce que je suis venue vous dire, c’est que j’ai besoin de vous, de votre sens de l’Etat, de votre goût du ser­vice public, de votre cou­rage et de votre ambi­tion. Vous tra­vaillez pour la cause du sport, au ser­vice de la France et des Français. Vous n’êtes pas des fonc­tion­nai­res comme les autres. Quand on aime le sport, on aime rele­ver des défis. Ne soyons pas pes­si­mis­tes ! Le pes­si­misme, c’est de l’humeur. Ce n’est pas une vertu spor­tive. L’opti­misme, c’est de la volonté. Je suis sûre que vous en avez tous.

Et il vous en faut, il nous en faut. Les ser­vi­ces déconcen­trés du Ministère des Sports sont à l’heure de la réforme. Celle de la réor­ga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale. Pas la réforme pour la réforme, mais la réforme pour davan­tage d’effi­ca­cité et de ser­vi­ces ren­dus. A cet égard, il ne suf­fit pas de vou­loir la réforme pour la réforme. Pour para­phra­ser le Général de Gaulle, il ne suf­fit pas de sau­ter sur sa chaise comme un cabri, en criant : « réforme, réforme ! ». La réforme doit avoir un objec­tif, un sens et des moyens. Je vou­drais à cet égard ren­dre hom­mage à mon pré­dé­ces­seur, qui a engagé, confor­mé­ment aux enga­ge­ments du Président de la République et sous la bien­veillante tutelle de Roselyne Bachelot, de pro­fon­des réfor­mes de notre minis­tère.

J’ai pris immé­dia­te­ment cons­cience, dès ma prise de fonc­tions, du carac­tère cru­cial de la période que vit actuel­le­ment notre admi­nis­tra­tion. Je suis tota­le­ment cons­ciente des atten­tes et des inquié­tu­des par­ti­cu­liè­re­ment for­tes que vous-mêmes et l’ensem­ble de vos col­la­bo­ra­teurs pou­vez expri­mer.

Je compte appor­ter dans les semai­nes à venir des répon­ses pré­ci­ses aux préoc­cu­pa­tions légi­ti­mes qui se sont expri­mées et qui s’expri­ment aujourd’hui, et contri­buer ainsi à cla­ri­fier le rôle et les pers­pec­ti­ves de cha­cun au sein de la nou­velle orga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale de l’Etat.

1. Nous som­mes dans une phase impor­tante de la réforme, pour cha­cun de vous. Je veux que vous sachiez que vous pou­vez comp­ter sur moi pour que le carac­tère spé­ci­fi­que de vos mis­sions soit sau­ve­gardé.

Les per­son­nels « jeu­nesse et sports » repré­sen­tent près de 6 800 agents et la grande majo­rité d’entre eux exer­cent leurs mis­sions au plus près des usa­gers. C’est un atout, une chance, un pri­vi­lège.

Car c’est sur le ter­rain, dans la proxi­mité, au contact des réa­li­tés loca­les, des atten­tes des élus locaux, des acteurs asso­cia­tifs et des citoyens que l’admi­nis­tra­tion de la jeu­nesse, de l’éducation popu­laire et des sports a cons­truit une grande part de sa légi­ti­mité.

Plus que pour toute autre admi­nis­tra­tion, « jeu­nesse et sports » et ses per­son­nels incar­nent une fonc­tion publi­que de métiers. La spé­ci­fi­cité des com­pé­ten­ces pro­fes­sion­nel­les déve­lop­pées dans les ser­vi­ces déconcen­trés, mais aussi dans les établissements publics du minis­tère (que ce soient l’INSEP, les écoles natio­na­les de ski et d’alpi­nisme, de voile et des sports nau­ti­ques, d’équitation ou les cen­tres d’éducation popu­laire et de sport....) est un atout majeur.

La proxi­mité du ter­rain dans leur mise en œuvre cons­ti­tue un deuxième atout majeur. Il est hors de ques­tion d’y renon­cer dans cette réforme.

Comme tou­tes les réfor­mes, mais peut-être à un degré supé­rieur aujourd’hui compte tenu de son ampleur, la réor­ga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale sus­cite des inquié­tu­des. Les agents peu­vent redou­ter qu’on les oblige à des muta­tions for­cées ou bien à chan­ger de métier. C’est aussi vrai pour les per­son­nels tech­ni­ques et péda­go­gi­ques, les per­son­nels d’enca­dre­ment qui crai­gnent une dilu­tion des spé­ci­fi­ci­tés de leur métier dans des struc­tu­res nou­vel­les où ils vont coexis­ter avec d’autres agents, d’autres mis­sions, d’autres métiers.

C’est aussi une réforme d’ampleur qui fait repo­ser sur vous toute la pré­pa­ra­tion et le tra­vail lié à l’orga­ni­sa­tion des nou­veaux ser­vi­ces.

Je me rends par­fai­te­ment compte de la dif­fi­culté du contexte dans lequel vous vous trou­vez, mais, m’a-t-on dit, je peux comp­ter sur votre pro­fes­sion­na­lisme, et, pour­quoi ne pas le dire, sur votre ambi­tion à réno­ver notre admi­nis­tra­tion. Et vous pou­vez comp­ter sur ma com­pré­hen­sion, mon écoute et ma volonté de ser­vir votre épanouissement per­son­nel.

La réor­ga­ni­sa­tion des ser­vi­ces de l’Etat sur le ter­rain ne peut se réa­li­ser sans vous, sans votre inves­tis­se­ment per­son­nel. Je vou­drais l’assu­rer ici. Car, si je n’ai qu’un seul mes­sage à déli­vrer aujourd’hui, c’est que la réforme ne lais­sera per­sonne au bord du che­min. Une atten­tion par­ti­cu­lière sera appor­tée à la situa­tion indi­vi­duelle de cha­cun des direc­teurs et des per­son­nels d’enca­dre­ment des ser­vi­ces déconcen­trés, dans le res­pect des enga­ge­ments pris anté­rieu­re­ment par la minis­tre de la Santé et des Sports. Ces enga­ge­ments seront rapi­de­ment tra­duits par des actes concrets.

Je défen­drai les métiers que vous exer­cez, et qui doi­vent, au sein des nou­vel­les struc­tu­res, trou­ver un regain d’attrac­ti­vité ; cette réforme doit être l’occa­sion de pro­mou­voir et de valo­ri­ser les par­cours pro­fes­sion­nels.

La créa­tion des deux nou­vel­les direc­tions d’admi­nis­tra­tion : la direc­tion des res­sour­ces humai­nes, diri­gée par Michèle KIRRY et la direc­tion des affai­res finan­ciè­res, juri­di­ques et des ser­vi­ces confiée à François CARAYON, témoi­gne d’une volonté de pour­suite de la pro­fes­sion­na­li­sa­tion des fonc­tions d’admi­nis­tra­tion géné­rale.

Les per­son­nels tech­ni­ques et péda­go­gi­ques, les ins­pec­teurs et direc­teurs, les per­son­nels admi­nis­tra­tifs ne peu­vent que tirer avan­tage de cette pro­fes­sion­na­li­sa­tion dans une ges­tion qua­li­ta­tive des com­pé­ten­ces de leurs car­riè­res.

La réu­nion de réseaux dif­fé­rents dans des struc­tu­res uni­ques, dépar­te­men­ta­les ou régio­na­les, per­met à cet égard de cons­truire des par­cours et d’élargir ainsi les débou­chés de car­rière.

L’ouver­ture de pers­pec­ti­ves nou­vel­les de car­riè­res pour cha­cun ne sera pas syno­nyme de renon­ce­ment aux sta­tuts. Mon inten­tion est également de garan­tir que les sta­tuts des per­son­nels ne soient pas déna­tu­rés quant à leurs mis­sions : le sport est au cœur des dyna­mi­ques de cohé­sion sociale et il n’y aura pas de dilu­tion des mis­sions. Soyez-en assu­rés !

Je compte également m’appuyer sur la nou­velle orga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale de l’Etat pour confir­mer le rôle de l’Etat dans le sport. Il convient pour cela de pour­sui­vre le tra­vail d’infor­ma­tion et d’expli­ca­tion de la réforme à l’égard des per­son­nels. Car, une bonne réforme est, d’abord, une réforme expli­quée.

L’inté­gra­tion des direc­tions régio­na­les et dépar­te­men­ta­les de la « jeu­nesse et sports » au sein des nou­vel­les direc­tions ter­ri­to­ria­les de la cohé­sion sociale est une oppor­tu­nité. En cons­ti­tuant un réseau plus vaste, les moyens des ser­vi­ces seront pré­ser­vés dans un contexte de réduc­tion des coûts de fonc­tion­ne­ment de l’Etat, les poli­ti­ques mises en œuvre seront pré­ser­vées et les pos­si­bi­li­tés d’évolution de car­rière seront plus inté­res­san­tes.

Au plan régio­nal, le choix de la déno­mi­na­tion de la direc­tion régio­nale de la jeu­nesse, des sports et de la cohé­sion sociale, témoi­gne de l’impor­tance des mis­sions des sec­teurs « jeu­nesse, sports, vie asso­cia­tive ». L’orga­ni­sa­tion interne adop­tée dans ces futu­res direc­tions per­met­tra de bien iden­ti­fier les fonc­tions spé­ci­fi­ques exer­cées en matière de sport, avec un ser­vice dédié regrou­pant les per­son­nels rele­vant de ce sec­teur, tout en confor­tant une appro­che plus large, plus inter­mi­nis­té­rielle du rôle du sport. Car le sport n’a pas voca­tion à être un ghetto, mais à être au cen­tre de la vie sociale, au cœur de la Cité.

Dans la nou­velle orga­ni­sa­tion ter­ri­to­riale, la poli­ti­que spor­tive de l’Etat sera coor­don­née et ani­mée depuis le niveau régio­nal, par le direc­teur régio­nal de la jeu­nesse des sports et de la cohé­sion sociale, assisté par les agents du « bloc sport », qui sera iden­ti­fié dans cha­cune de ces direc­tions régio­na­les.

S’il s’agit bien de pren­dre en compte les poli­ti­ques spor­ti­ves dans leur spé­ci­fi­cité et reconnaî­tre les com­pé­ten­ces des per­son­nels « jeu­nesse et sports » dans ce domaine, il s’agit aussi faire du sport un des moyens de contri­buer à la cohé­sion sociale, par le déve­lop­pe­ment d’actions trans­ver­sa­les coor­don­nées.

Pour autant, l’échelon dépar­te­men­tal ne sera pas délaissé, car il s’agit du lieu pri­vi­lé­gié de mise en œuvre des poli­ti­ques de l’Etat, notam­ment en matière spor­tive. Les pro­blé­ma­ti­ques d’orga­ni­sa­tion du sport au plan local demeu­rent une ques­tion cen­trale et il appar­tien­dra aux direc­tions dépar­te­men­ta­les char­gées de la cohé­sion sociale et aux agents rele­vant du sec­teur sport de pour­sui­vre les actions entre­pri­ses.

C’est jus­te­ment cette action qui don­nera tout son sens à la fonc­tion d’ingé­nie­rie sociale, dont les per­son­nels du réseau jeu­nesse et sports ont été les éclaireurs et les arti­sans.

Le minis­tère chargé des sports et ses ser­vi­ces déconcen­trés ont connu depuis 2007 un ensem­ble de réfor­mes sans pré­cé­dent, qui sont aujourd’hui abou­ties ou abou­ti­ront d’ici la fin de l’année. Décidées dans le cadre de ce mot par­ti­cu­lier de RGPP, ils ont pour but de ren­for­cer l’effi­cience de la poli­ti­que publi­que en matière de sport, en recen­trant l’action de l’Etat sur les grands enjeux aux­quels nous devons faire face.

Grâce à ces réfor­mes, nous dis­po­sons d’outils cohé­rents pour déve­lop­per, au niveau natio­nal comme au plan ter­ri­to­rial, les qua­tre domai­nes d’inter­ven­tion prio­ri­tai­res de la poli­ti­que spor­tive :
- le déve­lop­pe­ment du sport pour le plus grand nom­bre, en par­ti­cu­lier en direc­tion des publics les plus éloignés de la pra­ti­que spor­tive ;
- l’orga­ni­sa­tion du sport de haut niveau, afin de main­te­nir le rang de la France parmi les gran­des nations spor­ti­ves ;
- la pré­ven­tion par le sport, la pro­tec­tion des spor­tifs et la lutte contre les déri­ves into­lé­ra­bles que cons­ti­tuent le dopage, la vio­lence, le racisme et tou­tes les for­mes de dis­cri­mi­na­tion ;
- la pro­mo­tion des métiers du sport et le déve­lop­pe­ment de l’emploi spor­tif.

Je sais que tous ces sujets sont les vôtres et cons­ti­tuent le fon­de­ment de votre action au quo­ti­dien. Vous ne m’avez pas atten­due pour les met­tre en pra­ti­que. Sachez que je fais mien­nes l’ensem­ble de ces prio­ri­tés. Je me bat­trai pour que nous puis­sions, ensem­ble, faire pro­gres­ser le sport dans tou­tes ses dimen­sions et au pro­fit de tous de nos conci­toyens, sans dis­tinc­tion d’âge, de genre, d’ori­gine, de culture ou de condi­tion sociale.

Je suis convain­cue que les valeurs éducatives et socia­les dont le sport est por­teur ont toute leur place dans le déve­lop­pe­ment d’une poli­ti­que de cohé­sion sociale étendue à tous les grou­pes sociaux et à tous les ter­ri­toi­res de la République, en métro­pole comme en outre-mer, dans les quar­tiers popu­lai­res comme dans les zones rura­les en dan­ger de déser­ti­fi­ca­tion.

J’en veux pour preuve l’action exem­plaire entre­prise depuis 2006 avec le « Parcours ani­ma­tion sport », qui a per­mis de pro­po­ser à 5.400 jeu­nes en dif­fi­culté d’inser­tion une for­ma­tion qua­li­fiante et un par­cours vers l’emploi, grâce au savoir faire et à la mobi­li­sa­tion des per­son­nels des ser­vi­ces déconcen­trés et des établissements de la jeu­nesse et des sports.

Je salue également la contri­bu­tion du sec­teur des sports à la relance de la poli­ti­que des emplois aidés, déci­dée à l’automne der­nier face à l’arri­vée de la crise économique. Pour les sports, l’objec­tif a été atteint à hau­teur de 97% et je ne suis pas sûre que beau­coup de sec­teurs minis­té­riels puis­sent affi­cher un score com­pa­ra­ble. Le sport est un vivier d’emplois.

Mais beau­coup reste à faire pour que tous les citoyens de notre pays puis­sent accé­der à la pra­ti­que spor­tive.

Il est impé­ra­tif de sou­te­nir la cons­truc­tion et la réno­va­tion d’équipements spor­tifs, en par­ti­cu­lier dans les zones prio­ri­tai­res que sont les quar­tiers popu­lai­res, le monde rural et l’outre-mer ; j’ai pro­posé diman­che der­nier au Premier minis­tre de consi­dé­rer comme prio­ri­taire ce thème por­teur d’ave­nir.

Il nous faut également aider le mou­ve­ment spor­tif à se struc­tu­rer et à se pro­fes­sion­na­li­ser, par la for­ma­tion des res­pon­sa­bles et des éducateurs béné­vo­les ou sala­riés, ainsi que par le déve­lop­pe­ment de l’emploi spor­tif qua­li­fié. Afin d’aller cher­cher de nou­veaux pra­ti­quants parmi nos conci­toyens qui ne se tour­nent pas spon­ta­né­ment vers la pra­ti­que spor­tive.

Je n’oublie pas l’accom­pa­gne­ment du sport de haut niveau, afin de per­met­tre aux plus talen­tueux de nos jeu­nes de vivre leur pas­sion dans un envi­ron­ne­ment qui pré­serve leur santé et leur inté­grité morale, et leur per­mette de déve­lop­per un dou­ble pro­jet de per­for­mance spor­tive et de réus­site sco­laire, uni­ver­si­taire ou pro­fes­sion­nelle. Pour par­ve­nir à un tel résul­tat, nous avons besoin du savoir-faire de nos établissements, de la vigi­lance des ser­vi­ces déconcen­trés et du pro­fes­sion­na­lisme des cadres tech­ni­ques pla­cés auprès des fédé­ra­tions spor­ti­ves ; je sou­haite que nous pour­sui­vions nos efforts pour pro­gres­ser encore dans l’ensem­ble de ces domai­nes.

Consciente de tous ces enjeux, je veille­rai à ce que le dia­lo­gue avec vous soit per­ma­nent ; je serai à l’écoute des préoc­cu­pa­tions et des pro­po­si­tions des uns et des autres. J’ai déjà eu le plai­sir de ren­contrer et de dia­lo­guer avec une bonne par­tie des ser­vi­ces cen­traux du Ministère. Mon sou­hait est de me ren­dre rapi­de­ment en région pour visi­ter vos ser­vi­ces. Ce serait pour moi un grand plai­sir que de pour­sui­vre ce dia­lo­gue, voire une ardente obli­ga­tion. J’y vois la pre­mière condi­tion du chan­ge­ment que nous allons conduire ensem­ble et des défis que nous allons rele­ver ensem­ble.