On distingue :
1) Les relations issues d’accords de coopération culturels engageant le gouvernement français et un gouvernement étranger :
Les programmes d’échanges s’établissent alors dans le cadre de sous-commissions mixtes « jeunesse et sport » organisées sous l’égide des ministères des Affaires étrangères. Il en était ainsi au cours des dernières années des relations bilatérales avec :
la Communauté française de Belgique, la Hongrie et la Pologne (programmes signés annuellement) ;
la République Tchèque, la Slovaquie, l’Ukraine, le Maroc, l’Egypte (programmes biennaux).
2) Les relations formalisées dans le cadre d’arrangements administratifs signés par les deux ministres responsables des sports :
Il s’agit d’une formule administrativement moins lourde que la précédente, engageant directement les signataires et leurs administrations. Les négociations de tels programmes sont annuelles ou biennales selon les souhaits des parties en présence. Elles concernent actuellement la Chine, l’Espagne, le Portugal, la Tunisie et le Liban à un rythme annuel, la Norvège, Andorre, la Bulgarie, le Canada selon une périodicité bisannuelle. L’Algérie présente un cas unique d’arrangement administratif à la fois « jeunesse et sports ».
3) Les programmes signés annuellement sans texte de référence (simple déclaration d’intention) :
Tel est le cas de l’Allemagne et de la Roumanie.
Ces engagements formels permettent de structurer efficacement l’offre de coopération sportive de la France et de recueillir avec méthode les offres et demandes de coopération étrangères.
• Au plan politique, tous les programmes susmentionnés conduisent à des concertations de ministres ou de membres de leurs cabinets.
• Au plan administratif, les actions bilatérales donnent lieu à des échanges d’experts sur l’organisation du sport au plan national ou international, sur les lois et règlements, sur les modes de financement du sport, sur la fiscalité, sur la gestion des fédérations sportives, sur les programmes de développement du sport de haut niveau ou pour le plus grand nombre, sur l’organisation d’événements internationaux ou sur les dossiers à traiter dans des instances multilatérales, la santé des sportifs, la lutte contre le dopage, les équipements sportifs, etc.
• Au plan technique, les actions de coopération bilatérale sont mises au service des 133 fédérations et groupements sportifs nationaux français. Elles se donnent pour objectifs tous les thèmes liés à la vie du mouvement sportif : élévation du niveau de performance, échange d’expériences techniques, aide au développement, règlementation, équipements, structuration des pratiques sportives.
Des actions ponctuelles peuvent également être soutenues hors des programmes bilatéraux. Il peut s’agir d’actions de solidarité menées par des associations spécialisées (comme ce fut déjà le cas en Afghanistan ou au Kosovo), ou d’échanges revêtant un intérêt particulier pour diverses entités françaises ou étrangères (établissements nationaux, confédérations ou fédérations sportives, gouvernements étrangers avec lesquels le Ministère des Sports n’a pas de relations formalisées, etc.). A titre d’exemple, au cours des dernières années, des échanges ont eu lieu avec le Népal, la Thaïlande, la Corée du Sud, le Royaume-Uni, l’Arabie Saoudite, le Brésil...

