L’Etat est seul responsable tant de l’enseignement de l’éducation physique et sportive, placé sous l’autorité du ministre chargé de l’éducation nationale, que de la délivrance des diplômes permettant l’exercice de différentes professions d’enseignement ou d’encadrement des activités physiques et sportives (APS) placées sous l’autorité du ministre chargé des sports. Le MS délivre chaque année plus de 11 000 diplômes professionnels du sport (11 672 en 2009, 12 503 en 2010) : brevets d’Etat d’éducateurs sportifs (BEES), brevets professionnels de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (BP JEPS), diplômes d’Etat de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (DE JEPS) et diplômes d’Etat supérieurs de la jeunesse, de l’éducation populaire et du sport (DES JEPS).
► Les missions du MS en matière de sport sont centrées autour d’axes prioritaires :
• le sport de haut niveau. En lien avec la commission nationale du sport de haut niveau, le ministère des sports établit la reconnaissance du caractère de haut niveau des disciplines sportives, les compétitions de référence, la liste des sportifs de haut niveau et les parcours de l’excellence sportive de chacune des fédérations. Le dispositif national du sport de haut niveau a pour objectif la réussite des sportifs(ves) des équipes nationales dans les compétitions de référence (championnats d’Europe, du monde, Jeux olympiques et paralympiques), dans le respect d’un projet global non seulement sportif mais éducatif et professionnel. 7000 sportifs(ves) de haut niveau, auxquels s’ajoutent les sportifs(ves) inscrits sur la liste « espoirs » (7700) sont concernés par cette politique. Pour conforter et développer le rang sportif de la France qui participe du rayonnement international du pays, le ministère des sports accompagne, par des moyens financiers et des conseillers techniques sportifs le projet sportif des fédérations.
• l’environnement juridique et la réglementation du sport. Pour l’édiction des normes, le MS intervient dans le cadre des pouvoirs dévolus aux institutions pour préparer et faire voter des lois et prendre les décrets d’application. Il veille également par des contrôles à ce que la règle de droit soit appliquée. Trois domaines principaux peuvent être identifiés, l’encadrement juridique général du sport qui s’adresse plutôt au sport amateur, qu’il soit de masse ou de haut niveau, la préservation de la santé et de la sécurité des athlètes, des spectateurs et des pratiquants de sport, la lutte contre le dopage, et, enfin la régulation du sport professionnel ;
• Le secteur des APS est réglementé. La loi dispose que nul ne peut encadrer une activité physique et sportive, et être rémunéré à ce titre, sans être titulaire d’une certification enregistrée dans le répertoire national des certifications professionnelles (RNCP) et garantissant la compétence de son titulaire en matière de sécurité (art. L.212-1 du code du sport). Pour les APS dites en environnement spécifique, telles que le ski, la plongée sous-marine etc., la formation est obligatoirement délivrée dans un établissement sous le contrôle du ministre chargé des sports (art. L.212-2 du code du sport). Les diplômes délivrés par l’Etat sont élaborés par le MS en relation avec les acteurs du sport. Les organismes de formation, qui préparent à ces diplômes, sont habilités par les DRJSCS ou DJSCS qui sont également les autorités de délivrance de ces diplômes au nom du ministre des sports. L’encadrement des activités sportives constitue aussi un important gisement d’emplois, dont le ministère s’efforce d’accompagner l’exploitation.
• la promotion du sport pour le plus grand nombre. Il s’agit d’accroître la pratique d’activités physiques et sportives, tout particulièrement au sein des clubs, en renforçant la dimension éducative et le rôle du sport en matière d’insertion et de cohésion sociale. Le MS soutient les efforts des fédérations sportives au niveau national (dans le cadre de conventions d’objectifs) et ceux des ligues, clubs et comités au niveau local, en faveur de la structuration de l’offre sportive, de la diversification des pratiques et de l’élargissement des publics, dans la mesure où ils s’engagent dans une démarche de civi-conditionnalité. Il promeut à cet effet l’élaboration de projets de clubs pour chacune des structures. Il porte une attention spécifique aux jeunes défavorisés, aux femmes et aux familles, ainsi qu’aux personnes handicapées ; le ministère impulse la démarche de diagnostic territorial approfondi et met à disposition de ses partenaires le guide méthodologique « conduire un diagnostic territorial approfondi dans le champ des activités physiques et sportives » qu’il a élaboré ;
• la protection des pratiquants et la lutte contre les dérives en matière de sport. Le MS élabore la politique de santé en matière sportive. Il organise la lutte contre le dopage afin de protéger la santé du sportif et de préserver son exemplarité. Il s’attache à mettre en œuvre des stratégies de prévention et à préserver, par la pratique sportive, le capital santé de chacun. Avec ses partenaires, le ministère participe, par ailleurs, à la réalisation d’actions de prévention des accidents liés aux diverses formes de pratiques sportives (loisirs nautiques, activités sportives en montagne, sports urbains, port du casque à vélo,....). Il conçoit une réglementation visant à sécuriser la pratique sportive et développe des actions de contrôles des établissements d’activités physiques et sportives ainsi que des autorisations d’exercer des éducateurs sportifs ;
• la mise en œuvre d’une politique sportive rationnelle et équilibrée de l’aménagement du territoire. Le recensement intégral des équipements sportifs, espaces et sites de pratiques (RES), réalisé sous le pilotage du ministère des sports, permet de disposer d’une connaissance fine des infrastructures sportives françaises. Les données du RES sont actualisées quotidiennement, mises en ligne et accessibles aux acteurs concernés ; elles constituent un précieux outil d’aide à la décision en vue de la création ou de la rénovation d’équipements sportifs. L’atlas des équipements sportifs français réalisé par le ministère des sports en 2011 constitue un premier état des lieux ; fondé sur une approche quantitative, il doit être complété par des analyses plus fines dans le cadre de diagnostics territoriaux approfondis. Un dispositif réglementaire impose aux propriétaires d’effectuer les déclarations de création, modification ou changement d’affectation des équipements sportifs. C’est le centre national pour le développement du sport (CNDS) qui est, depuis 2006, l’opérateur pour la gestion des subventions d’équipement aux collectivités locales et associations.
• le développement durable. Le MS soutient les actions de sensibilisation et d’information concernant le développement durable ainsi que les pratiques qui intègrent cette dimension par un usage équilibré des sites, dans le domaine de la pleine nature notamment. Engagé aux côtés de l’ensemble des acteurs du sport, le ministère a élaboré une stratégie pour un développement durable du sport rassemblant près de 250 leviers d’actions et définissant 12 priorités.
• le rayonnement international de la France qui comprend la promotion de l’accueil en France de grandes compétitions internationales et le soutien au développement de l’influence française dans les instances sportives internationales. Le ministère participe à « l’échange de bonnes pratiques sportives » en matière de développement du sport et de valeurs éducatives et sociales du sport, par le biais de programmes de coopération sportive bilatérale avec de nombreux partenaires ainsi que dans des forums internationaux (Union européenne, Conseil de l’Europe, UNESCO, CONFEJES,...).

