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Les fonctions sociale et éducative du sport

22 juillet 2008

Les pra­ti­ques spor­ti­ves sont des sup­ports essen­tiels de la vie sociale, sour­ces d’enga­ge­ment et d’épanouissement per­son­nel. Elles peu­vent cons­ti­tuer des sup­ports éducatifs à part entière. A par­tir des conclu­sions des Etats géné­raux du sport ren­dues en décem­bre 2002, le MSS a ini­tié une poli­ti­que de valo­ri­sa­tion de la fonc­tion sociale et éducative du sport qui vise en par­ti­cu­lier l’accès de tous à la pra­ti­que spor­tive et en par­ti­cu­lier les publics les plus en dif­fi­culté.

Les aides individuelles

Le minis­tère de la santé et des sports entend assu­rer un accès le plus large pos­si­ble aux pra­ti­ques spor­ti­ves les plus diver­si­fiées pour les jeu­nes. Dans cet esprit, le minis­tère chargé des sports a mis en place, dès 1998, à titre expé­ri­men­tal, un dis­po­si­tif dénommé « cou­pon sport » des­tiné à favo­ri­ser l’accès des jeu­nes dont les famil­les sont éligibles au ver­se­ment de l’allo­ca­tion de ren­trée sco­laire à la pra­ti­que régu­lière du sport de leur choix dans un club.

Au vu du bilan du dis­po­si­tif réa­lisé par le minis­tère fin 2003, celui-ci a été conduit à encou­ra­ger, sur ce même objec­tif, d’autres modes d’inter­ven­tion, adap­tés au niveau local, appuyé sur des par­te­na­riats à cons­truire et/ou à déve­lop­per, de façon à mieux satis­faire la diver­sité des besoins de cha­que dépar­te­ment.

Ainsi, la plu­part des direc­tions dépar­te­men­ta­les de la jeu­nesse et des sports ont-elles pri­vi­lé­gié une aide directe aux clubs spor­tifs dès lors qu’ils peu­vent témoi­gner d’un effort par­ti­cu­lier pour l’accueil des publics défa­vo­ri­sés. D’autres ont conservé un dis­po­si­tif d’aide indi­vi­duelle de type « cou­pons sport ».

Il convient donc de s’adres­ser à la Direction dépar­te­men­tale de la jeu­nesse et des sports de votre dépar­te­ment, pour connaî­tre les mesu­res loca­les mises en place pour faci­li­ter la pra­ti­que spor­tive d’un sport au sein d’ un club.

Depuis 2004, le minis­tère a décidé d’encou­ra­ger, sur ce même objec­tif, d’autres modes d’inter­ven­tion, mieux adap­tés au niveau local, appuyés sur des par­te­na­riats à cons­truire et/ou à déve­lop­per, de façon à satis­faire la diver­sité des besoins de cha­que dépar­te­ment.
Ainsi, la plu­part des direc­tions régio­na­les et dépar­te­men­ta­les de la jeu­nesse et des sports (DRDJS), pour les dépar­te­ments chefs-lieux de région et des direc­tions dépar­te­men­ta­les de la jeu­nesse et des sports (DDJS), a-t-elle pri­vi­lé­gié une aide directe aux clubs spor­tifs - au titre des fonc­tions sociale et éducative du sport -, dès lors que ces der­niers ont pu attes­ter d’un effort par­ti­cu­lier pour l’accueil des publics dits défa­vo­ri­sés.
Les deux appro­ches ont donc « coha­bité ». Elles se sont révé­lées, à l’expé­rience, com­plé­men­tai­res.
La créa­tion du Centre natio­nal pour le déve­lop­pe­ment du sport (CNDS) par le décret du 2 mars 2006, appelé à pren­dre, pour part, la suite du FNDS en appli­ca­tion des dis­po­si­tions de la loi orga­ni­que rela­tive aux lois de finan­ces (LOLF) et confor­mé­ment aux conclu­sions des Etats géné­raux du 8 décem­bre 2002, n’a remis en aucune manière en ques­tion la volonté du MSS de pour­sui­vre et amé­lio­rer les actions ini­tiées par le passé visant à favo­ri­ser l’accès du plus grand nom­bre à la pra­ti­que spor­tive, en étroite liai­son avec le mou­ve­ment spor­tif.
C’est dans ce contexte que le minis­tère s’est engagé à sou­te­nir de manière spé­ci­fi­que les asso­cia­tions spor­ti­ves accueillant des jeu­nes issus des quar­tiers. Des moyens sont consa­crés à l’accom­pa­gne­ment des asso­cia­tions spor­ti­ves repé­rées pour leur action dans ces quar­tiers et sus­cep­ti­bles de béné­fi­cier d’une aide finan­cière signi­fi­ca­tive et d’un accom­pa­gne­ment tech­ni­que et péda­go­gi­que par les ser­vi­ces du minis­tère, dans un cadre plu­rian­nuel.

En 2006, le Gouvernement a décidé de sou­te­nir la créa­tion de 1000 emplois au pro­fit de struc­tu­res asso­cia­ti­ves afin de pro­mou­voir le sport pour des publics qui n’y ont pas com­mu­né­ment accès. Ce dis­po­si­tif 2006-2008 est une contri­bu­tion au déve­lop­pe­ment de l’emploi spor­tif qua­li­fié par la créa­tion de pos­tes de pro­fes­sion­nels dans les asso­cia­tions et vise à mieux struc­tu­rer les fédé­ra­tions et les clubs spor­tifs, à pro­fes­sion­na­li­ser leur enca­dre­ment et à don­ner les capa­ci­tés aux asso­cia­tions d ’accueillir de nou­veaux licen­ciés. Il s’ins­crit dans la prio­rité natio­nale don­née au déve­lop­pe­ment de l’emploi et à la lutte contre le chô­mage, notam­ment le chô­mage des jeu­nes diplô­més. Il per­met, par ailleurs, la mise en oeu­vre de poli­ti­ques prio­ri­tai­res du MSJSVA en faveur d’une aug­men­ta­tion du nom­bre de spor­tifs licen­ciés pra­ti­quant en club, du déve­lop­pe­ment de la soli­da­rité envers les publics confron­tés à des dif­fi­cultés : les per­son­nes han­di­ca­pées, les jeu­nes rési­dant dans les zones urbai­nes sen­si­bles, les fem­mes et les jeu­nes filles.

Toutefois, le prin­ci­pal frein à l’embau­che de ces per­son­nels demeure les capa­ci­tés finan­ciè­res des employeurs. C’est à cet obs­ta­cle qu’entend répon­dre ce plan de recru­te­ment, par l’aide à la créa­tion d’emplois de niveau II qui sont pro­po­sés à de jeu­nes diplô­més de la filière uni­ver­si­taire des scien­ces et tech­ni­ques des acti­vi­tés phy­si­ques et spor­ti­ves (STAPS). Ce plan de créa­tion d’emplois (1000 emplois STAPS) a été décliné selon trois pro­gram­mes, dont l’un concerne le déve­lop­pe­ment de la pra­ti­que phy­si­que et spor­tive dans les quar­tiers sen­si­bles, au titre du pro­lon­ge­ment des actions enga­gées par le MSJSVA dans le cadre de sa poli­ti­que de ren­for­ce­ment des fonc­tions sociale et éducative du sport.
Ce plan est arti­culé avec l’ini­tia­tive du CNOSF qui a mis en place une « coor­di­na­tion natio­nale du sport au ser­vice des jeu­nes issus des quar­tiers sen­si­bles ».

Les aides aux associations sportives

- Au niveau natio­nal au titre des conven­tions d’objec­tifs signées entre le MSJSVA et les fédé­ra­tions spor­ti­ves

- Au niveau natio­nal grâce à un sou­tien à des asso­cia­tions : Agence de l’Education par le sport et son appel à pro­jet « Fais nous rêver » (10e édition, appel à pro­jet 2007 : dépot des dos­siers de can­di­da­ture du 16 mars au 15 juin 2007, consul­ter le site de l’asso­cia­tion : www.apels.org), Raid aven­ture orga­ni­sa­tion etc. ;

- Au niveau ter­ri­to­rial grâce à une forte mobi­li­sa­tion de la part régio­nale du CNDS.

Le dispositif « ville-vie-vacances »

Un par­te­na­riat est for­ma­lisé avec la délé­ga­tion inter­mi­nis­té­rielle à la ville (D.I.V.) concer­nant le dis­po­si­tif V.V.V. Le minis­tère par­ti­cipe aux tra­vaux du comité natio­nal de suivi et, à ce titre, à la rédac­tion de la cir­cu­laire annuelle.

Le Week-end du sport en famille

A l’ini­tia­tive du minis­tère de la santé, jeu­nesse, des sports et de la vie asso­cia­tive et du minis­tère délé­gué à la Sécurité sociale, aux Personnes âgées, aux Personnes han­di­ca­pées et à la Famille, est orga­ni­sée cha­que année depuis 2004, une opé­ra­tion natio­nale, le « Week-end du sport en famille » (pro­chaine édition : 29 et 30 sep­tem­bre 2007.

Cette ini­tia­tive a pour ambi­tion de valo­ri­ser le sport comme fac­teur de lien social en valo­ri­sant la pra­ti­que spor­tive en famille dans sa dimen­sion convi­viale. Elle a pour objec­tif de per­met­tre au plus grand nom­bre de famil­les de décou­vrir et de pra­ti­quer, sur un week-end, une ou plu­sieurs acti­vi­tés phy­si­ques et spor­ti­ves, en pre­nant en compte les dif­fé­ren­tes géné­ra­tions.

- L’opé­ra­tion peut pren­dre la forme de :

  • Forums, débats, expositions thématiques, informations aux parents et aux adolescents sur la pratique d’activités sportives en famille et sur les possibilités d’obtenir des « licences famille » ;
  • Organisation par les associations sportives d’activités physiques en famille (démonstrations ou tournois sportifs familiaux) donnant une large place à la dimension intergénérationnelle. Parmi les activités proposées dans les différents départements et régions, les familles pourront découvrir l’escalade, la randonnée pédestre, le canoë-kayak, la plongée, le parachutisme, le vol-libre et bien d’autres encore.

Le livret du jeune sportif

Il est essen­tiel de per­met­tre aux jeu­nes de s’appro­prier les valeurs du sport, parmi les­quel­les le par­tage de la vie col­lec­tive, l’appren­tis­sage et le res­pect de la règle, le sens de la res­pon­sa­bi­lité.
Dans cet esprit, il convient de consi­dé­rer comme prio­ri­taire la démar­che visant à amé­lio­rer le com­por­te­ment du jeune pra­ti­quant, sa connais­sance de l’envi­ron­ne­ment de la pra­ti­que spor­tive et le regard qu’il porte sur « son club », afin de mieux s’y inté­grer et s’y inves­tir.

Ce « par­cours de décou­verte et d’ini­tia­tion » a été maté­ria­lisé par un « livret du jeune spor­tif ».

Ce livret per­met d’assu­rer un lien entre les famil­les, les éducateurs(tri­ces), les diri­geants(es) et les jeu­nes pra­ti­quants(es). Il contient, par ailleurs, de nom­breu­ses infor­ma­tions (sport pra­ti­qué, nutri­tion, sport santé,...) par­ti­cu­liè­re­ment uti­les pour les jeu­nes pra­ti­quant(e)s.

Le « livret du jeune spor­tif » a fait l’objet d’une expé­ri­men­ta­tion à par­tir du mois de sep­tem­bre 2005 auprès de 12 000 enfants âgés de 6 à 9 ans sur des sites rete­nus dans 6 dépar­te­ments.

La mise en œuvre de cette expé­ri­men­ta­tion s’est appuyée sur la dif­fu­sion simul­ta­née d’un guide d’accom­pa­gne­ment des­tiné aux éducateurs spor­tifs.

Le bilan et les ensei­gne­ments de l’expé­ri­men­ta­tion per­met­tent au minis­tère de pro­po­ser aujourd’hui une ver­sion adap­tée et d’en cen­trer l’uti­li­sa­tion sur des enfants âgés de 8 à 11 ans à qui il sera remis lors de leur ins­crip­tion et/ou prise de licence, selon 2 moda­li­tés dis­tinc­tes mais com­plé­men­tai­res :

1 - Le livret a été dif­fusé en novem­bre 2006 au sein des fédé­ra­tions fran­çai­ses de rugby et de hand­ball, dans le cadre d’un par­te­na­riat afin de déve­lop­per les actions d’éducation par le sport autour de la coupe du monde de rugby et du cham­pion­nat de monde de han­ball fémi­nin 2007.

2 - Le livret est également dis­po­ni­ble au Ministère chargé des Sports. Pour l’obte­nir, veuillez écrire au minis­tère à l’adresse sui­vante : comm@­jeu­nesse-sports.gouv.fr

Pour plus d’infor­ma­tion au sujet du livret du jeune spor­tif :
Télécharger la maquette du livret
Télécharger le guide d’accom­pa­gne­ment
Lire le dos­sier de presse
Lire le dis­cours du Ministre

Les moyens humains et financiers

Outre l’action de l’ensem­ble des conseillers tech­ni­ques spor­tifs, agents du MSS pla­cés auprès des fédé­ra­tions spor­ti­ves, 2 pos­tes de CTS inter­fé­dé­raux « sport et cohé­sion sociale » ont été créés à titre expé­ri­men­tal, pla­cés cha­cun auprès de 4 fédé­ra­tions (judo, lutte, boxe et karaté d’une part, et avi­ron, canoë kayak, voile et surf d’autre part). Ils sont char­gés de déve­lop­per au sein de ces fédé­ra­tions des actions en faveur de l’accès à la pra­ti­que des publics en dif­fi­culté, et pour le second de pro­mou­voir également des actions d’éco-citoyen­neté.
Des réfé­rents « sport éducation inser­tion » et « sport, famille et pra­ti­ques fémi­ni­nes » ont été dési­gnés dans cha­cune des direc­tions régio­na­les et dépar­te­men­ta­les de la jeu­nesse et des sports, inter­lo­cu­teurs pri­vi­lé­giés des acteurs locaux sur cette thé­ma­ti­que.

Deux pôles ressources nationaux

Un pôle res­sour­ces natio­nal « sport éducation inser­tion » est implanté au CREPS de Franche-Comté (site de Besançon). Il est chargé des mis­sions sui­van­tes : arbi­trage, lutte contre la vio­lence et les inci­vi­li­tés, et inser­tion par les APS. Il doit per­met­tre de mutua­li­ser les bon­nes pra­ti­ques sur ces thé­ma­ti­ques, contri­buer à la for­ma­tion des acteurs locaux et appor­ter l’exper­tise néces­saire aux por­teurs de pro­jets.

Un pôle res­sour­ces natio­nal « sport, famille, pra­ti­ques fémi­ni­nes » est implanté au CREPS de PACA (site d’Aix en Provence). Ce pôle cons­ti­tue un outil per­met­tant une meilleure mutua­li­sa­tion des actions menées sur le ter­ri­toire par l’ensem­ble des acteurs du sport.