LE CONTRAT D’AVENIR (CA) :
Le contrat d’avenir (CA) a été supprimé au 1er janvier 2010, cependant les contrats passés avant cette date sont conduits à terme.
LE CONTRAT D’ACCOMPAGNEMENT DANS L’EMPLOI (CAE) :
Le CAE a été supprimé au 1er janvier 2010, cependant les contrats passés avant cette date sont conduits à terme.
Depuis le 1er janvier 2010, les contrats du plan de cohésion sociale sont simplifiés et regroupés dans le contrat unique d’insertion (CUI)
LE CONTRAT UNIQUE D’INSERTION (CUI) :
Le contrat unique d’insertion (CUI) regroupe désormais les aides qui constituaient le Plan de Cohésion Sociale de 2005. Il en reprend l’idée d’assortir la délivrance d’aides à l’engagement d’actions favorisant l’insertion durable des salariés. Le CUI s’appuie sur un seul cadre juridique tant pour le secteur non marchand (CUI-CAE) que le secteur marchand (CUI-CIE).
Salariés bénéficiaires : le contrat unique d’insertion s’adresse à des personnes rencontrant des difficultés sociales et professionnelles d’accès à l’emploi. Employeurs concernés : ce sont des collectivités territoriales et autres personnes morales de droit public, des associations, des fédérations et leurs organes déconcentrés, des personnes morales de droit privé chargées de la gestion d’un service public, des structures d’insertion par l’activité économique, des groupements d’employeurs organisant des parcours d’insertion et de qualification. Caractéristique du contrat unique d’insertion : le CUI est un contrat de travail, de droit privé, à durée indéterminée (CDI) ou à durée déterminée (CDD) de 6 mois minimum renouvelable dans la limite d’une durée totale de 24 mois. Pour les plus de 50 ans et les travailleurs handicapés, la durée de renouvellement peut être de 36 mois. Durée hebdomadaire de travail : elle est comprise entre 20 et 35 heures. Rémunération de la personne embauchée : le salarié perçoit une rémunération égale au produit du SMIC horaire par le nombre d’heures de travail effectué. A quelles aides l’employeur peut-il prétendre ? pour l’employeur, l’embauche d’un salarié dans le cadre d’un CUI ouvre droit à une exonération de certaines charges sociales et fiscales. L’employeur perçoit une aide de l’Etat dont le montant est fixé localement par le préfet de région. L’aide financière ne peut excéder 95 % du SMIC brut pour les embauches en CUI-CAE et 47 % du SMIC brut pour les embauches en CUI-CIE. Pour les embauches en CUI-CAE, les exonérations de charges sociales portent sur les cotisations au titre des assurances sociales et des allocations familiales, de la taxe sur les salaires, de la taxe d’apprentissage, des participations dues par les employeurs au titre de l’effort de construction
L’entrée en vigueur du CUI apporte les innovations suivantes pour l’accompagnement et le suivi :
- la possibilité de recourir à des périodes d’immersion auprès d’un autre employeur, - l’obligation de désigner un référent pour l’organisme prescripteur (structure accueillant le salarié ou organisme chargé de l’accompagnement ou de l’insertion) et de nommer un tuteur pour l’employeur,
- la nécessité pour l’employeur avant toute nouvelle convention de dresser un bilan des actions de formation et d’accompagnement mises en place pour les salariés en contrats aidés les années antérieures,
- l’obligation pour l’employeur de délivrer une attestation d’expérience professionnelle au salarié en fin de contrat,
- la possibilité pour le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT) de financer des formations destinées aux salariés en CUI – CAE employés dans les collectivités territoriales, ainsi que la possibilité de financer des formations par les périodes de professionnalisation.
QUEL EST LE RÔLE DES MINISTERES CHARGES DES SPORTS ET DE LA JEUNESSE DANS LA MISE EN ŒUVRE DU PLAN DE COHESION SOCIALE ?
Depuis 2005, les ministères chargés des sports et de la jeunesse ont mobilisé leurs services déconcentrés pour travailler en direct avec le tissu associatif local. Des accords cadres ont été également conclus avec les têtes des réseaux associatifs nationaux. Ainsi des conventions ont été signées en 2005 avec différents partenaires tels que des syndicats d’employeurs, des associations nationales ou des fédérations d’associations nationales, le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), le Conseil Social du Mouvement Sportif (CoSMoS), le Conseil National des Employeurs Associatifs (CNEA), la Conférence Nationale des Présidents de Centre Information Jeunesse, le Syndicat national des radios libres (SNRL), l’Union nationale de sauvegarde de l’enfance de l’adolescence et des adultes (UNASEA), l’Institut de formation d’animation et de conseil (IFAC), des fédérations sportives (football, basket-ball, rugby, volley-ball, hand ball, squash, aviron, activités physiques de pleine nature (APPN), et l’Union française des œuvres d’éducation physique (UFOLEP). Un nouvel accord cadre a été signé le 21 janvier 2010 entre le secrétariat d’Etat aux sports, le secrétariat d’Etat à l’emploi et le Comité National Olympique et Sportif Français (CNOSF), le Conseil Social du Mouvement Sportif (CoSMoS), et le Conseil National des Employeurs Associatifs (CNEA). Les ministères chargés des sports et de la jeunesse ont également décidé, en complément du dispositif lié au plan de cohésion sociale, d’accompagner prioritairement la professionnalisation des personnes embauchées dans le cadre des contrats aidés par l’Etat :
- en soutenant les dynamiques territoriales et partenariales de développement de l’emploi en cohérence avec les politiques des branches professionnelles,
- en valorisant les nouvelles formes d’emploi et d’organisation du travail dans une perspective de consolidation des emplois,
- en participant à la formation et au soutien des dirigeants bénévoles des associations employeuses et à la valorisation de leurs parcours.
Pour plus de précisions sur les CUI : www.travail.gouv.fr

