Références : arrêtés du 19-1-1993, 4-3-1993 et 10-8-1993 ; instructions nos 93-076 du 26-3-1993, 93-085 du 15-4-1993 et 93-166 du 13-9-1993.
La structure du BAPAAT fondée pour l’essentiel sur la transversalité des compétences professionnelles permet aisément à ses titulaires de les élargir à d’autres options professionnelles ou supports techniques dans le cadre réglementaire en vigueur.
La présente instruction a pour objet de préciser les modalités pratiques selon lesquelles des professionnels déjà titulaires du BAPAAT peuvent compléter leurs compétences dans une autre option ou un autre support technique que celle ou celui qui a donné lieu à la certification initiale.
Ces modalités, exclusivement réservées aux titulaires du BAPAAT, portent sur trois points :
Modalités d’acquisition des compétences spécifiques à une autre option que celle qui a donné lieu à la certification initiale ;
Modalités d’acquisition des compétences spécifiques à un autre support technique que celui ou ceux initialement validés et certifiés ;
Procédure d’ouverture et de mise en oeuvre de ces formations à l’échelon régional.
[|I. MODALITÉS D’ACQUISITION DES COMPÉTENCES
SPÉCIFIQUES A UNE AUTRE OPTION PROFESSIONNELLE
QUE CELLE QUI A DONNÉ LIEU A LA CERTIFICATION INITIALE|]
L’article 11 de l’arrêté-cadre du 19 janvier 1993 précise :
« Un candidat déjà titulaire du BAPAAT peut obtenir la certification d’une ou de plusieurs options supplémentaires ; dans ce cas, le parcours individualisé de formation et l’examen qui comprend une épreuve de mise en situation professionnelle et un entretien avec le jury sont adaptés dans leur contenu et leurs objectifs en fonction de la ou des options professionnelles présentées. »
[|I.1. MODALITÉS D’ORGANISATION DE LA FORMATION|]
La formation vise l’acquisition, par le candidat, des seules compétences spécifiques à l’option concernée (cf. annexes 1, 2, 3 de l’arrêté du 4 mars 1993).
[|L’entrée en formation|]
L’équipe pédagogique procède, à l’entrée en formation, à un positionnement du candidat par rapport aux compétences spécifiques à acquérir dans la nouvelle option préparée et définit le parcours individualisé de formation dans les conditions fixées à l’article 6 de l’arrêté du 19 janvier 1993.
Il est délivré au candidat un livret de formation professionnelle conformément aux dispositions de l’article 7 de l’arrêté du 19 janvier 1993.
[|La durée de la formation|]
Elle est fixée par l’équipe pédagogique. Il importe que la durée et le rythme de cette formation en alternance soient de nature à permettre l’acquisition des compétences spécifiques visées, dans les meilleures conditions. Il est rappelé que dans tous les cas, la formation théorique ne doit être ni inférieure à 25 % ni supérieure à 50 % du volume horaire global.
[|Le contenu de la formation|]
L’équipe pédagogique détermine la nature, le contenu, les procédures de validation du module ou de l’ensemble modulaire dont l’objectif est l’acquisition des compétences spécifiques visées (annexes 1, 2, 3 de l’arrêté du 4 mars 1993).
Pendant toute la durée de la formation, l’apprentissage en vue de l’acquisition des compétences spécifiques à la nouvelle option s’opère :
Soit à partir du ou des supports techniques dans lesquels le candidat a déjà obtenu la certification ;
Soit à partir d’un nouveau support technique dont il fera l’apprentissage en vue d’une certification complémentaire (cf. paragraphe II de la présente instruction).
[|I.2. LES PROCÉDURES DE VALIDATION ET DE CERTIFICATION|]
[|a) Les validations intermédiaires|]
L’équipe pédagogique procède à la validation des compétences acquises comparées aux compétences fixées dans le référentiel des compétences spécifiques (arrêté du 4 mars 1993). Le résultat des épreuves de validation est porté sur le livret de formation.
[| b) L’examen final ou les épreuves certificatives|]
Seuls peuvent se présenter à l’examen final ou se représenter en cas d’échec les candidats dont le livret de formation professionnelle atteste de la validation de toutes les compétences requises.
Conformément aux dispositions de l’article 11 de l’arrêté du 19 janvier 1993, l’examen final en vue de la certification complémentaire comprend deux épreuves :
Une épreuve de mise en situation professionnelle.
D’une durée maximale de deux heures, elle se déroule au sein de la structure d’accueil où le candidat effectue sa formation. C’est une épreuve de synthèse qui vise à vérifier l’aptitude du candidat à exercer dans le contexte spécifique visé par l’option choisie et notamment sa capacité à :
Préparer dans ce contexte une activité de groupe ;
Animer un groupe ;
Transmettre les savoirs et consignes utiles ;
Garantir la sécurité des personnes ;
S’adapter aux réactions du public en cours d’activité ;
Evaluer les résultats de la séquence à l’aide d’une grille préétablie.
Un entretien avec le jury portant sur l’épreuve précédente, d’une durée de trente minutes au minimum.
[| c) Le jury|]
Conformément à l’article 13 de l’arrêté du 19 janvier 1993, il est de la responsabilité du directeur régional, président du jury, de nommer les membres du jury représentatifs pour un tiers des employeurs et pour un tiers des salariés, en fonction de la parfaite connaissance qu’ils doivent avoir des activités couvertes par l’option professionnelle concernée.
[|d) La certification|]
Sur le diplôme déjà délivré au candidat, le directeur régional, président du jury, porte en additif, mention de l’option complémentaire dans laquelle celui-ci vient d’obtenir la certification ainsi que la date d’obtention de celle-ci.
[|II. MODALITÉS D’ACQUISITION DES COMPÉTENCES
SPÉCIFIQUES A UN AUTRE SUPPORT TECHNIQUE
QUE CELUI OU CEUX INITIALEMENT VALIDES|]
La démarche est quasi identique à celle utilisée pour l’obtention d’une seconde, voire d’une troisième option. Il s’agit, en effet, pour les professionnels déjà titulaires du BAPAAT, de suivre une formation complémentaire dont l’objectif va être l’acquisition des compétences spécifiques à l’un des supports techniques du diplôme telles qu’elles sont décrites dans les textes réglementaires et administratifs cités en référence.
[|II.1. MODALITÉS D’ORGANISATION DE LA FORMATION|]
Comme toute formation préparant au BAPAAT, elle est organisée sous forme modulaire et en alternance.
[|L’entrée en formation|]
L’équipe pédagogique procède à un positionnement par rapport aux compétences spécifiques à acquérir dans le nouveau support technique ; il est effectué selon la procédure réglementaire précitée ; à partir de ce positionnement, l’équipe pédagogique définit le parcours individualisé du candidat. Compte tenu du niveau de pratique personnelle exigé dans le support technique au terme de la formation, elle peut aussi fixer des pré-requis à l’entrée en formation.
[|La durée de la formation|]
Elle est fixée par l’équipe pédagogique en fonction du temps d’apprentissage estimé nécessaire pour parvenir au niveau d’exigence du diplôme.
Il est rappelé que, dans tous les cas, la formation théorique ne doit être ni inférieure à 25 % ni supérieure à 50 % du volume horaire global.
[|Le contenu de la formation|]
Il est établi par l’équipe pédagogique à partir des exigences fixées par les textes réglementaires et administratifs susvisés.
[|II.2. LES PROCÉDURES DE VALIDATION ET DE CERTIFICATION
a) Les validations intermédiaires |]
L’équipe pédagogique procède, à l’aide du livret de formation, à la validation des compétences spécifiques au support technique concerné, acquises en cours de formation. Elle procède, en outre, à la vérification du niveau de pratique personnelle dans le support technique visé. Lorsque le candidat a atteint le niveau exigé, le coordonnateur de l’équipe pédagogique lui délivre l’attestation de niveau de pratique personnelle insérée au livret de formation professionnelle.
Il est rappelé que lorsque le support technique relève des activités physiques et sportives, l’attestation de niveau de pratique personnelle doit être également visée par le représentant de la fédération sportive concernée (cf. instruction no 93-076 du 26 mars 1993). Cette attestation de niveau conditionne l’accès aux épreuves de l’examen final.
[|b) L’examen final|]
Il comprend deux épreuves :
L’épreuve de mise en situation professionnelle :
Elle se déroule autant que possible au sein de la structure où exerce habituellement le candidat ou, à défaut, dans une structure dont les activités correspondent à l’option professionnelle du candidat ;
L’épreuve dont la durée ne doit pas excéder deux heures a pour objet de vérifier l’aptitude du candidat à animer un groupe à partir du support technique visé, dans le cadre de l’option professionnelle concernée.
L’entretien avec le jury à partir de l’épreuve précédente, d’une durée minimale de trente minutes.
[|c) Le jury|]
Il est composé conformément aux dispositions de l’article 13 de l’arrêté du 19 janvier 1993 précisées par l’instruction no 93-076 du 26 mars 1993.
Dans le cas où l’acquisition de compétences spécifiques à une nouvelle option ainsi qu’à un ou plusieurs supports techniques nouveaux ferait l’objet d’une seule et même formation, il conviendra de veiller à ce que les membres du jury soient désignés notamment en fonction de la parfaite connaissance qu’ils doivent avoir des activités couvertes par l’option et ou le(s) support(s) technique(s) concernés.
[|d) La certification|]
Le directeur régional, président du jury, porte mention sur le diplôme déjà délivré au candidat du nouveau support technique dans lequel ce dernier vient d’obtenir la certification, en précisant la date.
[|III. PROCÉDURE D’OUVERTURE ET DE MISE EN OEUVRE
DE CES FORMATIONS A L’ÉCHELON RÉGIONAL|]
Toute formation complémentaire de ce type doit, pour être mise en oeuvre, avoir obtenu l’agrément du directeur régional qui examinera le projet selon les mêmes critères que ceux retenus pour l’analyse de tout autre projet de formation préparant au BAPAAT :
Pertinence par rapport aux perspectives d’emploi ;
Respect des principes pédagogiques définis par les textes réglementant le BAPAAT ;
Compétence de l’équipe pédagogique par rapport à la spécificité de l’option ou du support technique concerné.
Ce type de formation complémentaire peut, bien entendu, s’intégrer dans une formation préparant d’autres candidats à l’ensemble de la formation conduisant à la délivrance du BAPAAT
Vous voudrez bien me saisir des éventuelles difficultés que vous pourriez rencontrer dans la mise en oeuvre de ces dispositions.
(BO. Jeunesse et Sports no 10 du 28 octobre 1993.)
[|***|]

