Mesdames et messieurs,
C’est sous la bannière de l’Europe que nous célébrons aujourd’hui les valeurs du sport.
L’Europe, riche en sportifs de haut niveau, comme en atteste avec éclat les résultats obtenus à Pékin par les pays membres de l’Union, est la première puissance sportive au monde.
Votre présence, ici, ce dimanche, est emblématique de cette diversité qui fait notre richesse : diversité des pratiques, diversité des origines et des cultures, diversité qui donne à notre rassemblement un sens tout particulier. Nous sommes unis, non pas tant par une identité commune, monochrome, mais par notre attachement à des valeurs communes.
Cette forme d’unité qui définit l’appartenance européenne est aussi celle qui définit la communauté sportive : communauté de valeurs, communauté de principes, au premier desquels se situe le sens de l’effort et l’impératif de respect mutuel.
La compétition pacifique de sportifs portant haut les couleurs de leur pays est d’abord un hymne à cette fraternité universelle qui transcende les différences et les conflits d’intérêt.
Cette fraternité constitue l’idéal partagé de l’Europe qui se construit, de l’Europe que nous défendons. Vous voyant ici réunis, je voudrais donc rêver avec vous d’une Europe sportive, une seule et même équipe, défilant sous un même drapeau étoilé.
Je fais ce rêve que d’autres ont fait avant moi, d’une Europe qui irait toujours plus vite, toujours plus haut, portée par un même élan solidaire.
Le jour où tous les citoyens de l’Union, qu’ils soient Allemands, Autrichiens, Belges, Britanniques, Bulgares, Chypriotes, Danois, Espagnols, Estoniens, Finlandais, Grecs, Hongrois, Irlandais, Italiens, Lettons, Lituaniens, Luxembourgeois, Maltais, Néerlandais, Polonais, Portugais, Roumains, Slovaques, Slovènes, Suédois, Tchèques ou Français, applaudiront les exploits d’un champion européen, d’où qu’il vienne, alors, cette Europe de nos rêves, celle que nous avons envie d’aimer, sera enfin réalité. * Bien sûr, la fierté des peuples trouve dans le sport l’occasion de s’exprimer. Sans doute, le sport reste avant tout un combat pour la victoire et la reconnaissance. C’est toujours, cependant, le même idéal d’excellence et de loyauté qui anime les concurrents, jetant ainsi les fondements d’une éthique commune.
A l’heure où la France occupe la présidence de l’Union européenne, je suis fière et heureuse de pouvoir ainsi célébrer avec vous les valeurs du sport qui sont aussi celles de l’Europe que nous désirons « faire vivre ».
Merci à toutes et à tous d’être là, aujourd’hui, pour cette fête du sport qui est aussi celle de l’Union.

