Sports.gouv.fr

Intervention de Mme Roselyne Bachelot-Narquin devant le Comité national olympique et sportif français - Paris

23 mai 2007

Monsieur le Président du comité national olympique et sportif français,
Cher Jean-François,
Mesdames et Messieurs les Présidents,
Mesdames, Messieurs,

Je suis hono­rée et heu­reuse de pou­voir inter­ve­nir pour la pre­mière fois en qua­lité de minis­tre char­gée des sports devant vous qui repré­sen­tez l’ensem­ble du mou­ve­ment spor­tif fran­çais.

Je vous remer­cie, Monsieur le Président , cher Henri Serandour, de cet accueil cha­leu­reux devant la famille du sport ici ras­sem­blée. Je tiens à saluer la force de votre enga­ge­ment au ser­vice du sport et des valeurs de l’olym­pisme.

Je mesure la chance qui nous est don­née de com­men­cer à tra­vailler ensem­ble à un moment tout à fait pri­vi­lé­gié que je n’hési­te­rai pas à qua­li­fier de « tour­nant his­to­ri­que », puis­que à l’occa­sion de la cam­pa­gne pré­si­den­tielle, le sport a enfin pris toute la place qu’il mérite dans le débat natio­nal. Je sais la part que vous y avez prise. Le Comité natio­nal olym­pi­que et spor­tif fran­çais a su inter­pel­ler direc­te­ment les can­di­dats sur le carac­tère essen­tiel des enjeux spor­tifs pour la société fran­çaise du début du XXIe siè­cle. Je me sou­viens aussi qu’il y a pres­que un an jour pour jour, la famille poli­ti­que à laquelle j’appar­tiens orga­ni­sait une conven­tion natio­nale consa­crée au sport, à laquelle nous don­nions la même impor­tance que nos conven­tions sur l’économie, la jus­tice ou l’éducation. Ceci n’a pas man­qué de sus­ci­ter la sur­prise, le dédain voire la raille­rie de cer­tains « beaux esprits ». Mais, avec Nicolas Sarkozy, nous sen­tions que le sport pou­vait appor­ter une contri­bu­tion forte à cette France, plus ambi­tieuse, plus dyna­mi­que et plus humaine que nous vou­lons cons­truire. Nous sen­tions que les temps étaient mûrs pour faire du sport un élément à part entière de notre pro­jet de société dans un pays en quête de valeurs.

En effet, avant d’être un sec­teur économique, un phé­no­mène cultu­rel ou même un loi­sir, le sport c’est d’abord un ensem­ble de valeurs, expri­mées depuis plus d’un siè­cle par l’esprit olym­pi­que moderne dont vous êtes les dépo­si­tai­res.

Valeurs indi­vi­duel­les de cou­rage et de dépas­se­ment de soi, qui contri­buent à for­ger les carac­tè­res, conju­guant à la fois res­pect des règles et épanouissement per­son­nel.

Valeurs col­lec­ti­ves de cohé­sion, de soli­da­rité de par­te­na­riat et de res­pect de l’autre, indis­pen­sa­bles à notre « vivre ensem­ble », ce bien com­mun si pré­cieux : le sport crée du lien. Comment oublier que le pre­mier olym­pisme a, au tra­vers des Jeux, assuré l’unité du monde grec par-delà les conflits qui l’ont tra­versé ? Si l’on veut, pour la France, un pro­jet d’élévation col­lec­tive par­tagé et exi­geant, il doit notam­ment pas­ser par le sport.

Je sais que ce sont ces valeurs qui vous por­tent, et je suis heu­reuse de pou­voir y ren­dre hom­mage en pre­nant mes fonc­tions de minis­tre char­gée de la Jeunesse et des Sports.

Et la minis­tre de la Jeunesse et des Sports a, cette fois, la par­ti­cu­la­rité d’être aussi minis­tre de la Santé.

Ce grand minis­tère, sou­haité par le Président de la République, cons­ti­tue un signal fort. Il a un sens. Ce nou­veau péri­mè­tre minis­té­riel va nous per­met­tre d’avan­cer sur les nom­breux sujets qui sont à la confluence du sport et de la santé. On pense spon­ta­né­ment, bien sûr, à la lutte contre le dopage, dos­sier sur lequel mon pré­dé­ces­seur, Jean-François Lamour, a fait tant de cho­ses. Mais il y a aussi le dos­sier la méde­cine spor­tive, et ses pro­lon­ge­ments dans la recher­che où les talents sont nom­breux et doi­vent être accom­pa­gnés. Il y a également le vaste chan­tier de la prise en compte des bien­faits du sport sur la santé. Le sport joue un rôle déter­mi­nant dans la pré­ven­tion de nom­breu­ses mala­dies, à com­men­cer par les trou­bles car­dio-vas­cu­lai­res. Mais concrè­te­ment, le cloi­son­ne­ment entre le monde spor­tif et le monde médi­cal -dont je viens- ne per­met pas à ce der­nier de jouer plei­ne­ment son rôle d’infor­ma­tion. Les méde­cins disent très sou­vent à leurs patients qu’il faut faire du sport, mais bien sou­vent sans leur dire quand, com­ment et com­bien de temps. Sur ces syner­gies sports-santé, la France est mal­heu­reu­se­ment encore très en retard sur cer­tains pays comme par exem­ple la Suède. Je refuse de m’y rési­gner.

Il y a aussi des ris­ques plus par­ti­cu­liers qui mena­cent les jeu­nes tels que l’obé­sité, la ten­dance au sui­cide ou les pra­ti­ques addic­ti­ves. Ici les dimen­sions jeu­nesse, sport et santé sont indis­so­cia­bles, et, vous l’avez com­pris, ces sujets com­muns figu­rent dores et déjà dans mon pro­gramme de tra­vail. Ils s’ins­cri­vent dans le pro­lon­ge­ment natu­rel des poli­ti­ques spé­ci­fi­ques que je compte enga­ger pour cha­cun des sec­teurs dont j’ai la charge, à com­men­cer par la poli­ti­que spor­tive.

Conformément aux enga­ge­ments pris par Nicolas Sarkozy pen­dant la cam­pa­gne et qui seront tous scru­pu­leu­se­ment tenus, il me l’a rap­pelé hier, notam­ment et sur­tout sur le plan bud­gé­taire, je puis vous assu­rer que la poli­ti­que spor­tive du gou­ver­ne­ment sera forte et mar­quée par l’ambi­tion réfor­ma­trice excep­tion­nelle qui le porte.

***

Elle le sera d’autant plus que nous héri­tons aujourd’hui d’un « Gymnase France » par­ti­cu­liè­re­ment solide, extrê­me­ment dyna­mi­que et for­te­ment mobi­lisé, grâce à l’action que Jean-François Lamour a menée avec vous.

Je tiens ici à lui ren­dre un hom­mage très appuyé pour son enga­ge­ment à cha­cun des trois niveaux de la poli­ti­que spor­tive : le déve­lop­pe­ment du sport pour tous, le sou­tien au sport de haut niveau et la lutte contre les déri­ves.

- S’agis­sant du déve­lop­pe­ment du sport pour tous, l’action de Jean-François Lamour a per­mis une crois­sance conti­nue du nom­bre de licen­ciés des fédé­ra­tions. Ce résul­tat a été obtenu grâce à des finan­ce­ments aug­men­tés et sta­bi­li­sés à des­ti­na­tion du mou­ve­ment spor­tif asso­cia­tif, per­met­tant la mise en œuvre du plan natio­nal de déve­lop­pe­ment du sport. Cet essor résulte aussi de la réno­va­tion et de la créa­tion de nou­veaux équipements spor­tifs ter­ri­to­riaux inter­ve­nant dans un cadre juri­di­que désor­mais cla­ri­fié. J’y ajou­te­rai la conso­li­da­tion du sta­tut des 1600 conseillers tech­ni­ques spor­tifs pla­cés auprès des fédé­ra­tions ainsi que la cla­ri­fi­ca­tion de la situa­tion des 160 000 arbi­tres béné­vo­les ou pro­fes­sion­nels. Enfin, il est à mes yeux très impor­tant que Jean-François Lamour ait com­plété ce sou­tien géné­ral aux acteurs du sport asso­cia­tif par une action plus ciblée en direc­tion des popu­la­tions les plus éloignées de la pra­ti­que spor­tive.

- Concernant le sport de haut niveau, le quin­quen­nat qui s’achève aura per­mis à la France de demeu­rer parmi les plus gran­des nations en se pla­çant au 7e rang pour les médailles obte­nues aux Jeux Olympiques d’Athènes de 2004 et au 4e rang pour ce qui concerne les 25 sports les plus média­ti­sés en France, avec cette par­ti­cu­la­rité fran­çaise d’attein­dre l’excel­lence dans des dis­ci­pli­nes très diver­ses : de l’avi­ron à l’escrime, du canoë-kayak au hand­ball, du judo à la nata­tion.

Au-delà des moyens finan­ciers sup­plé­men­tai­res accor­dés aux fédé­ra­tions pour des actions spé­ci­fi­ques en faveur du haut niveau dans le cadre du PNDS, je vou­drais saluer le sou­tien actif mené depuis 2006 au dou­ble pro­jet spor­tif et pro­fes­sion­nel de nos ath­lè­tes de haut niveau. A ceci s’est ajou­tée une poli­ti­que géné­rale visant à l’amé­lio­ra­tion de la com­pé­ti­ti­vité inter­na­tio­nale des clubs spor­tifs fran­çais grâce à l’exten­sion de leur droit à l’image, à la sécu­ri­sa­tion de leurs res­sour­ces exter­nes et aussi à la levée de l’inter­dic­tion d’accès aux finan­ce­ments de mar­ché. Je pense aussi à l’enga­ge­ment fort qui a été celui de l’Etat en faveur de l’accueil et de l’orga­ni­sa­tion de gran­des mani­fes­ta­tions inter­na­tio­na­les. Par-delà la décep­tion que nous avons tous éprouvée au sujet des J.O de 2012, n’oublions pas que la France sera cette année l’hôte de la coupe du monde de rugby et du cham­pion­nat du monde de hand­ball fémi­nin. Tout cela s’est accom­pa­gné d’une poli­ti­que active de cons­truc­tion et de réno­va­tion d’équipements pour le sport de haut niveau, à com­men­cer par ceux de l’INSEP.

- Enfin, je vou­drais ren­dre hom­mage à la déter­mi­na­tion de Jean-François Lamour s’agis­sant du troi­sième volet de son action, à savoir la lutte contre les déri­ves, que le sport, à l’ins­tar de tou­tes les acti­vi­tés humai­nes, ne man­que pas de connaî­tre.

La ques­tion la plus emblé­ma­ti­que a bien sûr été celle du dopage, véri­ta­ble poi­son, qui porte atteinte à la santé des spor­tifs et à l’esprit même du sport. L’effi­ca­cité de la lutte a été ren­for­cée par la créa­tion de l’Agence de lutte contre le dopage, char­gée à la fois des ana­ly­ses et des sanc­tions, par la diver­si­fi­ca­tion des types de contrô­les et le ren­for­ce­ment de la lutte contre les pro­duits dopants au plan natio­nal et inter­na­tio­nal. En amont, une poli­ti­que de pré­ven­tion active a été mise en place dont je retien­drai notam­ment la mise en place du numéro vert « Ecoute dopage » et des anten­nes régio­na­les de pré­ven­tion du dopage.

Au-delà du dopage, ces der­niè­res années ont aussi été mar­quées par la défi­ni­tion d’une véri­ta­ble poli­ti­que, à la fois éducative, pré­ven­tive et répres­sive de lutte contre tou­tes les for­mes de vio­len­ces : qu’il s’agisse des agres­sions phy­si­ques ou ver­ba­les, du racisme ou de l’homo­pho­bie.

Ce der­nier aspect me sem­ble déter­mi­nant. Je tiens à mar­quer devant vous aujourd’hui mon atta­che­ment aux valeurs, comme fon­de­ment com­mun de tou­tes les acti­vi­tés spor­ti­ves, quel­les que soient les dis­ci­pli­nes, quel que soit le niveau de leur pra­ti­que, et quel que soit le cadre au sein duquel elles s’exer­cent. D’aucun pour­rait en effet pen­ser que le sport serait aujourd’hui devenu une acti­vité mature, ne conser­vant l’esprit olym­pi­que ori­gi­nel que comme le témoi­gnage désuet de la Belle Epoque, empreint d’idéa­lisme et de la gran­deur d’âme des pre­miers spor­tifs. Je crois au contraire que l’exi­gence des valeurs spor­ti­ves est devant nous et qu’elle est d’une actua­lité toute par­ti­cu­lière dans une société de plus en plus indi­vi­dua­liste, par­fois de plus en plus bru­tale et dans un monde où il peut arri­ver que, faute de garde-fous, les enjeux finan­ciers l’empor­tent sur tous les autres.

***

Vous ne serez donc pas étonnés de mon sou­hait de sui­vre, dans l’ave­nir, un che­min ambi­tieux en m’ins­pi­rant de la devise olym­pi­que altius, citius, for­tius !

Je sou­haite d’ailleurs évoquer dés aujourd’hui avec vous, dans le sillage de ce qu’a annoncé Nicolas Sarkozy, qua­tre axes de tra­vail, essen­tiels à mes yeux, pour aller plus loin en faveur du déve­lop­pe­ment du sport en France.

- Le pre­mier axe est le ren­for­ce­ment des struc­tu­res du sport fran­çais.

Ceci concerne tout d’abord nos fédé­ra­tions. Je sou­haite avoir comme inter­lo­cu­teurs des fédé­ra­tions spor­ti­ves qui soient de véri­ta­bles par­te­nai­res. Je veux que nous puis­sions enga­ger une stra­té­gie com­mune réso­lu­ment tour­née vers « la culture du résul­tat » qui s’impose désor­mais à nous tous. Sur ce der­nier point, je pense par exem­ple que la créa­tion d’une école de mana­ge­ment spor­tif, des­ti­née à for­mer des cadres de ges­tion, pour­rait cons­ti­tuer une réelle avan­cée en terme de pro­fes­sion­na­li­sa­tion des struc­tu­res. Il fau­dra aussi se deman­der si le sta­tut des diri­geants de cer­tai­nes fédé­ra­tions est tou­jours adapté à l’impor­tance des enjeux.

Toujours au titre des règles de fonc­tion­ne­ment des fédé­ra­tions, ceux qui me connais­sent ne seront pas sur­pris d’appren­dre que j’atta­che une atten­tion toute par­ti­cu­lière à la pour­suite des efforts déjà accom­plis en matière de parité hom­mes/fem­mes dans la pers­pec­tive de l’objec­tif 2009, que je consi­dère bien entendu comme un impé­ra­tif.

Enfin, d’une façon géné­rale, je pense qu’il nous fau­dra réflé­chir à la nou­velle place que pour­raient occu­per les col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les dans les orga­nis­mes de coges­tion du sport.

A côté des struc­tu­res fédé­ra­les, je sou­haite aussi que nos clubs pro­fes­sion­nels soient moins péna­li­sés face à la concur­rence euro­péenne, dans la mesure où j’attends d’eux qu’ils conti­nuent de contri­buer à la soli­da­rité vis-à-vis du sport ama­teur. Je suis en effet très atta­chée au trip­ty­que per­for­mance-diver­sité-unité qui doit, à mes yeux, conti­nuer de carac­té­ri­ser le mou­ve­ment spor­tif fran­çais.

S’agis­sant pré­ci­sé­ment du sport ama­teur, je crois d’ailleurs que nous pou­vons avan­cer davan­tage dans la valo­ri­sa­tion du béné­vo­lat, par exem­ple en ter­mes de prise en compte de ces acti­vi­tés pour la vali­da­tion des acquis de l’expé­rience.

- Le deuxième axe que je vous pro­pose concerne la poli­ti­que du sport pour tous.

Je m’ins­cri­rai dans une démar­che volon­ta­riste de démo­cra­ti­sa­tion du sport en France car le sport est, à mon sens, une véri­ta­ble école de vie.

Malgré de réels pro­grès, seuls un tiers des Français pra­ti­quent régu­liè­re­ment une acti­vité spor­tive contre le dou­ble dans les pays nor­di­ques. Si l’on veut rat­tra­per notre retard, il est impor­tant de dis­po­ser de struc­tu­res per­for­man­tes capa­bles d’impul­ser le déve­lop­pe­ment spor­tif et d’attein­dre des objec­tifs quan­ti­fiés, ce qui ren­voie au point pré­cé­dent sur l’amé­lio­ra­tion de la gou­ver­nance. Mais il faut aussi des moyens. Je serai donc très atten­tive au ren­for­ce­ment des moyens, actuels, notam­ment s’agis­sant de l’ave­nir des com­plé­ments tem­po­rai­res qui ali­men­tent aujourd’hui le CNDS. Ces res­sour­ces seront en prio­rité affec­tées à la remise à niveau et à la créa­tion d’équipements adap­tés à la demande de nos conci­toyens et plus acces­si­bles à tous les bud­gets, et bien répar­tis sur les ter­ri­toi­res. Je crois qu’il faut pour­sui­vre l’effort ciblé en direc­tion des publics pour les­quels l’accès au sport est un enjeu.

Je pense ici tout par­ti­cu­liè­re­ment à la pra­ti­que spor­tive et à la par­ti­ci­pa­tion à la vie spor­tive des per­son­nes han­di­ca­pées pour les­quel­les je mobi­li­se­rai toute mon énergie. Cet enga­ge­ment fort en faveur des per­son­nes han­di­ca­pées est aussi, vous le savez, celui du Président de la République.

De manière consé­cu­tive à ce pro­jet d’élévation col­lec­tive que repré­sente le déve­lop­pe­ment du sport ama­teur, il fau­dra aussi s’atta­cher à amé­lio­rer la détec­tion des cham­pions de demain afin de pour­sui­vre l’effort en faveur du sport de haut niveau. Certes, nous n’avons pas eu les jeux, il fau­dra bien alors que nous ayons les cham­pions et les médailles. La réus­site des spor­tifs fran­çais aux Jeux de Pékin et à ceux de Vancouver doit être notre objec­tif com­mun. Nous don­ne­rons à nos spor­tifs les moyens d’une pré­pa­ra­tion opti­male.

Mon troi­sième axe de tra­vail concerne le déve­lop­pe­ment du sport à l’école qui, comme vous le savez, ne dépend pas que de la minis­tre char­gée des sports. Mais, sur la base des enga­ge­ments pris pen­dant la cam­pa­gne pré­si­den­tielle, vous pou­vez comp­ter sur mon action au niveau inter­mi­nis­té­riel, pour faire en sorte que la France ne soit plus la lan­terne rouge euro­péenne du sport sco­laire et uni­ver­si­taire. Pour le grand nom­bre, l’école est en effet un lieu pri­vi­lé­gié pour déve­lop­per l’habi­tude et le goût du sport. Pour cer­tains, elle doit cons­ti­tuer un accom­pa­gne­ment vers une éventuelle car­rière spor­tive de haut niveau, notam­ment au tra­vers du déve­lop­pe­ment de clas­ses pro­po­sant le mi-temps spor­tif.

Quant à mon qua­trième axe, je n’y revien­drai pas dans le détail car je l’ai lar­ge­ment exposé au début de mon inter­ven­tion. Il s’agit de faire jouer à plein les syner­gies entre le monde de la santé et celui du sport. Si je parle de « monde » de la santé et de « monde » du sport, c’est pour bien signi­fier que ces inte­rac­tions ne concer­nent pas seu­le­ment les admi­nis­tra­tions sani­tai­res et spor­ti­ves pla­cées sous mon auto­rité directe. Les syner­gies sports-santé ne s’arrê­tent pas à la sor­tie du minis­tère. Elles néces­si­tent au contraire l’impli­ca­tion des nom­breux acteurs de ces deux mon­des. Je réflé­chis par exem­ple à la façon dont les cais­ses pri­mai­res d’assu­rance mala­die pour­raient jouer un rôle d’infor­ma­tion et aussi d’orien­ta­tion vers la pra­ti­que spor­tive, c’est à dire vers vous.

****

Tels sont donc les qua­tre axes sur les­quels je compte m’enga­ger dés aujourd’hui. Je suis heu­reuse d’avoir pu les pré­sen­ter devant les repré­sen­tants de cette belle et grande famille, du sport fran­çais, que je sais diverse et que je sou­haite unie. A nous de sai­sir ensem­ble l’occa­sion his­to­ri­que qui s’offre, de don­ner au sport toute la place qu’il mérite dans la cité, dans l’école ou dans la poli­ti­que de santé. La période que nous venons de vivre nous a mon­tré que la société fran­çaise y était prête. Quant à moi j’y suis réso­lue.

Vous pou­vez comp­ter sur moi !