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Discours de Rama Yade à l’aéroport de Roissy CDG pour accueillir l’équipe de France de retour des Jeux Paralympiques de Vancouver | 23/03/2010 |

24 mars 2010

Je suis heureuse de vous accueillir à votre retour de Vancouver.

J’ai ren­contré beau­coup d’entre vous, le 5 mars der­nier, juste avant votre départ pour les Jeux. Les ambi­tions étaient gran­des, l’anxiété forte, la joie évidente de par­ti­ci­per à un tel événement mon­dial.

Je vous ai revu à Vancouver lors­que vous avez défilé pour la céré­mo­nie d’ouver­ture. J’avais tenu à venir pour vous mon­trer le sou­tien du minis­tère, du gou­ver­ne­ment, de la France entière.

Depuis, vous avez vécu pen­dant ces neuf jours de com­pé­ti­tion une expé­rience qui mar­quera pro­fon­dé­ment votre vie spor­tive, et au-delà, toute votre vie future.

Durant ces Jeux, il y a eu, évidemment, des décep­tions indi­vi­duel­les. C’est la dure loi du sport.

Il y a également eu de très bel­les per­for­man­ces qui auraient mérité mieux. Je pense notam­ment à Marie Bochet, 16 ans, la cadette de cette délé­ga­tion, arri­vée à deux repri­ses à la qua­trième place, en sla­lom et super com­biné ; à Cyril More, 4e en sla­lom géant, caté­go­rie assis ; à Lionel Brun, 4e en Super G et deux fois 5e en sla­lom géant et super com­biné, caté­go­rie debout.

Il y a eu, enfin, de magni­fi­ques vic­toi­res.

Je com­men­ce­rai par Nicolas Béréjny et Sophie Troc, sa guide visuelle, qui ensem­ble, ont rem­porté cette si belle médaille d’or en Super G. Je vous féli­cite pour cet exploit et cette médaille qui s’ajoute aux trois autres, dont deux en or, que vous aviez obte­nues aux Jeux de Turin il y a qua­tre ans.

Je féli­cite Solène Jambaqué pour ses deux médailles d’argent, en des­cente et en super com­biné. A 21 ans, votre par­cours spor­tif est tout sim­ple­ment excep­tion­nel : ce sont en effet main­te­nant 6 médailles para­lym­pi­ques que vous avez rem­por­tées, en comp­tant cel­les conqui­ses aux Jeux 2006. C’est là déjà le pal­ma­rès d’une grande cham­pionne.

Je féli­cite enfin Vincent Gauthier-Manuel pour ses trois médailles : deux en argent, en super G et en super com­biné, et une en bronze, en sla­lom géant. A 23 ans, pour vos pre­miers Jeux para­lym­pi­ques, votre per­for­mance aura été tout sim­ple­ment extra­or­di­naire.

Mon hom­mage ne se limite cepen­dant pas à ces seuls médaillés, mais inclut toute l’équipe de France, tout l’enca­dre­ment tech­ni­que. Vous avez mon­tré le meilleur de vous-mêmes pen­dant 9 jours, vous avez mon­tré le meilleur visage de la France et du sport fran­çais au monde entier. Je tenais aujourd’hui à vous dire à quel point nous som­mes fiers de vous.

Avec Gérard Masson et le comité para­lym­pi­que, nous ferons bien­tôt le bilan spor­tif et l’ana­lyse des per­for­man­ces réa­li­sées pen­dant ces jeux. Collectivement, nous espé­rions mieux, ce n’est pas un secret. Il ne s’agis­sait pas néces­sai­re­ment de réé­di­ter l’excep­tion­nelle per­for­mance de 2006, mais d’être plus pro­ches des meilleu­res nations para­lym­pi­ques.

C’est l’objec­tif que nous devons nous fixer, tous ensem­ble, pour Sotchi, dans qua­tre ans.

Les talents exis­tent, vous en êtes la preuve. Ces talents méri­tent une pré­pa­ra­tion spor­tive du plus haut niveau. Nous allons tra­vailler avec Gérard Masson et la fédé­ra­tion pour y par­ve­nir. Le minis­tère des sports n’a pas ménagé son sou­tien depuis 2006. Ce sou­tien, le minis­tère conti­nuera à vous l’appor­ter. Je m’y engage auprès de vous, les ath­lè­tes de l’équipe de France.

Le tra­vail ne man­que pas. Il fau­dra être plus pré­sent dans des dis­ci­pli­nes ou caté­go­ries qui sont aujourd’hui nos points fai­bles. Il fau­dra faire émerger de nou­veaux talents. Il fau­dra aussi davan­tage œuvrer avec de nou­veaux par­te­nai­res capa­bles d’appor­ter une exper­tise et des com­pé­ten­ces tech­ni­ques com­plé­men­tai­res à cel­les du monde du han­di­sport.

Mais il sera temps de par­ler plus tard de tout cela.

Pour le moment, il est sur­tout temps de savou­rer votre retour en France et de retrou­ver vos famil­les et amis. Profitez-en bien !

Seul le pro­noncé fait foi