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Intervention Rama Yade devant les personnels du CREPS de Bourges | 03/12/09 |

4 décembre 2009

Messieurs les parlementaires
Madame le Préfet, Monsieur l’inspecteur Général de la jeunesse et des sports, Cher Monsieur Monnereau,
Monsieur le Vice-président du Conseil régional
Monsieur le Président du Conseil général du Cher
Monsieur le Maire de Bourges
Mesdames et messieurs les Elus
Mesdames et messieurs les représentants des fédérations sportives nationales
Mesdames et messieurs les responsables des associations
Monsieur le président et mesdames et messieurs les membres du Conseil d’Administration du CREPS,
Mesdames et Messieurs les Chefs de services,

Avec un salut par­ti­cu­lier au direc­teur régio­nal de la jeu­nesse et des sports, M. Patrice BAHEGNE, au direc­teur dépar­te­men­tal de la jeu­nesse et des sports du Cher et bien sûr au direc­teur du Creps, Monsieur Jean-Pierre Sylla, Ainsi qu’à l’ensem­ble des per­son­nels qui les accom­pa­gnent : qu’ils sachent bien que c’est aussi pour eux que je suis venue, pour les saluer et leur dire toute ma sym­pa­thie et ma reconnais­sance pour le tra­vail qu’ils accom­plis­sent.

Mesdames et Messieurs,

Merci de votre accueil très ami­cal et cha­leu­reux.

Votre pré­sence nom­breuse témoi­gne de la place et du rayon­ne­ment du CREPS de la région Centre pour l’ensem­ble des élus et des asso­cia­tions, régio­na­les et natio­na­les.

Cette reconnais­sance est d’autant plus remar­qua­ble qu’il s’agit d’un établissement jeune, puisqu’il a été créé, il y a tout juste neuf ans.

Je sais que tous ceux qui ont porté ce pro­jet n’ont pas tou­jours accepté, à la fin de l’année 2008, alors que l’Etat réflé­chis­sait sur le péri­mè­tre et les nou­vel­les mis­sions assi­gnés à ses établissements, la pers­pec­tive d’une éventuelle fer­me­ture du Creps de la région Centre.

Le CREPS de Bourges est aujourd’hui bien ancre dans notre réseau natio­nal d’établissements. Au terme d’une réflexion, qui se pour­suit d’ailleurs, sur l’adap­ta­tion de notre réseau d’excel­lence

Le monde bouge ; l’Etat se réforme, pour s’adap­ter aux nou­veaux enjeux de ce siè­cle. Nous devons avoir cette culture de l’évaluation de l’inter­ven­tion et des poli­ti­ques publi­ques, qui ne nous est pas spon­ta­née.

Faute de s’adap­ter en per­ma­nence, le ris­que est grand d’être contraint de se réfor­mer dans l’urgence.

C’était un peu ce qui aurait pu adve­nir de la poli­ti­que de la France dans le domaine du haut-niveau et de ce qu’il est convenu d’appe­ler « le modèle spor­tif fran­çais ».

Si la France conti­nue à se tenir en bonne place dans le concert des nations olym­pi­ques les plus médaillées, il convient de s’inquié­ter d’une lente mais cons­tante érosion. De 1999 à 2008, en quel­ques Olympiades, notre pays est passé, s’agis­sant des médailles d’Or, du 5e au 10e rang…

Sans par­ler de nos déconve­nues suc­ces­si­ves dans nos can­di­da­tu­res à l’orga­ni­sa­tion sur notre ter­ri­toire des grands évènements spor­tifs. J’ai entamé cette réflexion sur l’attrac­ti­vité de la France ; nous ne res­tons pas les bras bal­lants.

La réforme du sport de haut-niveau pré­paré, au nom du Gouvernement, par mon pré­dé­ces­seur, Bernard LAPORTE, enten­dait bien met­tre un terme à cette lente et cons­tante érosion.

Prendre en compte la diver­sité des par­cours vers le plus haut niveau et pri­vi­lé­gier une vision glo­bale du par­cours de l’ath­lète vers l’excel­lence spor­tive, tels sont aujourd’hui les fon­de­ments du modèle spor­tif fran­çais.

Cette nou­velle appro­che de la poli­ti­que du haut niveau ne pou­vait se faire sans une évolution des struc­tu­res char­gées de les met­tre en œuvre.

Nommée Secrétaire d’Etat aux sports, il me reve­nait de pour­sui­vre la réforme enga­gée.

Avec le souci per­ma­nent d’en expli­quer inlas­sa­ble­ment le sens , et d’abord à ceux qui sont les pre­miers concer­nés par sa mise en œuvre.

C’est pour­quoi je suis ici parmi vous.

Certes, un dis­cours seul ne suf­fit pas : il y a une vraie péda­go­gie à inven­ter, une méthode à pro­mou­voir, fai­tes de clarté sur le cap à tenir. C’’est ma res­pon­sa­bi­lité de vous le don­ner.

Je crois en l’échange et au dia­lo­gue. Les meilleu­res réfor­mes sont cel­les qui ont été expli­quées, concer­tées, avant d’être appli­quées. On ne fait rien d’en haut, dans le secret des bureaux. Il y a un dis­cours de la méthode sociale. Et une pra­ti­que exem­plaire à met­tre en œuvre.

Le dia­lo­gue social que j’ai engagé avec les orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les repré­sen­ta­ti­ves des per­son­nels pro­cède de cette exi­gence : il serait peu effi­cace, si au niveau local, dans le ser­vice, dans l’établissement, au sein de l’unité de tra­vail, le mana­ge­ment au quo­ti­dien n’était pas animé de la même volonté de dia­lo­gue et d’expli­ca­tion.

Je le dis au chefs d’établissements de notre réseau, comme je l’ai dit, il y a quel­ques semai­nes à Paris, aux direc­teurs régio­naux dési­gnés comme pré­fi­gu­ra­teurs des nou­vel­les direc­tions régio­na­les de la jeu­nesse, des sports et de la cohé­sion sociale : le dia­lo­gue social interne ne se délè­gue pas : c’est votre res­pon­sa­bi­lité pre­mière de le nour­rir, de le faire vivre.

Mesdames et Messieurs, je vou­drais sou­li­gner main­te­nant devant vous l’impor­tance des chan­tiers au sein des établissements du minis­tère chargé des sports.

Les mis­sions des CREPS sont recen­trées autour de 2 objec­tifs prio­ri­tai­res :

- l’accueil des spor­tifs de haut niveau, d’une part.

- l’offre de for­ma­tions aux diplô­mes condui­sant aux métiers de l’ani­ma­tion et du sport, dans le sec­teur de l’envi­ron­ne­ment spé­ci­fi­que et là où l’offre pri­vée, asso­cia­tive ou mar­chande, est encore insuf­fi­sante, d’autre part.
Certes, un tel recen­trage requiert pro­ba­ble­ment des tran­si­tions, le pas­sage d’un modèle économique à un autre au sein de nos établissements ne se décré­tant pas.
Il revient au direc­teur des sports, en sa qua­lité de nou­velle auto­rité de tutelle du réseau natio­nal des établissements, d’être garant de l’appli­ca­tion dans la durée de ces nou­vel­les orien­ta­tions. Non par dogme, mais parce que ces efforts d’adap­ta­tion sont les meilleurs rem­parts, à l’ave­nir, pour le déve­lop­pe­ment et de valo­ri­sa­tion du réseau. Et de sa péren­ni­sa­tion.

Pour confor­ter cette réforme, de grands chan­tiers sta­tu­tai­res concer­nant les établissements du Ministère chargé des sports sont en cours.

- Le décret trans­for­mant l’INSEP, devenu « Institut natio­nal du sport, de l’exper­tise et de la per­for­mance », en grand établissement au sens du Code de l’Education, vient d’être publié, sous la signa­ture de M. le Président de la République, au Journal offi­ciel du 27/11/2009.
Cette réforme sta­tu­taire accom­pa­gne la réno­va­tion com­plète des ins­tal­la­tions et des modes de ges­tion de l’INSEP. Plus de 200 M€ ont été inves­tis par l’Etat depuis 2006 dans la moder­ni­sa­tion du cam­pus du Bois de Vincennes. L’ambi­tion est bien de confor­ter et d’élargir les mis­sions de l’Institut, pour en faire l’établissement de réfé­rence dans le domaine du sport de haut niveau en France. Au titre des nou­vel­les mis­sions de l’INSEP, je n’en cite­rais volon­tai­re­ment que deux, car elles sont emblé­ma­ti­ques de sa nou­velle dimen­sion d’ani­ma­tion ter­ri­to­riale :

La pre­mière concerne l’ani­ma­tion du réseau natio­nal du sport de haut niveau : cette ani­ma­tion va désor­mais s’étendre à l’ensem­ble des établissements natio­naux du minis­tère, ainsi qu’aux struc­tu­res regrou­pées au sein des filiè­res d’accès au sport de haut niveau ;

La seconde tra­duit le nou­veau posi­tion­ne­ment de l’INSEP comme tête de réseau de la recher­che appli­quée au sport et à la per­for­mance spor­tive : cette nou­velle mis­sion amè­nera l’Institut à tis­ser des par­te­na­riats uni­ver­si­tai­res scien­ti­fi­ques et tech­no­lo­gi­ques sur l’ensem­ble du ter­ri­toire natio­nal, mais aussi dans une pers­pec­tive de coo­pé­ra­tion inter­na­tio­nale ren­for­cée. Les CREPS, sou­vent pro­ches de leur envi­ron­ne­ment uni­ver­si­taire, ont évidemment tout à gagner à ce tra­vail en réseau.

L’INSEP sera la pointe du dia­mant de l’excel­lence spor­tive fran­çaise.

Mais n’oublions pas nos autres établissements qui se réfor­ment du même pas, avec la même déter­mi­na­tion et la même ambi­tion :.

- Ainsi, une nou­velle Ecole natio­nale des sports de mon­ta­gne qui regrou­pera en son sein l’actuelle Ecole natio­nale de ski et d’alpi­nisme à Chamonix et le Centre natio­nal du ski nor­di­que et de moyenne mon­ta­gne devrait être créée au tout début de l’année 2010.

- L’Ecole natio­nale d’équitation et son fleu­ron, le Cadre noir de Saumur, for­mera avec les Haras natio­naux un nou­vel Institut fran­çais du che­val et de l’équitation (IFCE) : les tra­vaux pré­pa­ra­toi­res à la fusion sont désor­mais bien avan­cés et un pro­jet de décret a été rédigé à l’issue des concer­ta­tions inter­mi­nis­té­riel­les.

Placé sous la dou­ble tutelle du minis­tère chargé de l’agri­culture et celui chargé des sports, le nou­vel ins­ti­tut per­met­tra à l’ENE de rayon­ner davan­tage sur l’ensem­ble du ter­ri­toire pour sa mis­sion de for­ma­tion et dans le domaine du haut niveau.

Elle béné­fi­ciera, en effet, en plus de son site de SAUMUR dont je sou­haite qu’il devienne le siège du nou­vel Institut du Cheval et de l’Equitation, des ins­tal­la­tions spor­ti­ves de grande qua­lité, pro­priété des Haras natio­naux.

De plus, en liai­son avec la Fédération fran­çaise d’équitation, étroitement asso­ciée à cette réforme, les cava­liers spor­tifs de haut-niveau devraient béné­fi­cier d’un accès faci­lité aux meilleurs che­vaux.

- Les CREPS font l’objet également d’une atten­tion par­ti­cu­lière.

Le pro­jet de texte sta­tu­taire que j’ai demandé au direc­teur des sports de sou­met­tre à la concer­ta­tion traite notam­ment des ques­tions sui­van­tes :
- l’inti­tulé des établissements ; j’ai sou­haité conser­ver l’appel­la­tion CREPS, décli­née comme « cen­tre de res­sour­ces, d’exper­tise et de per­for­mance spor­tive » ;
- l’énoncé des mis­sions prin­ci­pa­les des CREPS, confor­mé­ment aux nou­vel­les prio­ri­tés de l’Etat que j’évoquais il y a un ins­tant. en matière de sport de haut niveau et de for­ma­tion aux métiers du sport et de l’ani­ma­tion ;
- l’orga­ni­sa­tion interne des établissements, avec la pos­si­bi­lité de dis­po­ser de plu­sieurs direc­teurs adjoints pour les CREPS les plus impor­tants et les établissements mul­ti­si­tes ;
- la com­po­si­tion du conseil d’admi­nis­tra­tion, aujourd’hui uni­que­ment cen­trée sur la région et qui doit à l’ave­nir mieux tra­duire le carac­tère natio­nal des établissements, notam­ment avec la pré­sence d’un pré­si­dent de fédé­ra­tion et d’un direc­teur tech­ni­que natio­nal.

A l’image de l’INSEP, il sera prévu de cons­ti­tuer un conseil de la vie du spor­tif et du sta­giaire, qui peut également sié­ger en for­ma­tion dis­ci­pli­naire. Les CREPS sont aussi et sur­tout des établissements de for­ma­tion et, à ce titre, for­ma­tion spor­tive et for­ma­tion citoyenne des jeu­nes spor­tifs accueillis dans nos établissements vont de pair.

Il sera également pro­posé à l’Education natio­nale de trai­ter, dans ce texte, la ques­tion de la sur­veillance des mineurs accueillis, en per­met­tant le recru­te­ment d’assis­tants d’éducation pour exer­cer dans les CREPS.

Je sais com­bien les Chefs d’établissements sont inquiets de la situa­tion actuelle, d’une grande insé­cu­rité juri­di­que pour eux, et, disons-le, pas tou­jours très satis­fai­sante du point de vue de nos valeurs éducatives.

Comme dans le sta­tut actuel, il sera dési­gné pour cha­que CREPS le pré­fet de région comme com­mis­saire du gou­ver­ne­ment, qui sera assisté dans l’exer­cice de cette fonc­tion par le DRJSCS.

Le com­mis­saire du gou­ver­ne­ment pour­rait par ailleurs se voir délé­guer par le minis­tre une par­tie de la tutelle sur les déli­bé­ra­tions du conseil d’admi­nis­tra­tion.

Permettez-moi de m’arrê­ter un ins­tant sur cette dis­po­si­tion.

L’une de mesu­res de la RGPP concer­nant les établissements por­tait sur le ren­for­ce­ment de leur tutelle, sous l’égide désor­mais de la direc­tion des sports. Ce pilo­tage natio­nal ne doit pas pour autant se tra­duire par un trai­te­ment à Paris de tâches, notam­ment de contrôle, qui pour­raient aussi bien, et pro­ba­ble­ment mieux, être exer­cées au niveau ter­ri­to­rial. Je pense en par­ti­cu­lier au contrôle de léga­lité. Plus lar­ge­ment, l’affir­ma­tion du carac­tère natio­nal du réseau des établissements et de leur pilo­tage ne doit pas conduire à dis­ten­dre leur lien avec les ter­ri­toi­res.

L’auto­no­mie d’un établissement public dans son champ sta­tu­taire ne lui confère pas un sta­tut d’indé­pen­dance.

Cette auto­no­mie admi­nis­tra­tive et finan­cière ne le dis­pense pas des néces­sai­res coor­di­na­tions avec les autres acteurs de l’Etat, qui se sont vus confier des res­pon­sa­bi­li­tés par­ti­cu­liè­res dans la mise en œuvre des poli­ti­ques de for­ma­tion ou en matière de haut niveau. Il convient notam­ment de ne pas dis­traire les établissements des com­pé­ten­ces ren­for­cées dévo­lues aux nou­vel­les direc­tions régio­na­les de la jeu­nesse des sports et de la cohé­sion sociale.

D’abord, pour une rai­son évidente, qui est aussi une exi­gence et un gage d’effi­ca­cité : la poli­ti­que publi­que du sport est une et cha­cun, au sein des ser­vi­ces et des établissements du minis­tère, y concou­rent.

Ainsi, appli­quée aux CREPS, cette unité d’action que cons­ti­tue la poli­ti­que publi­que du sport, doit nous ame­ner à consi­dé­rer qu’il n’y a pas, a priori, de contra­dic­tion , ni d’oppo­si­tion à faire entre la pré­pa­ra­tion de l’élite et la contri­bu­tion à une mis­sion de cohé­sion sociale, que ce soit par l’inser­tion et la for­ma­tion d’éducateurs, la pro­fes­sion­na­li­sa­tion de ce sec­teur, la pré­ven­tion , l’éthique et la santé des spor­tifs….

Sans atten­dre le nou­veau pro­jet de décret sta­tu­taire désor­mais bien avancé, les chefs d’établissements ont, dès cette année, pu pren­dre la mesure de cette réforme et de l’esprit qui l’ins­pire :
- l’année 2009 vient de voir l’orga­ni­sa­tion, pour la pre­mière fois, d’un vrai dia­lo­gue de ges­tion entre cha­que établissement et l’admi­nis­tra­tion cen­trale ;
- de plus, vont être mis en place, à l’issue d’une évaluation par­ta­gée, de nou­veaux contrats de per­for­mance entre le minis­tère chargé des sports et l’établissement, après consul­ta­tion obli­ga­toire des conseils d’admi­nis­trions.

Je vais avoir l’occa­sion, dans un ins­tant, de signer, avec le direc­teur du Creps, Jean-Pierre Sylla, le pre­mier « contrat de per­for­mance » du CREPS de la région Centre. Ce sera aussi, mon­sieur le Préfet, Mesdames et mes­sieurs les Elus, le pre­mier contrat de per­for­mance jamais signé dans un CREPS.

Je salue le tra­vail accom­pli par l’équipe de direc­tion du CREPS et l’ensem­ble des per­son­nels, mais aussi par la Direction des sports qui a su se sai­sir, dans des délais rapi­des, je tiens à le sou­li­gner, de ses nou­vel­les attri­bu­tions.

Avant cela, je vou­drais vous dire que tout cela n’aurait pas été pos­si­ble ici, à Bourges, ici dans ce beau dépar­te­ment du Cher, ici en région Centre, sans le par­te­na­riat exem­plaire noué entre la col­lec­ti­vité régio­nale, pro­prié­taire des ins­tal­la­tions. La région Centre, par conven­tion avec l’Etat, met ses infra­struc­tu­res à dis­po­si­tion du CREPS de la région Centre, établissement public, opé­ra­teur de l’Etat.

Ce modèle, qui sur le plan patri­mo­nial rap­pelle un peu ce qui se fait avec les lycées et les col­lè­ges, pré­sente plu­sieurs avan­ta­ges évidents :

il per­met au Creps de se consa­crer sur l’essen­tiel de sa mis­sion, l’ingé­nie­rie, la for­ma­tion, l’exper­tise ;

Il favo­rise le déve­lop­pe­ment de syner­gies et l’ancrage ter­ri­to­rial du CREPS, sans contra­rier pour autant son inves­tis­se­ment dans ses mis­sions natio­na­les : une preuve, s’il en fal­lait : la pré­sence ici, depuis 3 jours, de l’ensem­ble des réfé­rents du sport han­di­cap, en pro­ve­nance de tous les dépar­te­ments et régions de la France métro­po­li­taine et d’Outre-Mer et des cor­res­pon­dants han­di­caps des fédé­ra­tions spor­ti­ves, voire de cer­tai­nes col­lec­ti­vi­tés.

J’aurais l’occa­sion en début d’après-midi de m’adres­ser à ce réseau natio­nal « Sport han­di­cap » dont le CREPS de la région Centre assure l’ani­ma­tion, « pour le compte » de l’admi­nis­tra­tion cen­trale. J’allais dire « par délé­ga­tion » de l’admi­nis­tra­tion cen­trale, lap­sus pro­ba­ble­ment révé­la­teur de l’idée que je me fais de la déconcen­tra­tion, qui doit être ren­for­cée, au sein de ce minis­tère des Sports, pour lequel j’ambi­tionne une ima­gi­na­tion sans cesse en mou­ve­ment, créa­trice et expé­ri­men­ta­trice !

La région, dans ce par­te­na­riat, n’est pas pour autant rame­née à un sim­ple rôle de pro­prié­taire.

Certes, elle n’inter­fère en rien sur les mis­sions du CREPS et la res­pon­sa­bi­lité de son direc­teur ; en revan­che, elle trouve son compte, en ter­mes de com­plé­men­ta­rité, de rayon­ne­ment au plan natio­nal, voire inter­na­tio­nal. Elle valo­rise des ins­tal­la­tions d’excel­lence qu’elle n’aurait pro­ba­ble­ment pas cons­trui­tes en l’absence d’un CREPS, point d’appui en région de la stra­té­gie d’excel­lence spor­tive des fédé­ra­tions spor­ti­ves et de leurs direc­tions tech­ni­ques natio­na­les. C’est vrai pour la gym­nas­ti­que, le Basket-ball fémi­nin, l’avi­ron, et demain, le Cyclisme, une fois votre pro­jet de vélo­drome, bien avancé, effec­ti­ve­ment réa­lisé.

Chacun le reconnaît et s’en féli­cite : la pré­sence et l’exer­cice des mis­sions du CREPS, en tant qu’opé­ra­teur natio­nal de la poli­ti­que publi­que du sport, a des retom­bées posi­ti­ves évidentes pour le mou­ve­ment spor­tif régio­nal et la dyna­mi­que spor­tive régio­nale en région Centre.

On n’est nul­le­ment dans l’enche­vê­tre­ment des com­pé­ten­ces et la dilu­tion des res­pon­sa­bi­li­tés.

Au moment où va s’enga­ger une réflexion natio­nale sur la réforme des col­lec­ti­vi­tés loca­les, peut-être fau­drait-il, mes­da­mes et mes­sieurs les Elus et les Parlementaires que nous fas­sions valoir l’inté­rêt et la per­ti­nence de ce modèle ?

Réformer, c’est aussi pro­mou­voir ce qui mar­che, dès l’ins­tant que tout cela s’ins­crit dans la cohé­rence des orien­ta­tions géné­ra­les atten­dues de la réforme en matière de trans­pa­rence et de cla­ri­fi­ca­tion des inter­ven­tions.

Merci à vous de m’avoir accom­pa­gnée dans cette pre­mière ren­contre avec le CREPS de la Région Centre, Merci à vous Monsieur le Vice –pré­si­dent du Conseil régio­nal pour un par­te­na­riat avec l’Etat que vous qua­li­fiez vous-même, dans un récent éditorial de la revue du CREPS, d’ « intel­li­gent ». C’est bien volon­tiers que je reprends à mon compte ce qua­li­fi­ca­tif !

A nou­veau toute ma reconnais­sance à l’ensem­ble des per­son­nels, qui font, au quo­ti­dien, de cet établissement, un établissement d’excel­lence. Je crois qu’il me revient désor­mais, avec vous, Monsieur le Directeur, Cher Monsieur Sylla, de signer le Contrat de per­for­mance 2009 -2012 du CREPS de la Région Centre.

Je vous remer­cie