Le site du Ministère des Sports

Un ministère qui promeut le développement durable

2 juillet 2007

Le minis­tère s’ins­crit réso­lu­ment dans le cadre de la Stratégie Nationale de Développement Durable réac­tua­li­sée le 13 novem­bre 2006 par le Gouvernement.

L’Etat a ainsi voulu donner au développement durable une dimension majeure en l’intégrant dans les politiques publiques et dans le fonctionnement quotidien des services, grâce à des démarches visant en particulier à prendre en compte l’impact de ses activités sur l’environnement.

L’action du minis­tère s’ins­crit dans cette pers­pec­tive, que ce soit dans le domaine de l’éco-res­pon­sa­bi­lité tou­chant à son mode de fonc­tion­ne­ment , dans celui des pro­gram­mes de pro­mo­tion des acti­vi­tés de jeu­nesse et de sports ou dans les for­ma­tions aux métiers de l’ani­ma­tion et de l’enca­dre­ment des acti­vi­tés.

LA DÉMARCHE ET LE DISPOSITIF

Une cel­lule per­ma­nente inter-direc­tions du déve­lop­pe­ment dura­ble a été mise en place par le minis­tre au plan natio­nal.

Pilotée par le Haut Fonctionnaire pour le déve­lop­pe­ment dura­ble et regrou­pant des repré­sen­tants de cha­cune des direc­tions de l’admi­nis­tra­tion cen­trale, elle est un lieu d’ana­lyse et de pro­po­si­tions en matière de déve­lop­pe­ment dura­ble dans le champs « Jeunesse et Sports ».

Elle assure également le suivi des mesu­res qui ont été adop­tées par le minis­tre et les direc­teurs de l’admi­nis­tra­tion cen­trale.

L’ÉCORESPONSABILITÉ

A l’admi­nis­tra­tion cen­trale

L’emmé­na­ge­ment du minis­tère dans de nou­veaux locaux, en 2004, a per­mis de divi­ser par 8 la consom­ma­tion d’eau grâce à des équipements per­for­mants.

L’admi­nis­tra­tion cen­trale a porté une grande atten­tion aux économies d’énergie en équipant ses locaux de lam­pes à basse consom­ma­tion. De même, elle a mené une poli­ti­que volon­ta­riste en pri­vi­lé­giant l’envoi des docu­ments par voie électronique et pra­ti­quant une poli­ti­que sys­té­ma­ti­que d’achat de papier recy­clé.

Un effort est également fait avec les consom­ma­bles infor­ma­ti­ques et les car­tou­ches d’encre des impri­man­tes qui sont col­lec­tés pour être ensuite don­nés à une asso­cia­tion cari­ta­tive assu­rant leur recy­clage et conci­lier ainsi déve­lop­pe­ment dura­ble et action sociale. La situa­tion des locaux, à proxi­mité immé­diate d’une inter­connexion de tous les réseaux de trans­ports en Ile-de-France, encou­rage son accès par les trans­ports en com­mun.

Dans les ser­vi­ces déconcen­trés et des établissements publics

Chaque année, l’ensem­ble des ser­vi­ces déconcen­trés et des établissements doi­vent dres­ser un état des consom­ma­tions en eau, en énergie ou en papier, et pren­dre des ini­tia­ti­ves concrè­tes pour une meilleure maî­trise des pro­duc­tions de déchets et de leur valo­ri­sa­tion dans les filiè­res de recy­clage. Cette enquête est conçue comme un outil péda­go­gi­que des­tiné à met­tre en relief les efforts réa­li­sés. Un guide métho­do­lo­gi­que a d’ailleurs été adressé aux ser­vi­ces afin de les aider dans la mise en œuvre des bon­nes pra­ti­ques.

Un bilan ther­mi­que des patri­moi­nes bâtis des établissements sera réa­lisé à par­tir de 2007, dans un but de mise en confor­mité pro­gres­sive aux nor­mes Haute Qualité Environnementale. Le res­pect de la bio­di­ver­sité est également pri­vi­lé­gié, par exem­ple dans le cadre de l’impor­tante opé­ra­tion de réno­va­tion de l’Institut natio­nal du sport et de l’éducation phy­si­que (INSEP) ou la créa­tion du CREPS du Centre, tant en matière de struc­ture des bâti­ments que de pro­tec­tion de l’envi­ron­ne­ment.

La sen­si­bi­li­sa­tion et le per­fec­tion­ne­ment des per­son­nels accom­pa­gnent ces mesu­res tant au plan natio­nal qu’au plan régio­nal.

LES POLITIQUES PUBLIQUES

Le par­te­na­riat avec les acteurs du monde spor­tif

En appui d’ini­tia­ti­ves de fédé­ra­tions spor­ti­ves, le minis­tère agit en étroite rela­tion avec les orga­nis­mes ges­tion­nai­res d’espa­ces natu­rels et les asso­cia­tions en charge de la bio­di­ver­sité et de la pro­tec­tion de l’envi­ron­ne­ment. Il s’inves­tit pour créer les condi­tions du dia­lo­gue et de la concer­ta­tion à tous les niveaux.

Il conduit ainsi une action volon­ta­riste visant notam­ment à mieux pren­dre en compte, au plan inter­mi­nis­té­riel, les sports de nature dans les poli­ti­ques publi­ques avec la mise en place d’ins­tan­ces de concer­ta­tion dépar­te­men­ta­les , les CDESI (com­mis­sions dépar­te­men­ta­les des espa­ces, sites et iti­né­rai­res) des­ti­nées à pro­po­ser des pro­gram­mes favo­ri­sant une meilleure ges­tion des espa­ces natu­rels. A la fin de 2007, une 40 aine de CDESI devrait être opé­ra­tion­nelle sur le ter­ri­toire.

Par ailleurs, une charte a été signée entre le minis­tère, celui de l’écologie et du déve­lop­pe­ment dura­ble et la fédé­ra­tion fran­çaise de golf. L’objec­tif est de veiller à une ges­tion de l’eau plus ration­nelle et res­pec­tueuse de l’envi­ron­ne­ment ainsi qu’au main­tien et à la pré­ser­va­tion de la faune et de la flore sur les ter­rains de jeux.

Plusieurs dizai­nes de pro­jets natio­naux ont ainsi été accom­pa­gnés par le minis­tère dans dif­fé­ren­tes dis­ci­pli­nes spor­ti­ves. Un bud­get de 300 000 euros est affecté cha­que année au finan­ce­ment d’actions de déve­lop­pe­ment dura­ble por­tés par les fédé­ra­tions, tel le pro­gramme de recy­clage des bateaux usa­gés pour la voile ou le dis­po­si­tif Eco-veille des­tiné à signa­ler toute pol­lu­tion ou dégra­da­tion sur les sen­tiers et che­mins de ran­don­née pédes­tre.

La Coupe du Monde de Rugby orga­ni­sée en France en 2007 est l’occa­sion de met­tre en évidence l’inté­gra­tion du déve­lop­pe­ment dura­ble dans la ges­tion des grands événements spor­tifs. Après la réa­li­sa­tion d’un bilan car­bone , un pro­gramme d’actions concrè­tes est mis en place inté­res­sant les trans­ports ( le rail est pri­vi­lé­gié ), la pro­duc­tion d’énergie (ins­tal­la­tions solai­res dans des sta­des), la col­lecte sélec­tive des déchets, la for­ma­tion des 6000 « volon­tai­res », la sen­si­bi­li­sa­tion des jeu­nes etc ...

Le Comité natio­nal olym­pi­que et spor­tif fran­çais (CNOSF) a, pour sa part, adopté, dès l’année 2003, « l’Agenda 21 du sport », véri­ta­ble pro­gramme d’action du mou­ve­ment spor­tif fran­çais dans le domaine du déve­lop­pe­ment dura­ble et de la bio­di­ver­sité. Il s’agit :

  • de faire pleinement prendre en compte la protection de la nature dans les politiques, les règlements et les modes de gestion des organisations sportives ;
  • d’intégrer les normes environnementales dans les cahiers des charges de conception et de gestion des matériels sportifs et des installations ;
  • de prêter un soin particulier à la localisation des équipements sportifs pour minimiser la consommation d’espace et limiter la consommation d’énergie liée aux déplacements.

Le minis­tère a par­ti­cipé à la cons­truc­tion de cet agenda et s’emploie à sui­vre sa mise en œuvre dans le cadre, notam­ment, du Conseil natio­nal du déve­lop­pe­ment du sport.

Les actions en direc­tion de la jeu­nesse

La jeu­nesse est par­ti­cu­liè­re­ment sen­si­ble à la pré­ser­va­tion de la pla­nète.

Les dis­po­si­tifs minis­té­riels témoi­gnent de cet inté­rêt. Près d’un tiers des actions liées aux « poli­ti­ques éducatives ter­ri­to­ria­les » concer­nent l’envi­ron­ne­ment. Les dis­po­si­tifs « Envie d’agir », « chan­tiers de jeu­nes » comme les cen­tres de vacan­ces et de loi­sirs favo­ri­sent la prise de cons­cience et les réa­li­sa­tions dans ce sec­teur.

Les for­ma­tions aux métiers de l’ani­ma­tion

Les métiers de l’enca­dre­ment des acti­vi­tés spor­ti­ves et socio-éducatives doi­vent inté­grer les pro­blé­ma­ti­ques de déve­lop­pe­ment dura­ble.

Le minis­tère cher­che donc à pro­mou­voir un ensei­gne­ment sur le déve­lop­pe­ment dura­ble et les bases d’une éducation à l’envi­ron­ne­ment dans un nom­bre gran­dis­sant de for­ma­tions qua­li­fian­tes et pro­fes­sion­nel­les.