L’action du ministère s’inscrit dans cette perspective, que ce soit dans le domaine de l’éco-responsabilité touchant à son mode de fonctionnement , dans celui des programmes de promotion des activités de jeunesse et de sports ou dans les formations aux métiers de l’animation et de l’encadrement des activités.
LA DÉMARCHE ET LE DISPOSITIF
Une cellule permanente inter-directions du développement durable a été mise en place par le ministre au plan national.
Pilotée par le Haut Fonctionnaire pour le développement durable et regroupant des représentants de chacune des directions de l’administration centrale, elle est un lieu d’analyse et de propositions en matière de développement durable dans le champs « Jeunesse et Sports ».
Elle assure également le suivi des mesures qui ont été adoptées par le ministre et les directeurs de l’administration centrale.
L’ÉCORESPONSABILITÉ
A l’administration centrale
L’emménagement du ministère dans de nouveaux locaux, en 2004, a permis de diviser par 8 la consommation d’eau grâce à des équipements performants.
L’administration centrale a porté une grande attention aux économies d’énergie en équipant ses locaux de lampes à basse consommation. De même, elle a mené une politique volontariste en privilégiant l’envoi des documents par voie électronique et pratiquant une politique systématique d’achat de papier recyclé.
Un effort est également fait avec les consommables informatiques et les cartouches d’encre des imprimantes qui sont collectés pour être ensuite donnés à une association caritative assurant leur recyclage et concilier ainsi développement durable et action sociale. La situation des locaux, à proximité immédiate d’une interconnexion de tous les réseaux de transports en Ile-de-France, encourage son accès par les transports en commun.
Dans les services déconcentrés et des établissements publics
Chaque année, l’ensemble des services déconcentrés et des établissements doivent dresser un état des consommations en eau, en énergie ou en papier, et prendre des initiatives concrètes pour une meilleure maîtrise des productions de déchets et de leur valorisation dans les filières de recyclage. Cette enquête est conçue comme un outil pédagogique destiné à mettre en relief les efforts réalisés. Un guide méthodologique a d’ailleurs été adressé aux services afin de les aider dans la mise en œuvre des bonnes pratiques.
Un bilan thermique des patrimoines bâtis des établissements sera réalisé à partir de 2007, dans un but de mise en conformité progressive aux normes Haute Qualité Environnementale. Le respect de la biodiversité est également privilégié, par exemple dans le cadre de l’importante opération de rénovation de l’Institut national du sport et de l’éducation physique (INSEP) ou la création du CREPS du Centre, tant en matière de structure des bâtiments que de protection de l’environnement.
La sensibilisation et le perfectionnement des personnels accompagnent ces mesures tant au plan national qu’au plan régional.
LES POLITIQUES PUBLIQUES
Le partenariat avec les acteurs du monde sportif
En appui d’initiatives de fédérations sportives, le ministère agit en étroite relation avec les organismes gestionnaires d’espaces naturels et les associations en charge de la biodiversité et de la protection de l’environnement. Il s’investit pour créer les conditions du dialogue et de la concertation à tous les niveaux.
Il conduit ainsi une action volontariste visant notamment à mieux prendre en compte, au plan interministériel, les sports de nature dans les politiques publiques avec la mise en place d’instances de concertation départementales , les CDESI (commissions départementales des espaces, sites et itinéraires) destinées à proposer des programmes favorisant une meilleure gestion des espaces naturels. A la fin de 2007, une 40 aine de CDESI devrait être opérationnelle sur le territoire.
Par ailleurs, une charte a été signée entre le ministère, celui de l’écologie et du développement durable et la fédération française de golf. L’objectif est de veiller à une gestion de l’eau plus rationnelle et respectueuse de l’environnement ainsi qu’au maintien et à la préservation de la faune et de la flore sur les terrains de jeux.
Plusieurs dizaines de projets nationaux ont ainsi été accompagnés par le ministère dans différentes disciplines sportives. Un budget de 300 000 euros est affecté chaque année au financement d’actions de développement durable portés par les fédérations, tel le programme de recyclage des bateaux usagés pour la voile ou le dispositif Eco-veille destiné à signaler toute pollution ou dégradation sur les sentiers et chemins de randonnée pédestre.
La Coupe du Monde de Rugby organisée en France en 2007 est l’occasion de mettre en évidence l’intégration du développement durable dans la gestion des grands événements sportifs. Après la réalisation d’un bilan carbone , un programme d’actions concrètes est mis en place intéressant les transports ( le rail est privilégié ), la production d’énergie (installations solaires dans des stades), la collecte sélective des déchets, la formation des 6000 « volontaires », la sensibilisation des jeunes etc ...
Le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) a, pour sa part, adopté, dès l’année 2003, « l’Agenda 21 du sport », véritable programme d’action du mouvement sportif français dans le domaine du développement durable et de la biodiversité. Il s’agit :
- de faire pleinement prendre en compte la protection de la nature dans les politiques, les règlements et les modes de gestion des organisations sportives ;
- d’intégrer les normes environnementales dans les cahiers des charges de conception et de gestion des matériels sportifs et des installations ;
- de prêter un soin particulier à la localisation des équipements sportifs pour minimiser la consommation d’espace et limiter la consommation d’énergie liée aux déplacements.
Le ministère a participé à la construction de cet agenda et s’emploie à suivre sa mise en œuvre dans le cadre, notamment, du Conseil national du développement du sport.
Les actions en direction de la jeunesse
La jeunesse est particulièrement sensible à la préservation de la planète.
Les dispositifs ministériels témoignent de cet intérêt. Près d’un tiers des actions liées aux « politiques éducatives territoriales » concernent l’environnement. Les dispositifs « Envie d’agir », « chantiers de jeunes » comme les centres de vacances et de loisirs favorisent la prise de conscience et les réalisations dans ce secteur.
Les formations aux métiers de l’animation
Les métiers de l’encadrement des activités sportives et socio-éducatives doivent intégrer les problématiques de développement durable.
Le ministère cherche donc à promouvoir un enseignement sur le développement durable et les bases d’une éducation à l’environnement dans un nombre grandissant de formations qualifiantes et professionnelles.

