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Prévention et lutte contre le dopage

La lutte contre le dopage constitue une préoccupation forte du ministère de la santé et des sports. Car s’il convient d’écarter les discours réducteurs laissant à penser que tous les sportifs seraient soit dopés, soit complices, il est indéniable que le dopage affecte une grande variété de disciplines sportives, et ce à tous les niveaux de pratique. La volonté politique de lutter contre le dopage du ministère s’est concrétisée ces dernières années par une série de mesures et d’initiatives dans un double objectif :

- insé­rer la France dans le concert inter­na­tio­nal en met­tant en har­mo­nie les dis­po­si­tions appli­ca­bles sur le ter­ri­toire natio­nal avec les orien­ta­tions inter­na­tio­na­les :

. pour reconnaî­tre le rôle et les mis­sions de l’Agence mon­diale anti­do­page (AMA) créée en 1999,

. pour tenir compte des prin­ci­pes du code mon­dial adopté en 2003, entré en vigueur en 2004 et révisé en 2009,

. pour rati­fier la conven­tion inter­na­tio­nale contre le dopage dans le sport adop­tée en octo­bre 2005 sous l’égide de l’UNESCO

- ren­for­cer l’effi­ca­cité et amé­lio­rer la lisi­bi­lité du dis­po­si­tif natio­nal au tra­vers d’une réor­ga­ni­sa­tion ins­ti­tu­tion­nelle par :

. la créa­tion, en octo­bre 2006, de l’Agence fran­çaise de lutte contre le dopage (AFLD), auto­rité publi­que indé­pen­dante dotée de la per­son­na­lité morale,

. le recen­trage des mis­sions du minis­tère vers la pré­ven­tion, la recher­che et la lutte contre les tra­fics de pro­duits dopants.

La lutte contre le dopage en France est régie par le code du sport (Livre deuxième, titres III et IV, arti­cles L. 232-1 à L. 232-31, L. 241-1 à L. 241-10, D. 232-1 à R. 232-98, R. 241-1 à R. 241-26).