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Déroulement d’un contrôle antidopage

20 juin 2011

Tout sportif (qu’il soit licencié ou non) participant à une compétition nationale, régionale ou départementale, organisée ou autorisée par une fédération, ou à un entraînement préparant à une compétition, peut être contrôlé. Le but de ces contrôles, organisés par l’Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD), directement ou par l’intermédiaire d’une direction régionale et départementale de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale, éventuellement à la demande d’une fédération sportive, consiste à rechercher, dans l’urine ou dans la sang du sportif, la présence de produits figurant sur la liste des substances interdites fixées par le décret no 2011-1947 du 23 décembre 2011 adopté le 7 novembre 2011 à Strasbourg, et à l’annexe 1 de la convention internationale contre le dopage dans le sport, adopté le 14 novembre 2011 à Paris (1). Les personnes chargées des prélèvements sont désignées par la liste établie par l’AFLD à cet effet. Seuls des médecins et des infirmier(e)s ainsi que des techniciens de laboratoire peuvent précéder à des prélèvements sanguins. Le préleveur responsable du contrôle est muni d’un ordre de mission émanant de l’AFLD ou d’une DRDJS. Il s’assure la collaboration d’un délégué fédéral.

Le contrôle doit s’effec­tuer dans un endroit spé­cia­le­ment amé­nagé à cet effet. Les orga­ni­sa­teurs doi­vent pré­voir des bois­sons indi­vi­duel­les scel­lées pour favo­ri­ser la rapi­dité des pré­lè­ve­ments. Le maté­riel de pré­lè­ve­ment est fourni, scellé, au pré­le­veur.

Sur le fon­de­ment des règle­ments des fédé­ra­tions ou selon l’ordre de mis­sion, le spor­tif contrôlé est choisi par le pré­le­veur, qui déter­mine lui-même ce choix en s’aidant au besoin du tirage au sort ou des résul­tats d’une com­pé­ti­tion. Le pré­le­veur ou la per­sonne qu’il dési­gne pour pro­cé­der au pré­lè­ve­ment remet per­son­nel­le­ment au spor­tif une noti­fi­ca­tion indi­vi­duelle à contre­si­gner. Le spor­tif doit se pré­sen­ter à la salle de contrôle (muni d’une pièce d’iden­tité ; seul ou accom­pa­gné d’un mem­bre de son entou­rage). En cas de refus ou d’abs­ten­tion, le spor­tif peut être sanc­tionné de la même façon que s’il était convaincu de dopage.

Afin de pré­ve­nir toute ten­ta­tive de tri­che­rie, la pro­cé­dure de recueil d’urine se déroule tou­jours sous l’œil du pré­le­veur. L’urine recueillie est répar­tie dans deux fla­cons scel­lés et codés.

Un contrôle anti­do­page peut com­pren­dre un entre­tien médi­cal avec le spor­tif. La prise de médi­ca­ments, comme le béné­fice d’une AUT ou d’une décla­ra­tion d’usage lors­que la pro­cé­dure de déli­vrance sera entrée en appli­ca­tion, doit être men­tion­née dans le pro­cès-ver­bal du contrôle.

Un pro­cès-ver­bal réca­pi­tu­la­tif est rédigé par le pré­le­veur en plu­sieurs exem­plai­res. Il com­prend les numé­ros de code des fla­cons ainsi que tous les ren­sei­gne­ments four­nis par le spor­tif. Ce der­nier doit relire le pro­cès-ver­bal avant de le signer. Le pré­le­veur en fait de même. A l’issue du pré­lè­ve­ment, le spor­tif repart avec un exem­plaire du pro­cès-ver­bal.

Les échantillons sont trans­mis au dépar­te­ment des ana­ly­ses de l’Agence Française de Lutte contre le Dopage. La recher­che des sub­stan­ces inter­di­tes se fait sur le fla­con A, le fla­con B étant sto­cké en vue d’une éventuelle contre-exper­tise. Les résul­tats sont envoyés confi­den­tiel­le­ment au pré­si­dent de la fédé­ra­tion concer­née, qui doit en infor­mer le spor­tif licen­cié. L’AFLD informe le spor­tif s’il est non licen­cié d’une fédé­ra­tion spor­tive fran­çaise.