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Les programmes d’actions ciblés

23 juillet 2008

La poli­ti­que spor­tive inter­na­tio­nale menée par la France a, notam­ment, pour objec­tif de pro­mou­voir l’attrac­ti­vité du ter­ri­toire fran­çais. Il s’agit de faire de la France, sous la hou­lette du délé­gué inter­mi­nis­té­riel aux grands événements spor­tifs, une terre d’accueil d’événements de grande enver­gure, fac­teurs impor­tants de pro­mo­tion de la pra­ti­que spor­tive. Afin de ren­for­cer le rayon­ne­ment spor­tif de la France, le Ministère des Sports et le mou­ve­ment spor­tif déve­lop­pent également des stra­té­gies visant à pro­mou­voir la pré­sence de res­pon­sa­bles fran­çais au sein des ins­tan­ces spor­ti­ves inter­na­tio­na­les et le recours à la lan­gue fran­çaise en ces lieux.

La défense et la valorisation de la langue Française au sein des instances internationales

Utilisation de la lan­gue fran­çaise au sein du mou­ve­ment spor­tif inter­na­tio­nal et dans le cadre des jeux Olympiques.

La charte olym­pi­que sti­pule dans sa règle 24 que le fran­çais et l’anglais sont les deux lan­gues offi­ciel­les du Comité International Olympique (CIO) et qu’en cas de diver­gence, seul le fran­çais fait foi. Les auto­ri­tés fran­çai­ses ont donc tou­jours veillé à la pré­ser­va­tion de cet équilibre lin­guis­ti­que.

Lorsqu’à l’issue des jeux olym­pi­ques de Lillehammer (Norvège), en février 1994, cet équilibre leur a paru être rompu, des mesu­res ont été pri­ses pour le réta­blir.

Le Ministère des Sports en France a mis en place et animé à cet effet un groupe de tra­vail inter­mi­nis­té­riel asso­ciant des repré­sen­tants du minis­tère des Affaires étrangères, de la culture et de la com­mu­ni­ca­tion (Délégation géné­rale à la lan­gue fran­çaise), le Comité natio­nal olym­pi­que et spor­tif fran­çais ainsi que des opé­ra­teurs comme l’Institut natio­nal du sport et de l’éducation phy­si­que (INSEP) et des écoles pari­sien­nes d’inter­pré­ta­tion et de tra­duc­tion. Les tra­vaux de ce groupe inter­mi­nis­té­riel se concré­ti­saient par la signa­ture de conven­tions avec les comi­tés d’orga­ni­sa­tion des jeux olym­pi­ques d’Atlanta (Etats-Unis, 1996), de Nagano (Japon, 1998), Sydney (Australie, 2000), Salt Lake City (Etats-Unis, 2002) et la mise en place d’un pro­gramme de sou­tien au fran­çais com­por­tant dif­fé­ren­tes actions. A titre d’exem­ple, on peut men­tion­ner : la mise à dis­po­si­tion de sta­giai­res pour la tra­duc­tion de docu­ments offi­ciels et l’inter­pré­ta­tion pen­dant la période de dérou­le­ment des jeux, la réa­li­sa­tion d’un lexi­que bilin­gue ou tri­lin­gue spé­cia­lisé dans le voca­bu­laire spor­tif, la tra­duc­tion des sites Internet dédiés aux jeux, la for­ma­tion au fran­çais de volon­tai­res étrangers ou de mem­bres des dif­fé­rents comi­tés d’orga­ni­sa­tion.

Depuis 2004, l’Organisation inter­na­tio­nale de la Francophonie (OIF) s’est inté­res­sée à la ques­tion de la pré­sence du fran­çais aux J.O. Son action s’est tra­duite notam­ment par la recher­che de syner­gies avec d’autres pays fran­co­pho­nes et la dési­gna­tion d’un « grand témoin », per­son­na­lité exté­rieure char­gée de l’évaluation de la pré­sence du fran­çais durant les jeux. Monsieur Hervé Bourges s’est char­gée de cette tâche aux J.O. d’Athènes (été 2004). Madame Lise Bissonnette, pré­si­dente-direc­trice-géné­rale de la biblio­thè­que natio­nale du Québec, lui a suc­cédé lors des jeux olym­pi­ques d’hiver à Turin (Italie, 2006). Et c’est à Monsieur Jean-Pierre Raffarin, ancien Premier minis­tre et séna­teur, qu’est reve­nue la res­pon­sa­bi­lité de pro­cé­der à l’évaluation des jeux olym­pi­ques de Pékin.

En ce qui concerne les J.O. de Pékin, le Secrétaire géné­ral de l’OIF, Monsieur Abdou Diouf, a signé per­son­nel­le­ment la conven­tion de par­te­na­riat liant l’OIF au comité d’orga­ni­sa­tion chi­nois. La céré­mo­nie a eu lieu à Pékin, le 26 novem­bre 2007, en pré­sence des pré­si­dents chi­nois et fran­çais, Messieurs Hu Jintao et Nicolas Sarkozy.

Depuis lors, le Ministère des Sports a confié la pré­si­dence du groupe de tra­vail inter­mi­nis­té­riel au minis­tère des Affaires étrangères et euro­péen­nes, mais il y garde une place très active en y appor­tant son expé­rience et des connais­san­ces tech­ni­ques pro­pres au milieu du sport.

La com­mis­sion spé­cia­li­sée de ter­mi­no­lo­gie et néo­lo­gie du minis­tère chargé des sports

A l’image des autres dépar­te­ments minis­té­riels, le Ministère des Sports , est chargé de faire res­pec­ter les dis­po­si­tions de la loi n° 94-665 du 4 août 1994 rela­tive à l’emploi de la lan­gue fran­çaise dans le domaine rele­vant de sa com­pé­tence. Il est notam­ment impli­qué dans cette mis­sion, en rai­son du carac­tère très varié, tech­ni­que et évolutif du lan­gage spor­tif, avec en par­ti­cu­lier l’émergence de nou­vel­les pra­ti­ques spor­ti­ves, et de la spé­ci­fi­cité du contexte inter­na­tio­nal où domine sou­vent la pra­ti­que de l’anglais.
Un décret du 3 juillet 1996 sti­pule que cha­que minis­tère doit nom­mer et main­te­nir une com­mis­sion spé­cia­li­sée de ter­mi­no­lo­gie et de néo­lo­gie dont les mis­sions sont :
• d’établir les cas où il est besoin de com­plé­ter le voca­bu­laire fran­çais ;
• de pro­po­ser des ter­mes per­ti­nents, accom­pa­gnés de leur défi­ni­tion.
• de concou­rir à la dif­fu­sion des ter­mes et défi­ni­tions rete­nus.

Chaque com­mis­sion béné­fi­cie de deux appuis au sein de son minis­tère pour le suivi, la dif­fu­sion et la pro­mo­tion de ses tra­vaux :
• Un haut fonc­tion­naire de ter­mi­no­lo­gie.
• Un ser­vice dési­gné pour assu­rer son secré­ta­riat géné­ral.

Cette com­mis­sion spé­cia­li­sée sou­met des fiches ter­mi­no­lo­gi­ques qu’elle a élaborées à une Commission géné­rale, qui les exa­mine avant de les trans­met­tre à l’Académie fran­çaise dont l’avis condi­tionne la publi­ca­tion au Journal offi­ciel de la République Française.

L’ensem­ble du dis­po­si­tif est coor­donné par la délé­ga­tion géné­rale à la lan­gue fran­çaise et aux lan­gues de France (DGLFLF).

En ce qui concerne la jeu­nesse et les sports, la com­mis­sion spé­cia­li­sée com­prend une tren­taine de mem­bres, tous béné­vo­les, dont :
• 35% sont des repré­sen­tants du mou­ve­ment spor­tif,
• 23% des repré­sen­tants de l’admi­nis­tra­tion,
• 20% des lexi­co­lo­gues ou des ter­mi­no­lo­gues,
• 11% des jour­na­lis­tes de la presse écrite ou par­lée
• 10% des repré­sen­tants de l’Académie fran­çaise et de la DGLFLF
• et un repré­sen­tant des pra­ti­quants des jeux de l’esprit.

La com­po­si­tion de la com­mis­sion spé­cia­li­sée de ter­mi­no­lo­gie et de néo­lo­gie de la jeu­nesse et des sports, dont le man­dat s’étend sur la période 2005-2009, s’établit comme suit :

Président : George-Ray JABALOT.

Haut fonc­tion­naire de ter­mi­no­lo­gie : En cours de dési­gna­tion.

Secrétaire géné­rale : Michèle TOUSSAINT (qui a suc­cédé à Jean-Luc JANISZEWSKI).
Membres : Catherine ABELA, Patrick BACRY, Gabriel BERNASCONI, Pascal BERREST, Jacques BLOSCISZEWSKI, Jean-Louis BOUJON, Sandrine BRETAGNE, Maurice BRUZEK, Roy COMPTE, Isabelle DAGUIN-CASWELL, Stéphane DESCAVES, Claude-Louis GALLIEN, Jean-Pierre GAREL, Michel GIRAULT, Patrick ISSERT, Bertrand JARRIGE, Pascale LAFITTE-CERTA, Philippe MACHU, Patrick MALKA, Stéphane MARTIN LAPRADE, Thierry MAUDET, Claire RANGOUSSIS, José SAVOYE, Maryvonne SIMONEAU, Valérie SIMONPIETRI, Christiane TETET, Jean UZAN, Annick WAGNER.
Correspondants per­ma­nents : Michel FARDEAU, au titre de l’Académie des scien­ces, Jean-Mathieu PASQUALINI, au titre de l’Académie fran­çaise, Etienne QUILLOT, au titre de la DGLFL.

Le rôle des Français au sein des instances sportives internationales

La pré­sence de nos com­pa­trio­tes aux niveaux déci­sion­nels dans les ins­tan­ces spor­ti­ves inter­na­tio­na­les cons­ti­tue un enjeu impor­tant sur les plans spor­tif, poli­ti­que et économique. Elle par­ti­cipe au rayon­ne­ment de notre modèle spor­tif, et de notre lan­gue. A ce titre, la pro­mo­tion du rôle des Français au sein des ins­tan­ces spor­ti­ves inter­na­tio­na­les fait l’objet d’un sou­tien concerté avec le mou­ve­ment spor­tif et d’un suivi spé­ci­fi­que au sein de la Direction des Sports.

Le suivi des grands évènements sportifs internationaux

Le délé­gué inter­mi­nis­té­riel aux grands événements spor­tifs nommé en décem­bre 2008 est Monsieur Frederic Jugnet. Haut res­pon­sa­ble natio­nal en matière d’accueil d’événements supra-natio­naux, il conseille le gou­ver­ne­ment, anime et coor­donne les acti­vi­tés des admi­nis­tra­tions de l’Etat et des établissements publics natio­naux, sus­cite les ini­tia­ti­ves, ren­contre et encou­rage les auteurs de pro­jets. Il assure les rela­tions entre l’Etat et les comi­tés d’orga­ni­sa­tion, contri­bue à l’infor­ma­tion du public et à la valo­ri­sa­tion du savoir-faire fran­çais hors de nos fron­tiè­res. L’action de la direc­tion des sports du minis­tère de la santé et des sports - Secrétariat d’Etat aux sports - vient en sou­tien à ces inter­ven­tions au som­met de l’Etat. Elle s’appli­que essen­tiel­le­ment aux cham­pion­nats et cou­pes d’Europe, aux cham­pion­nats et cou­pes du monde, ainsi qu’aux mani­fes­ta­tions excep­tion­nel­les tel­les que les Universiades, les Jeux médi­ter­ra­néens, les Jeux de la fran­co­pho­nie et d’autres Jeux à voca­tion régio­nale ou thé­ma­ti­que. Ses inter­ven­tions s’arti­cu­lent autour de trois concepts-clé : la veille, l’ana­lyse et le conseil.

La veille : Soucieuse de ren­for­cer sa capa­cité d’anti­ci­pa­tion, la direc­tion des sports sou­haite mieux connaî­tre et pré­voir les grands événements spor­tifs que les fédé­ra­tions spor­ti­ves fran­çai­ses se voient attri­buer ou pour l’orga­ni­sa­tion des­quels elles aime­raient se por­ter can­di­da­tes. Des outils de recen­se­ment sont créés et un dia­lo­gue per­ma­nent avec les fédé­ra­tions a été ins­tauré afin de sui­vre les démar­ches entre­pri­ses par ces der­niè­res pour l’orga­ni­sa­tion des grands événements spor­tifs inter­na­tio­naux.
L’ana­lyse et le finan­ce­ment : La capa­cité d’exper­tise du minis­tère de la santé et des sports - Secrétariat d’Etat aux sports - per­met de mieux appré­cier l’oppor­tu­nité de la mani­fes­ta­tion au regard notam­ment du posi­tion­ne­ment de la France au plan inter­na­tio­nal et du déve­lop­pe­ment de la dis­ci­pline. L’exper­tise tech­ni­que porte sur le sta­tut juri­di­que du comité d’orga­ni­sa­tion, sur les consé­quen­ces en matière bud­gé­taire, fis­cale, doua­nière, etc... Au niveau finan­cier, le minis­tère et le CNDS peu­vent être sol­li­ci­tés pour par­ti­ci­per, par l’attri­bu­tion de sub­ven­tions, à l’équilibre du bud­get de la mani­fes­ta­tion.
Le conseil : Il s’agit là d’une capa­cité d’accom­pa­gne­ment, qui per­met de faire béné­fi­cier cer­tai­nes fédé­ra­tions ou comi­tés d’orga­ni­sa­tion de l’expé­rience acquise au fil des ans par la direc­tion des sports dans la pré­pa­ra­tion des grands événements. Si ces actions du minis­tère de la santé et des sports - Secrétariat d’Etat aux sports vien­nent en appui de cel­les du délé­gué inter­mi­nis­té­riel aux grands événements spor­tifs, elles com­plè­tent aussi les dis­po­si­tions pri­ses par le Comité natio­nal olym­pi­que et spor­tif fran­çais. C’est ainsi qu’en 2009 plu­sieurs gran­des com­pé­ti­tions ont pu être pro­gram­mées sur le sol fran­çais : cham­pion­nats du monde de ski alpin, cham­pion­nats du monde de vol libre ou de sport bou­les. L’atten­tion que le minis­tère porte aux grands événements spor­tifs inter­na­tio­naux s’appli­que aussi à l’exté­rieur de nos fron­tiè­res. La pré­pa­ra­tion des Français aux XVIe Jeux Méditerranéens orga­ni­sés à Pescara (Italie) du 26 juin au 5 juillet, et des VIe Jeux de la Francophonie à Beyrouth (Liban, 27 sep­tem­bre au 6 octo­bre 2009) s’ins­cri­vent dans ce cadre.

docu­ments

Décret n° 2008-1142 du 5 novem­bre 2008 ins­ti­tuant un délé­gué inter­mi­nis­té­riel aux grands événements spor­tifs
Décret du 2 décem­bre 2008 por­tant nomi­na­tion du délé­gué inter­mi­nis­té­riel aux grands événements spor­tifs