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Plan de rattrapage des équipements sportifs Seine-St-Denis (Drancy)
| 28/11/2011 |

28 novembre 2011

Monsieur le Ministre,
Monsieur le Maire,
Mesdames et Messieurs les élus,
Mesdames et Messieurs,

Je vou­drais tout d’abord remer­cier Jean-Christophe LAGARDE de nous accueillir dans sa ville de Drancy. Je connais l’impli­ca­tion, le cou­rage, le sens de l’inté­rêt géné­ral qui ani­ment les élus de ce dépar­te­ment. C’est donc un très grand plai­sir de pou­voir, avec mon col­lè­gue Maurice LEROY, vous annon­cer aujourd’hui le lan­ce­ment offi­ciel du plan de rat­tra­page des équipements spor­tifs en Seine-St-Denis.

Nos vil­les, nos ban­lieues, ont besoin du sport.
Vous savez, je demande sou­vent aux per­son­nes que je ren­contre : à quel moment dans la jour­née avez-vous le temps de pen­ser à vous ? Nous avons tous des jour­nées stres­san­tes avec beau­coup de tra­vail, beau­coup de temps de trans­port. Le sport est l’oxy­gène indis­pen­sa­ble à notre équilibre.

J’ai une prio­rité sim­ple : cha­cun doit avoir accès au sport, quel que soit le lieu où il habite.

Ce n’est pas tou­jours pos­si­ble, parce que, dans cer­tains ter­ri­toire, il y a moins d’équipements, moins de clubs. C’est le cas de la Seine-St-Denis, qui a pour­tant une popu­la­tion très jeune à laquelle le sport peut appor­ter énormément.
C’est pour cela que nous avons voulu ce plan de rat­tra­page. Monsieur le Préfet, je sais que vous avez mené un tra­vail de concer­ta­tion consi­dé­ra­ble avec votre direc­tion dépar­te­men­tale de la cohé­sion sociale, avec la direc­tion régio­nale, le minis­tère de la ville, le Centre natio­nal pour le déve­lop­pe­ment du sport, l’Agence Nationale pour la Rénovation Urbaine et les col­lec­ti­vi­tés loca­les.

Cher Christian LAMBERT, je tiens à vous en remer­cier très cha­leu­reu­se­ment.
Le choix a été fait de réno­ver des bâti­ments déjà exis­tants, pour leur don­ner un coup de jeune ou opti­mi­ser leur uti­li­sa­tion.

75 chan­tiers vont être lan­cés dans 34 com­mu­nes. 5 ont d’ailleurs déjà débuté :

- 30 ter­rains de foot­ball ou de rugby seront recou­verts de gazon syn­thé­ti­que. L’avan­tage du revê­te­ment syn­thé­ti­que est de per­met­tre une uti­li­sa­tion beau­coup plus impor­tante qu’avec un gazon natu­rel. Jusqu’à pré­sent, la Seine-St- Denis ne dis­po­sait que de 50 ter­rains syn­thé­ti­ques.

- 32 courts de ten­nis seront cou­verts afin d’être opé­ra­tion­nels par tous les temps et uti­li­sa­bles lors des com­pé­ti­tions régio­nale

- Enfin, 23 gym­na­ses vont être réno­vés ou agran­dis. Ils pour­ront ainsi accueillir davan­tage de public. Par ailleurs, nous avons voulu en faire des équipements éco-dura­bles pour limi­ter les coûts de fonc­tion­ne­ment et nous ins­crire dans la démar­che du Grenelle de l’envi­ron­ne­ment vou­lue par le Président de la République.

Ce plan mobi­li­sera plus de 70 mil­lions d’euros. L’Etat y par­ti­cipe à hau­teur de 15 mil­lions d’euros, dont 9 mil­lions appor­tés par le Centre natio­nal pour le déve­lop­pe­ment du sport. La très grande majo­rité des com­mu­nes can­di­da­tes ont pu voir au moins l’un de leurs pro­jets financé. C’est un vrai point de satis­fac­tion.

Il y avait urgence à agir en Seine-St-Denis et nous avons voulu, avec Maurice LEROY, lan­cer ce plan de rat­tra­page dans les plus brefs délais.
Mais notre action ne s’arrê­tera pas là. Ce plan s’ins­crit dans un pro­jet plus large pour le Grand Paris.
Le Président de la République tient à ce que le sport soit l’un des axes du Grand Paris, parce qu’il rend la ville plus humaine, plus viva­ble, mais aussi parce qu’il offre une oppor­tu­nité extra­or­di­naire de rayon­ne­ment à l’inter­na­tio­nal.
Le Grand Paris doit être une métro­pole attrac­tive, dyna­mi­que, créa­tive qui concur­rence Londres, Rio, Pékin ou Doha, y com­pris en matière spor­tive.
Avec le Ministre de la ville, nous allons char­ger deux ins­pec­teurs géné­raux de mener une réflexion sur le Grand Paris du sport. Ils des­si­ne­ront un plan d’actions pour faire de notre capi­tale une des plus gran­des métro­po­les spor­ti­ves.

Une métro­pole au sein de laquelle on fera du sport. Nous allons pour­sui­vre la démar­che col­lec­tive enga­gée en Seine-St- Denis pour cor­ri­ger les iné­ga­li­tés ter­ri­to­ria­les afin que les Franciliens aient tou­tes les struc­tu­res qu’il faut pour pra­ti­quer. L’expé­rience des élus de votre dépar­te­ment nous sera très pré­cieuse.

Une métro­pole qui accueillera les plus gran­des com­pé­ti­tions inter­na­tio­na­les. Il faut opé­rer les bons choix en matière de grands équipements : le choix de leur empla­ce­ment, de leur uti­li­sa­tion, de leur ancrage social et ter­ri­to­rial.
Beaucoup de chan­tiers sont en cours, grâce au sou­tien de l’Etat. Je pense à la réno­va­tion du Parc des Princes ou à l’agran­dis­se­ment du site de Roland-Garros. Nous accom­pa­gnons aussi les pro­jets de base nau­ti­que à Vaires-sur- Marne et de pis­cine olym­pi­que à Aubervilliers. Enfin, je devrais très pro­chai­ne­ment poser la pre­mière pierre du vélo­drome de Saint-Quentin-en-Yvelines. Je pour­rais ajou­ter à tous ces pro­jets, l’Aréna de Nanterre qui sera inté­gra­le­ment finan­cée sur fonds pri­vés.

Il faut pen­ser ces pro­jets en fonc­tion des futu­res can­di­da­tu­res, qui peu­vent aller jusqu’au rêve olym­pi­que. Aujourd’hui, la ques­tion n’est pas tran­chée. Ce sera un choix du Président de la République. Enfin, nous vou­lons que le Grand Paris soit un grand pôle spor­tif avec de grands clubs pro­fes­sion­nels. Londres a 5 clubs de pre­mière divi­sion de foot­ball et nous n’en avons qu’un. Vous voyez l’enjeu.

Nous allons aussi étudier le pro­jet de Denis MASSEGLIA, le Président du Comité National Olympique et Sportif Français, de créer un Pôle d’Excellence Sportive – qui regrou­pe­rait sur un même site des siè­ges de fédé­ra­tions spor­ti­ves, des struc­tu­res de for­ma­tion et de recher­che et des entre­pri­ses. Ce serait une sorte de pôle de com­pé­ti­ti­vité du sport.

Vous le voyez, un grand chan­tier s’ouvre en Seine-St-Denis. Un plus grand encore s’est ouvert à l’échelle du Grand Paris. Je crois, comme le Président de la République, au rôle fon­da­men­tal du sport dans notre société.

Le sport, et je veux vous le dire avec la plus grande sin­cé­rité, car je le crois très pro­fon­dé­ment, véhi­cule des valeurs indis­pen­sa­bles à l’équilibre de notre République.

Il aura donc toute sa place dans le pro­jet du Grand Paris, je peux vous l’assu­rer.