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Salon des sports de Bordeaux
| 09/11/2011 |

10 novembre 2011

Mesdames et Messieurs,

Je suis très heu­reux d’avoir pu échanger avec vous au cours de cette visite du salon des sports de Bordeaux.

Chacun d’entre vous, vous contri­buez à faire vivre le sport en Aquitaine.

Permettez-moi de vous féli­ci­ter, car c’est l’une des régions les plus dyna­mi­ques de France en matière spor­tive.

Bien sûr, le sport est ancré dans l’iden­tité du sud-ouest. Avec le rugby, la course lan­daise, la pelote bas­que ou encore le surf.

Je tiens d’ailleurs à sou­li­gner que c’est un natif de la région, Xavier DELANNE, qui vient d’être nommé à la tête de la fédé­ra­tion euro­péenne de surf. Je l’en féli­cite.

Le sport a façonné le sud-ouest. Il lui a donné son dyna­misme.

Je pour­rai citer de nom­breux exem­ples qui le mon­trent.

Je pense au clus­ter Eurosima sur les sports de glisse.

Je pense à l’aréna qui est en train d’émerger à Bordeaux.

Je dois dire à ce pro­pos que ce pro­jet est exem­plaire, puisqu’il pro­pose un modèle économique pérenne s’appuyant sur une opé­ra­tion de cen­tre com­mer­cial.

Je pense au pro­jet de grand stade de Bordeaux, l’un des qua­tre nou­veaux sta­des cons­truits dans le cadre de l’Euro 2016.

Le Président de la République a tenu à ce que l’Etat s’engage pour accueillir au mieux cette com­pé­ti­tion. Nous y met­tons donc 28 mil­lions d’euros.

Alain JUPPE est également très atta­ché à ce pro­jet auquel la ville de Bordeaux par­ti­cipe à hau­teur de 17 mil­lions d’euros. Je veux dire ici la chance que les Bordelais ont d’avoir un maire si impli­qué et si pas­sionné par le sport.

Vous connais­sez ces pro­jets. Vous savez tout ce qu’ils appor­te­ront à ce ter­ri­toire.

I. Je pense donc que vous com­pre­nez que ma prio­rité pre­mière soit de déve­lop­per la pra­ti­que spor­tive.

Les sta­tis­ti­ques nous mon­trent qu’il sub­siste des iné­ga­li­tés socia­les d’accès à la pra­ti­que spor­tive.

La plu­part des clubs sont dans la logi­que d’accueillir les publics qui vien­nent à eux.

Je veux désor­mais qu’ils fas­sent un effort pour aller cher­cher de nou­veaux publics.

Nos ser­vi­ces vont les aider à iden­ti­fier ces publics cibles, en prê­tant notam­ment une atten­tion par­ti­cu­lière à la pra­ti­que des ado­les­cents. Ils vont aussi les aider à adap­ter leur offre spor­tive aux besoins de ces publics.

L’Etat a la capa­cité de faire bou­ger les lignes. Il faut que nos ser­vi­ces aident les clubs à le faire en ayant une culture de résul­tats.

II. Le déve­lop­pe­ment de la pra­ti­que spor­tive passe aussi par les équipements de proxi­mité.

Si on déve­loppe la pra­ti­que spor­tive, il faut qu’il y ait les équipements qui vont avec.

Je sais que la Ville de Bordeaux a mené une poli­ti­que spor­tive très active qui a abouti à une hausse impor­tante du nom­bre de licen­ciés. Pour répon­dre à cette nou­velle demande, Alain JUPPE va main­te­nant consa­crer 23 mil­lions d’euros à la cons­truc­tion d’équipements spor­tifs dans les quar­tiers les plus sous-équipés.

Pour moi, la ques­tion des iné­ga­li­tés ter­ri­to­ria­les en matière d’équipements est pri­mor­diale.

Nos ser­vi­ces ont réa­lisé un atlas des équipements spor­tifs qui mon­tre ainsi que tout le sud-est de la Gironde est dépourvu de bas­sins cou­verts de nata­tion.

J’aurais pu pren­dre d’autres exem­ples. Les zones rura­les sont, de manière géné­rale, par­ti­cu­liè­re­ment défi­ci­tai­res.

J’ai donc demandé à mes ser­vi­ces de réa­li­ser un schéma de cohé­rence ter­ri­to­rial des équipements spor­tifs d’ici le prin­temps 2012.

Il nous per­met­tra d’iden­ti­fier les ter­ri­toi­res les plus défi­ci­tai­res et les types d’équipements qu’il faut y cons­truire en prio­rité.

Ce peut être par exem­ple des bas­sins cou­verts de nata­tion, comme je l’évoquais à l’ins­tant.

Le but est que le CNDS dis­pose de cri­tè­res plus objec­tifs pour attri­buer des sub­ven­tions d’équipements aux col­lec­ti­vi­tés loca­les.

III. Enfin, je vou­lais vous par­ler d’un troi­sième grand chan­tier qui est le béné­vo­lat.

La réa­lité du sport en Aquitaine, ce sont les 170 000 béné­vo­les et les 10 000 clubs qui per­met­tent aux 820 000 licen­ciés de la région de faire du sport.

Ces béné­vo­les font vivre le sport. Ils font même davan­tage que cela. Ils jouent un rôle social et éducatif majeur. Ils font vivre concrè­te­ment les valeurs de la République.

Ces béné­vo­les, nous les sou­te­nons, via notam­ment l’aide appor­tée aux asso­cia­tions spor­ti­ves par le minis­tère des sports. Cela repré­sente 6,8 mil­lions d’euros en Aquitaine en 2011 pour plus de 2000 asso­cia­tions.

Le Président de la République m’a demandé d’appor­ter davan­tage de reconnais­sance à ces béné­vo­les. Sous son auto­rité, je vais y tra­vailler pen­dant les pro­chains mois.

Je veux notam­ment qu’on les accom­pa­gne mieux dans tou­tes les démar­ches aux­quel­les ils sont confron­tés.

Je sais que la direc­tion régio­nale d’Aquitaine a mené des actions par­ti­cu­liè­re­ment inno­van­tes sur ce point, avec par exem­ple « le guide du diri­geant » ou le « guide de l’orga­ni­sa­teur ».

Je vais pour ma part lan­cer un plan pour for­mer 1 000 jeu­nes futurs diri­geants d’asso­cia­tions spor­ti­ves. Nous allons pré­pa­rer la relève.

Sur tous ces sujets, je sais que je pour­rai comp­ter sur vous, sur votre enga­ge­ment et sur votre enthou­siasme. Je vous en remer­cie très sin­cè­re­ment.