Le site du Ministère des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative

Soirée des champions - INSEP | 09/01/2012 |

9 janvier 2012

Messieurs les Présidents, cher Pierre, cher Denis, cher Gérard,
Mesdames et Messieurs,

Je suis très heu­reux d’être parmi vous ce soir pour hono­rer les cham­pions de l’année 2011. Je ne vais pas vous par­ler de l’année pas­sée. Je veux que nous regar­dions vers l’ave­nir, que nous ayons les yeux rivés sur 2012.

Chers ath­lè­tes, votre moment est venu. Les Jeux Olympiques, c’est le rêve de tout spor­tif, l’objec­tif de votre vie.

Dans un peu plus de six mois, beau­coup d’entre vous seront à Londres pour défen­dre nos cou­leurs. Je veux vous par­ler de Londres, du vil­lage, des Jeux. Je veux vous dire des cho­ses sim­ples, comme : ne vous lais­sez pas pié­ger par l’ambiance fes­tive des Jeux. Vous n’allez pas aux Jeux pour par­ti­ci­per. Si vous devez par­tir à Londres dans cet état d’esprit, alors, je vous le dis en toute fran­chise, renon­cez et lais­sez votre place à quelqu’un d’autre.

Des Olympiens, il y en a eu des mil­liers. Il y en aura des mil­liers d’autres.

Vous avez la chance de deve­nir des héros, de lais­ser votre empreinte dans la grande his­toire du sport. Une médaille olym­pi­que, c’est excep­tion­nel. Un titre, c’est encore plus excep­tion­nel. Cela mar­quera à jamais votre vie.

La route est lon­gue encore jusqu’aux Jeux et les pro­chains mois seront déci­sifs. Il vous fau­dra gar­der le cap.

Ce ne sera pas facile. Plus les Jeux seront pro­ches, plus la pres­sion sera forte. Il pourra y avoir des ten­sions : des ten­sions dans votre enca­dre­ment, des ten­sions fami­lia­les, des pres­sions média­ti­ques. Ces pres­sions sont nor­ma­les, peut-être même néces­sai­res.

Ne vous en ser­vez pas comme excuse. Rien n’est insur­mon­ta­ble. Vous pou­vez tirer parti de cha­que obs­ta­cle.

Certains vous diront que vous êtes trop vieux. C’est faux. Certains vous diront que vous êtes trop jeu­nes. C’est encore faux.

On vous dira peut-être : la pre­mière fois, c’est un coup d’essai. Si j’ai bien une cer­ti­tude, c’est qu’il n’y a pas besoin d’avoir déjà vécu les Jeux pour décro­cher une médaille. Vous pou­vez la pren­dre tout de suite. Vous devez la pren­dre toute suite.

Vous êtes qua­li­fiés. Vous serez qua­li­fiés dans les semai­nes à venir. C’est que vous pou­vez gagner.

A vous de sai­sir votre chance. A vous de tra­cer votre voie. Personne ne le fera à votre place.

Fuyez le confort. Si vous êtes satis­faits de vos résul­tats, si vous vous entraî­nez de manière ordi­naire, vous n’attein­drez pas l’extra­or­di­naire, l’excep­tion­nel, l’inat­tei­gna­ble.

Ne vous conten­tez pas du tra­vail bien fait. Si vous êtes dans l’inconfort et le doute, alors vous êtes sur la meilleure voie pour attein­dre le som­met. Allez au-delà de la norme. Surprenez-vous !

Nous serons là pour vous aider à don­ner le meilleur. Nous serons tous là : le comité olym­pi­que, le comité para­lym­pi­que, le minis­tère des sports – nous tra­vaillons main dans la main avec Denis et Gérard –, mais aussi l’INSEP, les CREPS et les fédé­ra­tions.

Nous serons der­rière vous jusqu’au der­nier moment, jusqu’au moment où vous entre­rez dans le stade, jusqu’au moment où vous plon­ge­rez dans le bas­sin, jusqu’au moment où vous pose­rez le pied sur le tatami.

Les der­niers cham­pion­nats du monde sont plus qu’encou­ra­geants. Nous avons tout le poten­tiel pour bat­tre le record de médailles de Pékin.

Votre contrat mini­mum, c’est la médaille. Mais, tous, vous devez viser l’or. Nous avons besoin de titres pour remon­ter dans le clas­se­ment glo­bal des Jeux. Notre objec­tif est là : 14 titres aux Jeux olym­pi­ques ; 16 titres aux Jeux para­lym­pi­ques.

C’est un objec­tif réa­liste. L’or vous tend les bras ! Saisissez-le cha­cun et sur­tout cha­cune d’entre vous.

Lors des der­niers cham­pion­nats, nous avons vu émerger une nou­velle géné­ra­tion de gran­des spor­ti­ves, avec un poten­tiel immense. Toutes, vous pou­vez viser la plus haute mar­che du podium.

La France est l’une des plus gran­des nations spor­ti­ves. Nous devons tenir ce rang. C’est votre res­pon­sa­bi­lité.

Vous êtes la France qui gagne. Pendant les Jeux, vous allez incar­ner la France, votre pays, votre patrie. Soyez-en fiers !

Vous ne réa­li­sez peut-être pas encore ce que cela signi­fie pour tous ceux qui vous regar­de­ront. Pour tous ceux qui vous entou­rent, tous ceux qui vous aiment, vos parents, vos amis, vos coéqui­piers.

Pensez à votre pre­mier entraî­neur. Pensez au vil­lage ou au quar­tier où vous avez grandi, à l’école où vous alliez enfant. Pensez à la flamme qui brillera dans leurs yeux. C’est tout un pays qui sera der­rière vous.

Ce sou­tien sera d’autant plus fort que les Jeux sont à notre porte. Ils vont sus­ci­ter un engoue­ment sans pré­cé­dent.

Les Français vien­dront par mil­liers vous encou­ra­ger dans les tri­bu­nes. Ils seront des mil­lions devant leur poste de télé­vi­sion. Vous allez être trans­por­tés par cet engoue­ment.

J’ai eu l’hon­neur de por­ter le dra­peau fran­çais. J’ai res­senti la force et l’énergie de la délé­ga­tion qui défi­lait der­rière moi. J’ai res­senti la puis­sance du sport.

Vous allez res­sen­tir la même force, la même énergie, la même puis­sance. Prenez-là. Servez-vous en pour décro­cher votre médaille. Ce sera un moment excep­tion­nel.

Vous avez le rêve de votre vie entre les mains. Soyez prêts.

Votre exem­ple mon­trera à la France et aux Français que de grands défis peu­vent être accom­plis. Vous devez mon­trer la voie de la réus­site. La France en a tel­le­ment besoin !

L’année qui s’ouvre est l’année de tous les pos­si­bles. Je vous sou­haite à tou­tes et à tous de réa­li­ser votre rêve en 2012.

Je vous remer­cie.

*Seul le pro­noncé fait foi