L’arrêté du 28 octobre 2010 met en place de nouvelles dispositions de facturation pour les prestations de service d’ordre réalisées par les forces de police et de gendarmerie lors des manifestations sportives, autres que celles relevant des obligations normales incombant à la puissance publique en matière de sécurité et d’ordre publics.
Cette évolution est liée, d’une part, à l’indispensable harmonisation des modalités de calcul entre les services de police et les unités de gendarmerie et, d’autre part, à l’obligation qui est faite à l’Etat de facturer ses personnels au tarif réel.
Or, l’hétérogénéité des pratiques observées au cours des années précédentes dans les modalités de facturation pouvait conduire à des hausses de facturation prévisibles particulièrement importantes pour certaines courses cyclistes en 2011, susceptibles de mettre en péril l’avenir de certaines d’entre elles.
Une nouvelle tarification ne devant pas remettre en cause l’organisation des diverses manifestations sportives
Il est notamment apparu important de prendre en compte les caractéristiques propres aux courses cyclistes :
le spectacle offert au public est gratuit ;
les épreuves se déroulent sur la voie publique ;
les courses se déroulent souvent en plusieurs étapes.
Ainsi, afin de préciser les conditions d’application des nouvelles dispositions réglementaires tout en préservant la diversité des épreuves cyclistes françaises, qui tissent un lien étroit avec les territoires qu’elles traversent, une convention-cadre a été établie entre le Ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration et les responsables nationaux du cyclisme pour les courses cyclistes ne donnant pas lieu à l’élaboration d’une convention nationale.
La signature d’une convention-cadre répondant aux préoccupations des organisateurs de courses cyclistes
Cette convention-cadre prévoit notamment :
un diagnostic de sécurité partagé entre organisateur et représentant de l’Etat pour l’organisation des courses cyclistes : il s’agit de limiter l’engagement des forces de sécurité au strict nécessaire ;
la limitation de la hausse à 15% du montant total de la facturation N+1 par rapport à la facture réelle N, pour les années 2011-2012-2013 et 2014, à prestation équivalente ;
l’adaptation de la réglementation relative au statut des signaleurs, en particulier à moto, selon des dispositions précisées d’ici la fin du 1er trimestre 2011 ;
l’engagement, au niveau national, de réflexions concertées, s’agissant des courses cyclistes, sur la répartition entre les missions à la charge de l’Etat car relevant de la prérogative de puissance publique, et celles relevant de la responsabilité des organisateurs et qui doivent donc être facturées.
la mise en place d’un comité de suivi de l’application de la convention.
La fédération française de cyclisme et la ligue nationale de cyclisme ont exprimé leur satisfaction d’avoir vu leurs préoccupations ainsi que celles des organisateurs de courses cyclistes prises en compte.
Des réflexions pour d’autres sports sont engagées au niveau national quant à la définition des missions relevant des prérogatives de la puissance publique. Elles sont susceptibles de faire l’objet à leur tour de conventions-cadres spécifiques.

