Origine : DS 2
Publication : BOJS : n° 8 du 23 août 1990
Brevet d’Etat d’éducateur sportif du troisième degré.
Références : décret no 72-490 du 15 juin 1972, arrêté du 8 mai 1974, circulaires n° 82-82 du 3 juin 1982, 83-35 du 9 février 1983 et 84-123 du 1er octobre 1984.
II. CHOIX DES SUJETS
a) FORMATION COMMUNE : LE MÉMOIRE
Il est rappelé que « le mémoire doit développer une recherche sur un aspect d’une discipline sportive en s’appuyant sur les sciences de l’éducation ou les sciences biologiques, ou les sciences humaines ».
En vue des travaux de la commission nationale d’agrément des sujets, le candidat doit justifier le choix du thème qu’il a retenu par un exposé des motifs de deux pages dactylographiées environ, accompagné d’une fiche renseignant sur :
Le plan de l’étude ; la problématique et la démarche méthodologique adoptées ; les références aux travaux conduits sur les sujets du même ordre et à la bibliographie consultée ; l’avis motivé du directeur de mémoire.
b) FORMATION SPÉCIFIQUE : L’ÉTUDE PROSPECTIVE
Elle porte « sur le sport considéré en ce qui concerne les compétitions, la formation des cadres, la détection, la sélection et la préparation de sportifs de haut niveau, sous leurs aspects biologiques, psychologiques, technologiques, techniques, administratifs, sociaux ».
Le choix du sujet fera l’objet d’un exposé des motifs de deux pages dactylographiées environ, accompagné d’une fiche renseignant sur :
le plan de l’étude ; le champ exploré ; la démarche adoptée ;
l’avis motivé du directeur technique national de la fédération concernée.
L’étude prospective peut s’appuyer sur les conclusions ou propositions résultant des travaux ayant fait l’objet du mémoire présenté en formation commune ; mais, elle peut aussi aborder un tout autre sujet.
c) RECOMMANDATIONS
Il est conseillé aux candidats de ne s’engager définitivement dans leurs travaux qu’après l’avis de la commission nationale d’agrément des sujets. Dans le cas où la commission estime que le sujet proposé doit être reformulé, le candidat dispose d’un mois pour rectifier sa proposition. Il doit alors attendre la réponse du président du jury avant de donner suite à son projet. De même, le candidat n’est pas autorisé à modifier en cours d’étude le projet tel qu’il a été agréé, sans l’accord préalable du président du jury. Dans le cas contraire, il s’expose à ne pas être admis à subir les épreuves.
Avant de choisir le sujet, le candidat a intérêt à consulter le directeur technique national de la fédération intéressée, puis à s’assurer le concours d’un directeur d’étude, expert dans le domaine concerné. Pour cette démarche, il peut être conseillé soit par le secrétaire du centre d’examen de l’INSEP, soit par le directeur régional de la jeunesse et des sports du lieu de résidence.
III. MODALITÉS DU DÉROULEMENT DES ÉPREUVES
a) FORMATION COMMUNE
1. Présentation du mémoire
Le mémoire (cf. annexe) doit comporter au minimum 60 pages dactylographiées, d’un format 21 × 29,7 (recto) reproduit en huit exemplaires.
La soutenance consiste en une présentation de quinze minutes environ, suivie d’un entretien de trente minutes environ avec le jury.
Le candidat peut utiliser un support audiovisuel.
2. Epreuve orale de langues étrangères
Qu’il s’agisse de l’épreuve obligatoire ou de l’épreuve facultative, elle consiste en une traduction d’un texte choisi par le jury parmi une dizaine de textes d’une page minimum, proposés par le candidat et se rapportant à sa spécialité sportive. Cette traduction est suivie d’un entretien dans la langue choisie.
b) FORMATION SPÉCIFIQUE
1. Direction des stages en situation
Le candidat doit assurer l’organisation, la direction et l’enseignement direct en situation de responsabilité d’au moins deux stages nationaux :
D’entraînement d’athlètes de haut niveau ; de formation de cadres au niveau de leur préparation au brevet d’Etat du deuxième degré d’éducateur sportif.
Ces stages, sous le contrôle du directeur technique national ou de son représentant, font l’objet d’un rapport général selon une grille de critères définie par l’association des directeurs techniques nationaux en liaison avec le président du jury. Au vu de ce rapport, le jury attribue une note globale définitive.
Les rapports de stage des directeurs techniques nationaux doivent être adressés au secrétariat du centre d’examen.
2. Etude prospective
L’étude prospective (cf. annexe) se présente en un document d’au moins 20 pages dactylographiées, d’un format 21 × 29,7 (recto), reproduit en huit exemplaires.
Son exposé devant le jury se déroule dans les conditions définies pour la soutenance du mémoire de la formation commune.
Annexe (Modifiée par l’instruction n° 92-136 du 26 juin 1992)
BREVET D’ÉTAT D’ÉDUCATEUR SPORTIF DU TROISIÈME DEGRÉ
I. RECOMMANDATIONS RELATIVES A L’ÉLABORATION DU MÉMOIRE
L’épreuve de soutenance d’un mémoire, subie pour l’obtention du troisième degré du brevet d’Etat d’éducateur sportif, a pour principal objet d’évaluer si le candidat est en mesure d’apporter une contribution novatrice à l’évolution des connaissances en matière sportive. Elle se différencie des épreuves des sessions des premier et second degrés où le candidat se refère davantage à des données enseignées et reconnues.
Pour cette épreuve, le candidat a l’entière initiative du choix :
du sujet traité, de sa problématique, de la méthodologie ;
du domaine d’investigation ;
des concours qu’il s’assure et notamment de celui du directeur de mémoire qui en cautionne l’intérêt et la valeur.
Cependant, cette liberté du choix introduit la notion d’engagement vis-à-vis de l’objet de la recherche, qui se traduit par :
la formulation d’hypothèse de travail ;
la nécessité de l’administration objective de la preuve.
En d’autres termes le mémoire répond à une interrogation initiale qui soulève une problématique. Il se situe nécessairement dans une perspective de recherche appliquée au domaine du sport. La réflexion, sans exclure l’expérience acquise au contact de la réalité vécue, s’appuie sur l’apport des sciences biologiques, humaines et de l’éducation. Pour conduire sa démarche, le candidat retient les moyens qu’il estime être les plus appropriés et s’impose la rigueur de la démarche scientifique pour la vérification ou l’infirmation des hypothèses avancées, de manière à ce que toutes conclusions soient crédibles.
Le mémoire comprendra notamment :
l’exposé des motifs ;
la délimitation du champ exploré (champ théorique, champ pratique) ;
l’état des travaux antérieurs ;
la formulation des hypothèses ;
l’expérimentation ;
la présentation des résultats.
Ces deux dernières parties devront constituer l’essentiel du mémoire.
On voit bien que le mémoire se distingue de la monographie qui tend à établir le relevé de la synthèse d’informations et d’expériences relatives au sujet traité, sans volonté de recherche expérimentale et de la thèse qui, par la complexité des sujets abordés, l’ampleur des travaux, et le niveau élevé de la recherche, répond à des exigences qui dépassent le cadre de brevets d’Etat d’éducateur sportif.
Lorsque le sujet s’y prête, il est intéressant de pouvoir tirer de ces conclusions des conséquences d’ordre didactique et pédagogique, applicables à la discipline sportive considérée. Celles-ci peuvent alors faire l’objet d’un développement dans le cadre de l’étude prospective.
II. RECOMMANDATIONS RELATIVES A L’ÉTUDE PROSPECTIVE
L’étude prospective comprendra notamment :
l’exposé des motifs ;
la définition de l’objet précis de l’étude ;
l’état des travaux antérieurs ;
la méthode utilisée ;
les propositions novatrices et les modalités de mise en oeuvre.
Cette dernière partie devra constituer l’essentiel de l’étude.

