Le site du Ministère des Sports, de la Jeunesse, de l'Éducation populaire et de la Vie associative

Instruction N° 90-177 du 11 juin 1990 modifiée : B.E.E.S. 3e degré

29 septembre 2005

Instruction n° 90-177 du 11 juin 1990 modifiée par I. n° 92-136 du 26 juin 1992
Origine : DS 2
Publication : BOJS : n° 8 du 23 août 1990

Brevet d’Etat d’éducateur spor­tif du troi­sième degré.

Références : décret no 72-490 du 15 juin 1972, arrêté du 8 mai 1974, cir­cu­lai­res n° 82-82 du 3 juin 1982, 83-35 du 9 février 1983 et 84-123 du 1er octo­bre 1984.

II. CHOIX DES SUJETS

a) FORMATION COMMUNE : LE MÉMOIRE

Il est rap­pelé que « le mémoire doit déve­lop­per une recher­che sur un aspect d’une dis­ci­pline spor­tive en s’appuyant sur les scien­ces de l’éducation ou les scien­ces bio­lo­gi­ques, ou les scien­ces humai­nes ».

En vue des tra­vaux de la com­mis­sion natio­nale d’agré­ment des sujets, le can­di­dat doit jus­ti­fier le choix du thème qu’il a retenu par un exposé des motifs de deux pages dac­ty­lo­gra­phiées envi­ron, accom­pa­gné d’une fiche ren­sei­gnant sur :

Le plan de l’étude ; la pro­blé­ma­ti­que et la démar­che métho­do­lo­gi­que adop­tées ; les réfé­ren­ces aux tra­vaux conduits sur les sujets du même ordre et à la biblio­gra­phie consul­tée ; l’avis motivé du direc­teur de mémoire.

b) FORMATION SPÉCIFIQUE : L’ÉTUDE PROSPECTIVE

Elle porte « sur le sport consi­déré en ce qui concerne les com­pé­ti­tions, la for­ma­tion des cadres, la détec­tion, la sélec­tion et la pré­pa­ra­tion de spor­tifs de haut niveau, sous leurs aspects bio­lo­gi­ques, psy­cho­lo­gi­ques, tech­no­lo­gi­ques, tech­ni­ques, admi­nis­tra­tifs, sociaux ».

Le choix du sujet fera l’objet d’un exposé des motifs de deux pages dac­ty­lo­gra­phiées envi­ron, accom­pa­gné d’une fiche ren­sei­gnant sur :

- le plan de l’étude ; le champ exploré ; la démar­che adop­tée ;

- l’avis motivé du direc­teur tech­ni­que natio­nal de la fédé­ra­tion concer­née.

L’étude pros­pec­tive peut s’appuyer sur les conclu­sions ou pro­po­si­tions résul­tant des tra­vaux ayant fait l’objet du mémoire pré­senté en for­ma­tion com­mune ; mais, elle peut aussi abor­der un tout autre sujet.

c) RECOMMANDATIONS

Il est conseillé aux can­di­dats de ne s’enga­ger défi­ni­ti­ve­ment dans leurs tra­vaux qu’après l’avis de la com­mis­sion natio­nale d’agré­ment des sujets. Dans le cas où la com­mis­sion estime que le sujet pro­posé doit être refor­mulé, le can­di­dat dis­pose d’un mois pour rec­ti­fier sa pro­po­si­tion. Il doit alors atten­dre la réponse du pré­si­dent du jury avant de don­ner suite à son pro­jet. De même, le can­di­dat n’est pas auto­risé à modi­fier en cours d’étude le pro­jet tel qu’il a été agréé, sans l’accord préa­la­ble du pré­si­dent du jury. Dans le cas contraire, il s’expose à ne pas être admis à subir les épreuves.

Avant de choi­sir le sujet, le can­di­dat a inté­rêt à consul­ter le direc­teur tech­ni­que natio­nal de la fédé­ra­tion inté­res­sée, puis à s’assu­rer le concours d’un direc­teur d’étude, expert dans le domaine concerné. Pour cette démar­che, il peut être conseillé soit par le secré­taire du cen­tre d’exa­men de l’INSEP, soit par le direc­teur régio­nal de la jeu­nesse et des sports du lieu de rési­dence.

III. MODALITÉS DU DÉROULEMENT DES ÉPREUVES

a) FORMATION COMMUNE

1. Présentation du mémoire

Le mémoire (cf. annexe) doit com­por­ter au mini­mum 60 pages dac­ty­lo­gra­phiées, d’un for­mat 21 × 29,7 (recto) repro­duit en huit exem­plai­res.

La sou­te­nance consiste en une pré­sen­ta­tion de quinze minu­tes envi­ron, sui­vie d’un entre­tien de trente minu­tes envi­ron avec le jury.

Le can­di­dat peut uti­li­ser un sup­port audio­vi­suel.

2. Epreuve orale de lan­gues étrangères

Qu’il s’agisse de l’épreuve obli­ga­toire ou de l’épreuve faculta­tive, elle consiste en une tra­duc­tion d’un texte choisi par le jury parmi une dizaine de tex­tes d’une page mini­mum, pro­po­sés par le can­di­dat et se rap­por­tant à sa spé­cia­lité spor­tive. Cette tra­duc­tion est sui­vie d’un entre­tien dans la lan­gue choi­sie.

b) FORMATION SPÉCIFIQUE

1. Direction des sta­ges en situa­tion

Le can­di­dat doit assu­rer l’orga­ni­sa­tion, la direc­tion et l’ensei­gne­ment direct en situa­tion de res­pon­sa­bi­lité d’au moins deux sta­ges natio­naux :

D’entraî­ne­ment d’ath­lè­tes de haut niveau ; de for­ma­tion de cadres au niveau de leur pré­pa­ra­tion au bre­vet d’Etat du deuxième degré d’éducateur spor­tif.

Ces sta­ges, sous le contrôle du direc­teur tech­ni­que natio­nal ou de son repré­sen­tant, font l’objet d’un rap­port géné­ral selon une grille de cri­tè­res défi­nie par l’asso­cia­tion des direc­teurs tech­ni­ques natio­naux en liai­son avec le pré­si­dent du jury. Au vu de ce rap­port, le jury attri­bue une note glo­bale défi­ni­tive.

Les rap­ports de stage des direc­teurs tech­ni­ques natio­naux doi­vent être adres­sés au secré­ta­riat du cen­tre d’exa­men.

2. Etude pros­pec­tive

L’étude pros­pec­tive (cf. annexe) se pré­sente en un docu­ment d’au moins 20 pages dac­ty­lo­gra­phiées, d’un for­mat 21 × 29,7 (recto), repro­duit en huit exem­plai­res.

Son exposé devant le jury se déroule dans les condi­tions défi­nies pour la sou­te­nance du mémoire de la for­ma­tion com­mune.


Annexe (Modifiée par l’ins­truc­tion n° 92-136 du 26 juin 1992)

BREVET D’ÉTAT D’ÉDUCATEUR SPORTIF DU TROISIÈME DEGRÉ

I. RECOMMANDATIONS RELATIVES A L’ÉLABORATION DU MÉMOIRE

L’épreuve de sou­te­nance d’un mémoire, subie pour l’obten­tion du troi­sième degré du bre­vet d’Etat d’éducateur spor­tif, a pour prin­ci­pal objet d’évaluer si le can­di­dat est en mesure d’appor­ter une contri­bu­tion nova­trice à l’évolution des connais­san­ces en matière spor­tive. Elle se dif­fé­ren­cie des épreuves des ses­sions des pre­mier et second degrés où le can­di­dat se refère davan­tage à des don­nées ensei­gnées et reconnues.

Pour cette épreuve, le can­di­dat a l’entière ini­tia­tive du choix :

- du sujet traité, de sa pro­blé­ma­ti­que, de la métho­do­lo­gie ;

- du domaine d’inves­ti­ga­tion ;

- des concours qu’il s’assure et notam­ment de celui du direc­teur de mémoire qui en cau­tionne l’inté­rêt et la valeur.

Cependant, cette liberté du choix intro­duit la notion d’enga­ge­ment vis-à-vis de l’objet de la recher­che, qui se tra­duit par :

la for­mu­la­tion d’hypo­thèse de tra­vail ;

la néces­sité de l’admi­nis­tra­tion objec­tive de la preuve.

En d’autres ter­mes le mémoire répond à une inter­ro­ga­tion ini­tiale qui sou­lève une pro­blé­ma­ti­que. Il se situe néces­sai­re­ment dans une pers­pec­tive de recher­che appli­quée au domaine du sport. La réflexion, sans exclure l’expé­rience acquise au contact de la réa­lité vécue, s’appuie sur l’apport des scien­ces bio­lo­gi­ques, humai­nes et de l’éducation. Pour conduire sa démar­che, le can­di­dat retient les moyens qu’il estime être les plus appro­priés et s’impose la rigueur de la démar­che scien­ti­fi­que pour la véri­fi­ca­tion ou l’infir­ma­tion des hypo­thè­ses avan­cées, de manière à ce que tou­tes conclu­sions soient cré­di­bles.

Le mémoire com­pren­dra notam­ment :

- l’exposé des motifs ;

- la déli­mi­ta­tion du champ exploré (champ théo­ri­que, champ pra­ti­que) ;

- l’état des tra­vaux anté­rieurs ;

- la for­mu­la­tion des hypo­thè­ses ;

- l’expé­ri­men­ta­tion ;

- la pré­sen­ta­tion des résul­tats.

Ces deux der­niè­res par­ties devront cons­ti­tuer l’essen­tiel du mémoire.

On voit bien que le mémoire se dis­tin­gue de la mono­gra­phie qui tend à établir le relevé de la syn­thèse d’infor­ma­tions et d’expé­rien­ces rela­ti­ves au sujet traité, sans volonté de recher­che expé­ri­men­tale et de la thèse qui, par la com­plexité des sujets abor­dés, l’ampleur des tra­vaux, et le niveau élevé de la recher­che, répond à des exi­gen­ces qui dépas­sent le cadre de bre­vets d’Etat d’éducateur spor­tif.

Lorsque le sujet s’y prête, il est inté­res­sant de pou­voir tirer de ces conclu­sions des consé­quen­ces d’ordre didac­ti­que et péda­go­gi­que, appli­ca­bles à la dis­ci­pline spor­tive consi­dé­rée. Celles-ci peu­vent alors faire l’objet d’un déve­lop­pe­ment dans le cadre de l’étude pros­pec­tive.

II. RECOMMANDATIONS RELATIVES A L’ÉTUDE PROSPECTIVE

L’étude pros­pec­tive com­pren­dra notam­ment :

- l’exposé des motifs ;

- la défi­ni­tion de l’objet pré­cis de l’étude ;

- l’état des tra­vaux anté­rieurs ;

- la méthode uti­li­sée ;

- les pro­po­si­tions nova­tri­ces et les moda­li­tés de mise en oeu­vre.

Cette der­nière par­tie devra cons­ti­tuer l’essen­tiel de l’étude.