Origine : DAF 2
Publication : BOJS n° 12 du 29 décembre 1994.
Rôle et missions des inspecteurs coordonnateurs des disciplines sportives liées aux diplômes de la jeunesse et des sports.
Références : I. n° 90-276 du 18 octobre 1990 (Mémento) ; lettre n° 2230 du 29 juillet 1993.
La présente circulaire annule et remplace les chapitres : Ch. I/2- Le rôle de la direction des sports, Ch. I/4- Le rôle et les missions de l’inspecteur coordonnateur, Ch. III/3- Les sujets, Ch. V/1- Les comptes rendus, Ch. VI/1- Tableau chronologique des tâches, du mémento annexé à l’instruction n° 90-276 du 18 octobre 1990, et le cahier des charges énoncé dans le compte rendu de la réunion des inspecteurs coordonnateurs qui a eu lieu le 22 juin 1993.
Elle a pour objet de définir le rôle et les missions des inspecteurs coordonnateurs des disciplines sportives liées aux diplômes du ministère de la jeunesse et des sports, en particulier le brevet d’Etat d’éducateur sportif (BEES) premier, second et troisième degrés, et le brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien (BAPAAT).
I. LE RÔLE DE L’INSPECTEUR COORDONNATEUR
L’inspecteur coordonnateur, désigné pour trois ans par la délégation aux formations, en concertation avec l’inspection générale, assure une mission nationale concernant l’harmonisation du brevet d’Etat d’éducateur sportif dans une option sportive et du brevet d’aptitude professionnelle d’assistant animateur technicien ayant pour support technique la même discipline sportive. Sa responsabilité pourra porter sur plusieurs disciplines.
Dans le cas où un adjoint est nommé, celui-ci participe à cette mission en collaboration étroite avec l’inspecteur coordonnateur. Ils se répartissent les tâches administratives et pédagogiques en fonction d’implantations géographiques, du calendrier des examens et formations, de leurs disponibilités ou du niveau des diplômes.
II. SES MISSIONS
1. Suivre l’évolution du sport concerné
L’inspecteur coordonnateur doit être attentif au développement de la pratique, à l’évolution du marché de l’emploi et des débouchés professionnels, aux besoins de formation en adéquation avec l’emploi, et à la nécessité de faire évoluer le dispositif réglementaire.
2. Garantir le niveau de qualificationattesté par les diplômes d’Etat jeunesse et sports
BEES :
L’inspecteur coordonnateur réunit les formateurs techniciens et les cadres experts compétents afin d’élaborer des sujets d’examen accompagnés de leur référentiel, tout en veillant à ce que ceux-ci respectent la réglementation en vigueur. Il constitue ainsi progressivement une banque de sujets.
L’inspecteur coordonnateur adresse les sujets de la partie spécifique aux centres d’examens sous pli confidentiel un mois au plus tard avant les dates des sessions figurant au calendrier national et six semaines au plus tard pour les DOM-TOM
BAPAAT :
L’inspecteur coordonnateur travaille en collaboration avec les cadres techniques pour harmoniser les contenus de formation et la mise en place d’outils d’évaluation qui permettent d’analyser le niveau de pratique des candidats à l’entrée et en fin de formation.
3. Assurer la présidence des jurys du BEES second degré
Le décret n° 91-260 du 7 mars 1991 relatif à l’organisation et aux conditions de préparation et de délivrance du BEES prévoit que les jurys d’examen spécifiques des BEES sont présidés par le directeur régional ou son représentant. L’arrêté du 30 novembre 1992 prévoit que les jurys d’examen du BEES second degré sont présidés par le directeur régional ou l’inspecteur coordonnateur. Dans un souci de cohérence, l’inspecteur coordonnateur chargé de l’harmonisation dans une discipline assurera, comme auparavant, la présidence des sessions d’examen des BEES second degré.
4. Compte rendu annuel
La délégation aux formations envoie à l’inspecteur coordonnateur les statistiques concernant le BEES et le BAPAAT associé, pour la fin du premier semestre.
L’inspecteur coordonnateur analyse ces données et fait la synthèse des procès-verbaux des examens de l’année précédente que les directions régionales lui auront envoyés au fur et à mesure des sessions. Il envoie son compte rendu, élaboré suivant le modèle ci-joint, à la délégation aux formations pour le 1er septembre.
5. Participation à l’élaboration du calendrier national
Chaque année avant le 15 mai, il est consulté par les directions régionales de la jeunesse et des sports et organise une concertation de la fédération sportive associée à son BEES pour donner un avis sur l’élaboration du calendrier national des formations et des examens spécifiques.
L’inspecteur coordonnateur a un rôle d’expert auprès de la délégation aux formations pour l’harmonisation du calendrier national.
III. LES MOYENS D’ACTION
1. Travail d’équipe
L’inspecteur coordonnateur s’entoure de personnels techniques et pédagogiques pour mener à bien sa mission. Il informe la délégation aux formations de la constitution de son équipe et de son mode de fonctionnement.
L’inspecteur coordonnateur fait appel, pour mener à bien sa mission, à l’expertise des établissements pôles de compétence dans sa discipline, des services déconcentrés et des directeurs techniques nationaux des fédérations.
2. Organisation de réunions d’harmonisation
L’inspecteur coordonnateur propose l’organisation de réunions ayant pour objet l’adéquation emploi-formation, l’adaptation des textes réglementaires, l’harmonisation pédagogique des formations et des sujets d’examens...
Chaque année, pour le 15 novembre, il soumet à la délégation aux formations (DAF 2) un calendrier prévisionnel des réunions en précisant la date, le lieu, le nombre de personnes, le budget prévisionnel et l’objet de chacune d’entre elles au moyen de la fiche type jointe en annexe 1.
Le délégué aux formations arrête, en fonction des priorités de l’administration centrale, le calendrier de ces réunions pour l’année suivante et le diffuse auprès des inspecteurs coordonnateurs.
Ces derniers transmettent à la délégation aux formations, deux mois avant la réunion, la liste des participants à convoquer au moyen du formulaire joint en annexe 2.
Les frais d’hébergement et de restauration seront budgétés sur la base du prix de journée dans les établissements. Leur liquidation sera effectuée par la délégation aux formations après réception des factures des centres d’accueil. Les frais de déplacement des personnels jeunesse et sports seront à imputer sur les crédits déconcentrés mis en place dans les services. Pour les personnes extérieures, deux fiches d’état de frais jointes à leur convocation seront à retourner à la délégation aux formations.
4. Proposition de formation professionnelle continue
Afin de renforcer les capacités d’intervention du personnel technique et pédagogique de la jeunesse et des sports, les inspecteurs coordonnateurs peuvent proposer la mise en place de stages de formation professionnelle continue, en particulier, en liaison avec leur spécialité sportive.

