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Arrêté du 18 août 1988 modifié : programmes et modalités de la formation préparatoire au D.E.F.A.

28 septembre 2005

Arrêté du 18 août 1988 (Solidarité, Santé et Protection sociale : Action sociale ; Jeunesse et Sports : Jeunesse et Vie associative)
Vu D. no 79-500 du 28-6-1979 mod. par D. no 88-690 du 9-5-1988.

Programmes et moda­li­tés de la for­ma­tion pré­pa­ra­toire au diplôme d’Etat rela­tif aux fonc­tions d’ani­ma­tion.

NOR : MENK8870035A

TITRE PREMIER : Instances consul­ta­ti­ves et admi­nis­tra­ti­ves.

Article pre­mier. - La Commission natio­nale pour la for­ma­tion à l’ani­ma­tion pré­vue à l’arti­cle 5 du décret sus­visé est ainsi com­po­sée :

Le direc­teur de l’action sociale, ou son repré­sen­tant ;

Quatre repré­sen­tants dési­gnés par le minis­tre chargé de l’Action sociale ;

Le direc­teur de la Jeunesse et de la Vie asso­cia­tive, ou son repré­sen­tant ;

Quatre repré­sen­tants dési­gnés par le minis­tre chargé de la Jeunesse et des Sports ;

Cinq res­pon­sa­bles ou for­ma­teurs appar­te­nant à des orga­nis­mes concou­rant à la for­ma­tion d’ani­ma­teurs pro­fes­sion­nels, dési­gnés conjoin­te­ment par le minis­tre de la Solidarité, de la Santé et de la Protection sociale et par le minis­tre chargé de la Jeunesse et des Sports ;

Cinq res­pon­sa­bles d’asso­cia­tions employant des per­son­nels d’ani­ma­tion, dési­gnés conjoin­te­ment par le minis­tre chargé de l’Action sociale et par le minis­tre chargé de la Jeunesse et des Sports ;

Cinq repré­sen­tants des orga­ni­sa­tions syn­di­ca­les repré­sen­ta­ti­ves au niveau natio­nal des per­son­nels char­gés de fonc­tions d’ani­ma­tion ;

Trois per­son­na­li­tés qua­li­fiées, dési­gnées conjoin­te­ment par le minis­tre chargé de l’Action sociale et par le minis­tre chargé de la Jeunesse et des Sports ;

Deux repré­sen­tants des col­lec­ti­vi­tés ter­ri­to­ria­les dési­gnés conjoin­te­ment par le minis­tre chargé de l’Action sociale et par le minis­tre chargé de la Jeunesse et des Sports ;

Un sur pro­po­si­tion de l’asso­cia­tion des mai­res de France ;

Un sur pro­po­si­tion de l’asso­cia­tion des pré­si­dents des conseils régio­naux.

Les mem­bres sont nom­més pour trois ans par arrêté conjoint des deux minis­tres.

La pré­si­dence de la CNAFA est assu­rée alter­na­ti­ve­ment, par période d’un an, par le direc­teur de l’Action sociale et par le direc­teur de la Jeunesse et de la Vie asso­cia­tive.

Art. 2. - La COREFA pré­vue à l’arti­cle 5 du décret sus­visé est ainsi com­po­sée :

Le direc­teur régio­nal des Affaires sani­tai­res et socia­les, ou son repré­sen­tant ;

Le direc­teur régio­nal de la Jeunesse et des Sports, ou son repré­sen­tant ;

Quatre res­pon­sa­bles ou for­ma­teurs issus d’orga­nis­mes concou­rant à la for­ma­tion d’ani­ma­teurs pro­fes­sion­nels ;

Quatre res­pon­sa­bles d’asso­cia­tions employant des per­son­nels d’ani­ma­tion ;

Trois per­son­na­li­tés qua­li­fiées ;

Un repré­sen­tant des col­lec­ti­vi­tés régio­na­les dési­gné par son pré­si­dent.

Les mem­bres de la COREFA sont nom­més pour trois ans par le pré­fet de région sur pro­po­si­tion conjointe du direc­teur régio­nal des Affaires sani­tai­res et socia­les et du direc­teur régio­nal de la Jeunesse et des Sports.

La pré­si­dence de la COREFA est assu­rée alter­na­ti­ve­ment, par période d’un an, par le direc­teur régio­nal des Affaires sani­tai­res et socia­les et par le direc­teur régio­nal de la Jeunesse et des Sports.

Art. 3. - Il est ins­ti­tué un secré­ta­riat régio­nal du DEFA chargé de la res­pon­sa­bi­lité admi­nis­tra­tive du diplôme.

TITRE II : Accès à la for­ma­tion.

Art. 4. - Pour s’ins­crire aux épreuves de sélec­tion, les can­di­dats doi­vent rem­plir l’une des condi­tions sui­van­tes :

Etre titu­laire du BASE ;

Justifier de trois années à temps com­plet d’acti­vi­tés pro­fes­sion­nel­les ;

Justifier de trois années d’exer­cice d’acti­vi­tés d’ani­ma­tion par pério­des mini­ma­les conti­nues de neuf mois ;

Justifier de trois années d’acti­vi­tés cumu­lées pou­vant com­por­ter des pério­des d’acti­vi­tés pro­fes­sion­nel­les et des pério­des d’acti­vi­tés d’ani­ma­tion répon­dant aux condi­tions défi­nies ci-des­sus.

Art. 5. - Le dos­sier de demande d’admis­sion à la pré­pa­ra­tion du DEFA com­prend :

Un cur­ri­cu­lum vitae ;

Une fiche d’état civil ;

Un jus­ti­fi­ca­tif du domi­cile ;

La copie des diplô­mes ;

Une copie des cer­ti­fi­cats de tra­vail, des attes­ta­tions d’acti­vi­tés du can­di­dat dans le sec­teur de l’ani­ma­tion ;

Un docu­ment élaboré par le can­di­dat pré­sen­tant son expé­rience pro­fes­sion­nelle ou sociale, en rela­tion avec la for­ma­tion envi­sa­gée.

Ce dos­sier de demande d’admis­sion est déposé par le can­di­dat auprès du secré­ta­riat régio­nal du DEFA dont relève son domi­cile.

Art. 6 (modi­fié par l’arrêté du 31 mars 1995). - La sélec­tion com­prend deux épreuves écrites et une épreuve orale.

La pre­mière épreuve écrite d’une durée de deux heu­res porte sur un sujet d’actua­lité et per­met de véri­fier la qua­lité de l’expres­sion écrite et la capa­cité du can­di­dat à met­tre en évidence son inté­rêt pour les pro­blè­mes du monde contem­po­rain.

La seconde, d’une durée de deux heu­res, a pour but, à par­tir d’un dos­sier pro­posé par le jury prévu à l’arti­cle 13, d’évaluer les capa­ci­tés d’ana­lyse et de syn­thèse du can­di­dat.

L’épreuve orale, à par­tir du docu­ment prévu à l’arti­cle 5, per­met de véri­fier les capa­ci­tés d’expres­sion et de com­mu­ni­ca­tion du can­di­dat et d’appré­cier son expé­rience pro­fes­sion­nelle et sociale.

La durée de l’entre­tien avec le jury est d’une demi-heure.

Les trois épreuves ont le même coef­fi­cient.

Toute note infé­rieure à 8 sur 20 est éliminatoire.

Sont décla­rés admis, par déci­sion du pré­fet de région sur pro­po­si­tion du jury, les can­di­dats qui ont obtenu pour l’ensem­ble des épreuves une moyenne égale ou supé­rieure à 10 sur 20.

Un livret de for­ma­tion est ouvert au nom de cha­que can­di­dat sélec­tionné.

Pour les for­ma­tions géné­ra­les assu­rées en tota­lité par un orga­nisme uni­que :

La res­pon­sa­bi­lité de la sélec­tion peut être délé­guée à l’orga­nisme de for­ma­tion s’il en fait la demande ;

Les moda­li­tés de sélec­tion peu­vent com­por­ter des épreuves qui com­plè­tent cel­les pré­vues au pré­sent arti­cle et qui sont défi­nies dans le dos­sier péda­go­gi­que sou­mis à l’agré­ment ;

Les direc­teurs régio­naux s’assu­rent de la régu­la­rité du dérou­le­ment des épreuves ;

Le secré­ta­riat régio­nal du DEFA du lieu d’implan­ta­tion de la for­ma­tion ins­truit les dos­siers des can­di­dats ;

La déci­sion de sélec­tion n’est vala­ble que pour la for­ma­tion béné­fi­ciant de l’agré­ment.

TITRE III : Déroulement de la for­ma­tion.

Art. 7. - La for­ma­tion géné­rale doit doter l’ani­ma­teur des connais­san­ces et métho­des néces­sai­res à l’exer­cice pro­fes­sion­nel des fonc­tions d’ani­ma­tion. Les conte­nus pro­pres à cha­que UF pren­nent en compte la dimen­sion pro­fes­sion­nelle glo­bale de la for­ma­tion géné­rale.

Elle com­prend cinq uni­tés de for­ma­tion de cent soixante heu­res mini­mum cha­cune dont les objec­tifs et pro­gram­mes sont défi­nies en annexe I au pré­sent arrêté et qui sont :

Gestion, admi­nis­tra­tion, orga­ni­sa­tion ;

Pédagogie, rela­tions humai­nes ;

Environnement social de l’ani­ma­tion ;

Technique d’ani­ma­tion ;

Approfondissement de l’une des qua­tre UF pré­cé­den­tes. L’appro­fon­dis­se­ment ne peut débu­ter qu’après que les qua­tre uni­tés de for­ma­tion aient été sui­vies et que celle fai­sant l’objet de l’appro­fon­dis­se­ment ait été vali­dée.

Elle com­prend également un stage pra­ti­que d’une durée de qua­tre mois à temps plein ou de huit mois à temps par­tiel qui s’effec­tue dans une struc­ture à carac­tère socio-éducatif, cultu­rel, social ou spor­tif.

Art. 8 (modi­fié par l’arrêté du 31 mars 1995). - La for­ma­tion géné­rale s’effec­tue :

Soit sous la res­pon­sa­bi­lité d’un orga­nisme uni­que qui en assure la tota­lité ;

Soit par uni­tés de for­ma­tion indé­pen­dan­tes. Les condi­tions du stage pra­ti­que sont alors défi­nies sous contrôle conjoint du direc­teur régio­nal des Affaires sani­tai­res et socia­les et du direc­teur régio­nal de la Jeunesse et des Sports.

Dans les deux cas, les for­ma­tions sont agréées par déci­sion conjointe de deux direc­teurs régio­naux.

Art. 9. - Chaque unité de for­ma­tion donne lieu à une évaluation effec­tuée par le res­pon­sa­ble de la for­ma­tion, à la suite d’un entre­tien avec le sta­giaire.

Ces appré­cia­tions sont join­tes au livret de for­ma­tion du can­di­dat.

Art. 10. - Pour entre­pren­dre l’expé­rience d’ani­ma­tion, le can­di­dat doit avoir obtenu :

La vali­da­tion de l’ensem­ble des éléments de la for­ma­tion géné­rale ;

L’accord du jury défini à l’arti­cle 14 :

Sur les moda­li­tés du dérou­le­ment de son expé­rience d’ani­ma­tion ;

Sur la pro­po­si­tion qu’il fait d’un conseiller.

L’expé­rience d’ani­ma­tion s’étend sur dix-huit mois au plus à comp­ter de la noti­fi­ca­tion de l’accord du jury. Elle com­prend :

Douze mois en situa­tion d’ani­ma­tion réa­li­sés dans une opti­que pro­fes­sion­nelle ;

Une for­ma­tion de deux cents heu­res com­pre­nant, d’une part, un module agréé de cent vingt heu­res au moins de per­fec­tion­ne­ment sur la métho­do­lo­gie du pro­jet et l’évaluation de l’action, d’autre part, une for­ma­tion per­son­na­li­sée ;

La rédac­tion d’un mémoire et sa sou­te­nance devant le jury.

Les moda­li­tés tech­ni­ques et péda­go­gi­ques de réa­li­sa­tion de l’expé­rience d’ani­ma­tion sont pré­ci­sées en annexe II.

Art. 11. - Le mémoire est une pro­duc­tion écrite qui doit faire appa­raî­tre une réflexion théo­ri­que sur l’ani­ma­tion, à carac­tère pro­fes­sion­nel, réa­li­sée par le can­di­dat.

Art. 12. - Les allé­ge­ments pré­vus à l’arti­cle 6 du décret sus­visé, dans la limite de deux uni­tés de for­ma­tion et à l’exclu­sion de l’unité d’appro­fon­dis­se­ment, peu­vent être accor­dés conjoin­te­ment par les deux direc­teurs régio­naux.

Art. 13. - Les can­di­dats jus­ti­fiant de trois années au moins à temps plein d’expé­rience pro­fes­sion­nelle en ani­ma­tion au moment de la sélec­tion béné­fi­cient sur leur demande de la dis­pense du stage pra­ti­que.

TITRE IV : Sélection et vali­da­tion de la for­ma­tion.

Art. 14. - Sur pro­po­si­tion conjointe du direc­teur régio­nal des Affaires sani­tai­res et socia­les et du direc­teur régio­nal de la Jeunesse et des Sports, le pré­fet de région nomme un jury régio­nal et son pré­si­dent pour une période d’un an.

Le pré­si­dent est choisi parmi les mem­bres du jury.

La com­po­si­tion du jury est la sui­vante :

Le direc­teur régio­nal des Affaires sani­tai­res et socia­les, ou son repré­sen­tant, et une per­son­na­lité qua­li­fiée pro­po­sée par lui ;

Le direc­teur régio­nal de la Jeunesse et des Sports, ou son repré­sen­tant, et une per­son­na­lité qua­li­fiée pro­po­sée par lui ;

Un mem­bre du per­son­nel ensei­gnant de sta­tut uni­ver­si­taire ;

Un for­ma­teur concou­rant à la for­ma­tion d’ani­ma­teurs pro­fes­sion­nels ;

Deux pro­fes­sion­nels de l’ani­ma­tion en acti­vité.

Pour les épreuves de sélec­tion et pour cha­que type de contrôle, le jury est assisté par des grou­pes d’experts choi­sis dans une liste arrê­tée par le pré­fet sur pro­po­si­tion conjointe des deux direc­teurs régio­naux.

Le jury se réu­nit en séance plé­nière pour arrê­ter ses déci­sions de vali­da­tion de la sélec­tion, des acquis des uni­tés de for­ma­tion, du stage pra­ti­que et de l’expé­rience d’ani­ma­tion.

Art. 15. - Pour cha­que unité de for­ma­tion, le can­di­dat peut se pré­sen­ter au contrôle dès qu’il a suivi l’unité de for­ma­tion agréée ou dès qu’il a béné­fi­cié de l’allé­ge­ment de for­ma­tion cor­res­pon­dant.

Les contrô­les sont effec­tués par les grou­pes d’experts pour cha­que unité de for­ma­tion selon les moda­li­tés sui­van­tes :

Gestion, admi­nis­tra­tion, orga­ni­sa­tion (GAO) : une épreuve écrite de qua­tre heu­res à par­tir d’un dos­sier ;

Pédagogie et rela­tions humai­nes (PRH) : une épreuve qui com­prend une heure de pré­pa­ra­tion, un exposé de vingt minu­tes au maxi­mum et un entre­tien à par­tir d’une étude de cas ;

Environnement social de l’ani­ma­tion (ESA) : une épreuve écrite de qua­tre heu­res à par­tir d’un dos­sier ;

Technique d’ani­ma­tion : une épreuve consis­tant dans la pré­sen­ta­tion ou la réa­li­sa­tion d’une ani­ma­tion sui­vie d’un entre­tien d’une durée de trente minu­tes ;

Approfondissement : la nota­tion d’un docu­ment écrit, sur un thème en rela­tion avec le contenu de l’unité de for­ma­tion appro­fon­die.

Les sujets des épreuves GAO, PRH et ESA sont arrê­tés par les deux direc­teurs régio­naux sur pro­po­si­tion du jury régio­nal.

Pour ces cinq uni­tés de for­ma­tion, le jury men­tionné à l’arti­cle 14 accorde ou non l’unité de for­ma­tion en pre­nant en compte le résul­tat obtenu à l’épreuve de contrôle et l’évaluation du for­ma­teur men­tion­née à l’arti­cle 9.

Le can­di­dat ayant échoué trois fois à une épreuve doit repren­dre la for­ma­tion consi­dé­rée ou perd le béné­fice de la déci­sion lui ayant accordé un allé­ge­ment.

Le stage pra­ti­que : le compte rendu rédigé par le can­di­dat est exa­miné par le jury. S’il le juge néces­saire, celui-ci convo­que le can­di­dat en vue d’un entre­tien. La non-vali­da­tion du stage par le jury doit don­ner lieu soit à la pro­duc­tion d’un nou­veau compte rendu, soit à la réa­li­sa­tion d’un autre stage pra­ti­que.

Les moda­li­tés de vali­da­tion des uni­tés de for­ma­tion et du stage pra­ti­que sont pré­ci­sées dans l’annexe III.

Art. 16. - A l’issue de douze mois en situa­tion d’ani­ma­tion et de la for­ma­tion de deux cents heu­res, la vali­da­tion de l’expé­rience d’ani­ma­tion consiste en l’appré­cia­tion du mémoire rédigé par le can­di­dat et en sa sou­te­nance.

Chacun de ces deux éléments est noté de 0 à 20 par le jury sié­geant en for­ma­tion res­treinte de trois de ses mem­bres :

Un des repré­sen­tants des deux admi­nis­tra­tions ;

Un des pro­fes­sion­nels de l’ani­ma­tion en acti­vité ;

Le mem­bre du per­son­nel ensei­gnant de sta­tut uni­ver­si­taire.

Le conseiller assiste à la sou­te­nance avec voix consul­ta­tive.

L’expé­rience d’ani­ma­tion est vali­dée par le jury prévu à l’arti­cle 14 pour les can­di­dats ayant obtenu la moyenne de 20 sur 40.

Le jury peut deman­der un tra­vail com­plé­men­taire ou décla­rer l’expé­rience non vali­dée ; dans ce der­nier cas, le can­di­dat peut recom­men­cer l’expé­rience dans des condi­tions devant faire l’objet d’un nou­vel accord du jury selon les moda­li­tés pré­vues à l’arti­cle 10.

Art. 17. - Le can­di­dat ayant satis­fait à cette der­nière épreuve se voit attri­buer le diplôme.

Art. 18. - Les can­di­dats ayant débuté une ou plu­sieurs uni­tés de for­ma­tion avant le 1er jan­vier 1989 peu­vent faire vali­der ces for­ma­tions jusqu’au 1er jan­vier 1990 dans les condi­tions fixées par l’arrêté du 29 juin 1979.

La deuxième unité de for­ma­tion tech­ni­que obte­nue dans ces condi­tions équivaut à l’unité de for­ma­tion Approfondissement défi­nie à l’arti­cle 7 du pré­sent arrêté.

Art. 19. - L’arrêté du 29 juin 1979 por­tant sur les pro­gram­mes et les moda­li­tés de la for­ma­tion pré­pa­ra­toire est abrogé.

(JO du 4 octo­bre 1988 et BO. Jeunesse et Sports no 19 du 26 octo­bre 1988.)

Annexe I

OBJECTIFS ET PROGRAMMES DE LA FORMATION GÉNÉRALE

GESTION ; ADMINISTRATION ; ORGANISATION

Objectifs

1. Développer les capa­ci­tés d’action pro­fes­sion­nelle de l’ani­ma­teur par l’acqui­si­tion des métho­des de pla­ni­fi­ca­tion, d’orga­ni­sa­tion et de ges­tion.

2. Développer les com­pé­ten­ces de l’ani­ma­teur pour :

2.1. Diagnostiquer les res­sour­ces et les contrain­tes de la struc­ture.

2.2. Identifier les par­te­nai­res publics et pri­vés, connaî­tre leurs attri­bu­tions, leurs com­pé­ten­ces, leur fonc­tion­ne­ment.

2.3. Comprendre et savoir lire un compte de résul­tats et en ana­ly­ser la cohé­rence par rap­port à une stra­té­gie d’ani­ma­tion et à la pla­ni­fi­ca­tion des actions.

2.4. Connaître les sour­ces du droit et savoir les uti­li­ser.

2.5. Déterminer, pro­mou­voir et évaluer des objec­tifs (mar­ke­ting social).

Programme GAO

1. Données géné­ra­les.

1.1. Introduction à :

L’orga­ni­sa­tion admi­nis­tra­tive et ter­ri­to­riale de la France ;

Les ins­ti­tu­tions euro­péen­nes ;

La socio­lo­gie des orga­ni­sa­tions.

1.2. Connaissance :

Des struc­tu­res et des cadres juri­di­ques et ins­ti­tu­tion­nels per­met­tant la réa­li­sa­tion d’un pro­jet ;

De la légis­la­tion du tra­vail, de la légis­la­tion sociale ;

Des notions de base en comp­ta­bi­lité et comp­ta­bi­lité ana­ly­ti­que, en fis­ca­lité ;

Des obli­ga­tions fis­ca­les des asso­cia­tions ;

Des sour­ces de finan­ce­ment et de pro­duits.

2. Acquisition de métho­des.

2.1. D’orga­ni­sa­tion du tra­vail et de pla­ni­fi­ca­tion.

2.2. De ges­tion finan­cière, ges­tion du per­son­nel avec l’uti­li­sa­tion d’outils de diag­nos­tic et de pré­vi­sion.

2.3. D’ana­lyse et de contrôle de ges­tion.

2.4. D’action et de pro­mo­tion à par­tir d’une ana­lyse de milieu : (mar­ke­ting social).

PÉDAGOGIE RELATIONS HUMAINES

Objectifs

1. Développer les capa­ci­tés d’action pro­fes­sion­nelle de l’ani­ma­teur par l’acqui­si­tion de métho­des d’obser­va­tions et d’ana­lyse des situa­tions rela­tion­nel­les.

2. Permettre à l’ani­ma­teur de se connaî­tre et de se repé­rer dans l’exer­cice de sa fonc­tion.

3. Favoriser l’acqui­si­tion de réfé­ren­ces théo­ri­ques en péda­go­gie, en psy­cho­lo­gie, en psy­cho­so­cio­lo­gie.

4. Mesurer les apports et les limi­tes des scien­ces humai­nes dans l’exer­cice de ses fonc­tions d’ani­ma­tion.

Programme PRH

1. Données géné­ra­les.

1.1. En péda­go­gie, ini­tia­tion :

Aux grands cou­rants péda­go­gi­ques ;

A la péda­go­gie des adul­tes, andra­go­gie.

1.2. En psy­cho­lo­gie, intro­duc­tion aux dif­fé­rents cou­rants théo­ri­ques : la struc­tu­ra­tion de la per­sonne, son déve­lop­pe­ment, son évolution.

1.3. En psy­cho­so­cio­lo­gie, intro­duc­tion à la psy­cho­so­cio­lo­gie : les concepts et les pro­ces­sus fon­da­men­taux : nor­mes, modè­les sociaux, rôles, conflits, atti­tu­des, sté­réo­ty­pes, ...

2. Acquisition de métho­des de tra­vail et déve­lop­pe­ment per­son­nel.

2.1. Application aux milieux pro­fes­sion­nels :

La concep­tion, la réa­li­sa­tion et le suivi de l’action péda­go­gi­que : fina­lité, objec­tifs, moyens, métho­des, évaluation ;

L’obser­va­tion psy­cho­lo­gi­que et psy­cho­so­cio­lo­gi­que : tech­ni­ques, appren­tis­sa­ges métho­do­lo­gi­ques, savoir obser­ver et com­pren­dre.

2.2. Le déve­lop­pe­ment per­son­nel :

Evaluation et déve­lop­pe­ment de ses res­sour­ces ;

Organisation et ges­tion de son temps ;

Adaptation des stra­té­gies de com­mu­ni­ca­tion, d’argu­men­ta­tion et de négo­cia­tion.

ENVIRONNEMENT SOCIAL DE L’ANIMATION

Objectifs

1. Développer les capa­ci­tés de l’ani­ma­teur :

1.1. A obser­ver, évaluer, ana­ly­ser et com­pren­dre des situa­tions, des milieux, des publics pour agir en qua­lité d’acteur dans un réseau.

1.2. A reconnaî­tre les inte­rac­tions, les enjeux d’une situa­tion et à établir des liens entre la dimen­sion locale et les phé­no­mè­nes sociaux.

1.3. A énoncer des hypo­thè­ses, des stra­té­gies et évaluer l’action.

1.4. A savoir recueillir et exploi­ter des infor­ma­tions.

2. Permettre à l’ani­ma­teur :

2.1. De reconnaî­tre et situer his­to­ri­que­ment, socia­le­ment l’ori­gine et l’évolution de l’ani­ma­tion.

2.2. D’avoir un regard pros­pec­tif sur les ten­dan­ces lour­des pou­vant modi­fier la pra­ti­que pro­fes­sion­nelle.

3. Favoriser le repé­rage des enjeux et des dis­po­si­tifs économiques, cultu­rels et sociaux.

Programme ESA

1. Données géné­ra­les.

1.1. Compréhension des modè­les d’ana­ly­ses :

L’ana­lyse ins­ti­tu­tion­nelle ;

L’ana­lyse sys­té­mi­que.

1.2. Connaissance :

Des notions essen­tiel­les sur les sys­tè­mes économiques et poli­ti­ques.

2. Adaptation pro­fes­sion­nelle.

2.1. La légis­la­tion : la for­ma­tion pro­fes­sion­nelle, la loi 1901 et la vie asso­cia­tive.

2.2. La connais­sance des poli­ti­ques socia­les et des poli­ti­ques de la jeu­nesse :

Histoire de l’ani­ma­tion ;

Histoire des pro­fes­sions socia­les ;

Dispositifs et enjeux des poli­ti­ques socia­les, et les poli­ti­ques de la jeu­nesse.

2.3. L’ani­ma­tion, le tra­vail social et l’Europe :

Les régle­men­ta­tions : notions élémentaires.

Les pra­ti­ques inno­van­tes.

3. Apprentissage de métho­des d’inves­ti­ga­tion, de recueil de don­nées, d’étude pros­pec­tive :

3.1. L’enquête docu­men­taire, l’enquête socio­lo­gi­que ;

3.2. L’uti­li­sa­tion d’infor­ma­tions sta­tis­ti­ques et pro­fes­sion­nel­les ;

3.3. L’ini­tia­tion à la démar­che pros­pec­tive.

TECHNIQUE D’ANIMATION

L’ani­ma­tion est consi­dé­rée comme une tech­ni­que d’inter­ven­tion et d’action.

Objectifs

A par­tir du choix d’un sup­port consis­tant soit à une tech­ni­que, soit à un domaine d’action, soit à un public spé­ci­fi­que, cette unité de for­ma­tion devra :

1. Permettre à l’ani­ma­teur de déve­lop­per sa culture géné­rale et l’effi­ca­cité de sa pra­ti­que pro­fes­sion­nelle à par­tir de trois grands axes com­plé­men­tai­res et trans­ver­saux :

L’expres­sion, la com­mu­ni­ca­tion ;

L’art et la culture ;

Les scien­ces et les tech­ni­ques ;

2. Favoriser chez l’ani­ma­teur l’acqui­si­tion d’une démar­che pro­fes­sion­nelle d’inves­ti­ga­tion, enga­geant son regard, déve­lop­pant sa curio­sité et l’inté­rêt qu’il porte au monde contem­po­rain en s’appuyant sur les évolutions socio-cultu­rel­les.

Programme tech­ni­que d’ani­ma­tion

1. L’expres­sion et la com­mu­ni­ca­tion.

1.1. Perfectionnement tech­ni­que : pren­dre la parole, s’expri­mer et com­mu­ni­quer face à face, et en groupe. Rédiger, réa­li­ser, pro­duire.

Entraînement à la logi­que, struc­tu­rer sa pen­sée et l’orga­ni­ser.

1.2. Développement de la créa­ti­vité et décou­verte des métho­des appli­ca­bles aux dif­fé­ren­tes situa­tions pro­fes­sion­nel­les.

1.3. Initiation à la socio­lo­gie de la com­mu­ni­ca­tion : schéma de la com­mu­ni­ca­tion, ana­lyse de pro­ces­sus et des mes­sa­ges, objec­tifs et effets.

2. L’art et la culture.

2.1. Introduction, sen­si­bi­li­sa­tion à l’objet cultu­rel, le beau, la valeur.

2.2. La consom­ma­tion cultu­relle : la notion de besoin cultu­rel, les pra­ti­ques cultu­rel­les.

2.3. Notion de culture et mass media : presse, cinéma, publi­cité, ...

2.4. Culture et civi­li­sa­tion. Fonction sociale d’une culture.

3. Les scien­ces et les tech­ni­ques.

3.1. Sensibilisation aux scien­ces et aux tech­ni­ques sup­ports et aides à l’ani­ma­tion :

L’apport des scien­ces pour une appli­ca­tion à l’ani­ma­tion ;

Les tech­ni­ques et les modes de fabri­ca­tion, de pro­duc­tion ;

La connais­sance des sour­ces et des réseaux d’infor­ma­tion et de dif­fu­sion ;

La connais­sance élémentaire de la régle­men­ta­tion en vigueur ;

La connais­sance des maté­riels ou des pra­ti­ques.

APPROFONDISSEMENT

De l’une des qua­tre uni­tés de for­ma­tion pré­cé­dem­ment sui­vies.

L’unité de for­ma­tion fai­sant l’objet de l’appro­fon­dis­se­ment doit en outre avoir été vali­dée.

Objectifs

En vue de la pré­pa­ra­tion à l’expé­rience d’ani­ma­tion et à la sou­te­nance du mémoire.

1. Perfectionner les métho­do­lo­gies :

1.1. Développer la maî­trise des métho­des d’inves­ti­ga­tion et de trai­te­ment des don­nées et des infor­ma­tions ;

1.2. Savoir ana­ly­ser et com­pren­dre des situa­tions pro­fes­sion­nel­les ;

1.3. Pouvoir for­mu­ler et choi­sir des options.

2. Compléter les acquis de l’unité de for­ma­tion appro­fon­die en choi­sis­sant de déve­lop­per plus par­ti­cu­liè­re­ment un des aspects du pro­gramme.

LE STAGE PRATIQUE

Objectifs

A par­tir d’une mise en situa­tion d’ani­ma­tion :

1. Permettre au can­di­dat d’obser­ver et d’ana­ly­ser une struc­ture et son envi­ron­ne­ment ;

2. Favoriser une liai­son entre la théo­rie et la pra­ti­que.

Annexe II

MODALITÉS TECHNIQUES ET PÉDAGOGIQUES

DE LA RÉALISATION DE L’EXPÉRIENCE D’ANIMATION

L’accord pour entre­pren­dre l’expé­rience d’ani­ma­tion se fait à par­tir du dos­sier déposé par le can­di­dat auprès du secré­ta­riat régio­nal du DEFA

I. Le dos­sier com­prend :

1. La pro­po­si­tion par le can­di­dat d’un conseiller ;

2. Le pro­jet d’ani­ma­tion rédigé ;

3. La pré­sen­ta­tion du thème du mémoire ;

4. Le pro­jet de for­ma­tion de deux cents heu­res.

II. Les cri­tè­res d’appré­cia­tion du dos­sier par le jury sont les sui­vants :

1. Le conseiller doit être une per­sonne « res­source » qui a rôle de for­ma­teur, de conseiller péda­go­gi­que, de guide, de « super­vi­seur », d’aide. Il doit avoir une qua­li­fi­ca­tion et une com­pé­tence d’expert en rap­port avec l’expé­rience d’ani­ma­tion pré­sen­tée dans le dos­sier remis au jury.

Le conseiller s’engage à accor­der au sta­giaire un mini­mum de qua­rante heu­res de tra­vail d’accom­pa­gne­ment per­son­na­lisé.

2. L’adé­qua­tion entre le pro­jet et les moyens dis­po­ni­bles doit appa­raî­tre.

La pré­sen­ta­tion com­por­tera notam­ment les infor­ma­tions sui­van­tes :

Le sta­tut de l’ani­ma­teur ;

Des ren­sei­gne­ments pré­cis sur la struc­ture, l’asso­cia­tion, et l’envi­ron­ne­ment dans lequel le pro­jet s’ins­crit ;

Le finan­ce­ment de l’action ;

L’orga­ni­sa­tion du plan de tra­vail.

3. Le thème du mémoire doit faire appa­raî­tre l’objet de la réflexion que le can­di­dat sou­haite mener.

4. La for­ma­tion de deux cents heu­res doit être inté­grée d’une manière cohé­rente dans l’expé­rience d’ani­ma­tion.

III. La for­ma­tion de deux cents heu­res com­prend :

L’unité de for­ma­tion agréée de cent vingt heu­res mini­mum ;

La for­ma­tion per­son­na­li­sée.

L’UNITÉ DE FORMATION AGRÉÉE DE 120 HEURES MINIMUM

Objectifs

1. Perfectionner le can­di­dat à la métho­do­lo­gie du pro­jet et à l’évaluation de l’action.

2. Préparer le can­di­dat à la pro­duc­tion et à la sou­te­nance du mémoire.

Programme

1. Perfectionnement :

Au trai­te­ment de l’infor­ma­tion, à l’ana­lyse des milieux et des situa­tions ;

Aux métho­des de déter­mi­na­tion des objec­tifs d’action et à leur pla­ni­fi­ca­tion ;

Aux tech­ni­ques de mise en oeu­vre du pro­jet : aspects orga­ni­sa­tion­nels et finan­ciers (dimen­sions stra­té­gi­que et entre­pre­na­riale de l’action) ;

Aux métho­do­lo­gies des pro­ces­sus d’évaluation et de pré­vi­sion.

2. Acquisition de métho­des d’ana­lyse de dis­cours, de contenu, de pra­ti­que :

Compréhension des enjeux, des inte­rac­tions dans un contexte donné.

3. Développement de l’effi­ca­cité pro­fes­sion­nelle et per­son­nelle :

Stratégies d’argu­men­ta­tion, de négo­cia­tion, de réso­lu­tion de conflit ;

Techniques de déci­sion ;

Marketing social ;

4. Groupe de tra­vail métho­do­lo­gi­que :

Atelier col­lec­tif de pré­pa­ra­tion du mémoire.

LA FORMATION PERSONNALISÉE

Elle est un moment pri­vi­lé­gié qui doit per­met­tre au can­di­dat une appro­pria­tion per­son­na­li­sée d’un ou plu­sieurs domai­nes néces­sai­res, d’une part, à la réa­li­sa­tion de son expé­rience d’ani­ma­tion, d’autre part, à son évolution pro­fes­sion­nelle et sociale (par exem­ple : par­ti­ci­pa­tion à des cours, un col­lo­que, un voyage d’étude).

Annexe III

VALIDATION DES UNITÉS DE FORMATION,

DU STAGE PRATIQUE, DE L’EXPÉRIENCE D’ANIMATION

VALIDATION DES UNITÉS DE FORMATION

Gestion, admi­nis­tra­tion, orga­ni­sa­tion : GAO

Pédagogie rela­tions humai­nes : PRH

Environnement social de l’admi­nis­tra­tion : ESA

Technique d’ani­ma­tion.

Approfondissement.

PRINCIPE GÉNÉRAL POUR TOUTES LES UNITÉS DE FORMATION

Les contrô­les doi­vent per­met­tre de véri­fier que les objec­tifs pro­pres à cha­que unité de for­ma­tion sont atteints et que la com­pré­hen­sion des sché­mas théo­ri­ques, en rela­tion à une pra­ti­que, sont cor­rec­te­ment uti­li­sés dans une opti­que pro­fes­sion­nelle.

CRITÈRES COMMUNS AUX UNITÉS DE FORMATION : GAO, PHR, ESA

Les épreuves fai­sant appel à la méthode des cas, à par­tir d’un dos­sier doi­vent per­met­tre de véri­fier que le can­di­dat est capa­ble :

1. D’uti­li­ser le dos­sier, de hié­rar­chi­ser les infor­ma­tions, de com­pren­dre la ques­tion ;

2. De repé­rer des éléments dans un texte, un tableau sta­tis­ti­que, un schéma ;

3. D’iden­ti­fier une dif­fi­culté dans une situa­tion don­née ;

4. D’obser­ver et citer les varia­bles et de faire un diag­nos­tic ;

5. D’émettre, d’énoncer des hypo­thè­ses ;

6. De choi­sir, de pro­po­ser et d’argu­men­ter une solu­tion appli­ca­ble et via­ble ;

7. D’orga­ni­ser, d’expri­mer à l’écrit ou l’oral ses idées pour for­mu­ler une pro­po­si­tion cohé­rente.

Le dos­sier com­prend l’ensem­ble des don­nées dis­po­ni­bles pré­sen­tant une situa­tion.

Il pré­sente un cas concret passé ou actuel puisé dans le contexte pro­fes­sion­nel de l’ani­ma­tion.

Ce cas doit per­met­tre de révé­ler une dif­fi­culté, de por­ter un diag­nos­tic et de pro­po­ser une solu­tion.

CARACTÉRISTIQUES SPÉCIFIQUES A CHAQUE UNITÉ DE FORMATION

1. GAO : Cette épreuve doit per­met­tre de véri­fier que le can­di­dat est capa­ble :

1.1. De pla­ni­fier, d’orga­ni­ser et de gérer une action d’ani­ma­tion ;

1.2. De poser un diag­nos­tic met­tant en évidence les res­sour­ces et les contrain­tes ins­ti­tu­tion­nel­les humai­nes et finan­ciè­res ;

1.3. D’établir une pré­vi­sion inté­grant les don­nées orga­ni­sa­tion­nel­les et finan­ciè­res ;

1.4. De for­mu­ler une pro­po­si­tion cohé­rente.

2. PRH : Cette épreuve doit per­met­tre de véri­fier que le can­di­dat est capa­ble :

2.1. De for­mu­ler un diag­nos­tic sur une situa­tion à par­tir de don­nées psy­cho­lo­gi­ques, psy­cho­so­cio­lo­gi­ques et péda­go­gi­ques ;

2.2. D’émettre des hypo­thè­ses d’action en lien avec ses apti­tu­des per­son­nel­les ;

2.3. De conce­voir et d’envi­sa­ger le suivi de l’action péda­go­gi­que pro­po­sée ; pré­ci­ser la fina­lité, fixer les objec­tifs, les moyens, les métho­des d’évaluation, adap­tés à la situa­tion ;

L’entre­tien doit per­met­tre en outre de véri­fier l’adap­ta­tion du can­di­dat à une situa­tion rela­tion­nelle :

Sa faculté d’écoute, d’obser­va­tion, de com­pré­hen­sion ;

Sa capa­cité à s’expri­mer, argu­men­ter, com­mu­ni­quer, à maî­tri­ser les temps et orga­ni­ser son exposé.

3. ESA : Cette épreuve doit per­met­tre de véri­fier que le can­di­dat est capa­ble :

3.1. De rédi­ger une note de pré­sen­ta­tion à l’inten­tion d’un déci­deur iden­ti­fié ;

3.2. De for­mu­ler des hypo­thè­ses d’action en inté­grant l’uti­li­sa­tion des dis­po­si­tifs ins­ti­tu­tion­nels économiques, cultu­rels, sociaux exis­tants ;

3.3. De maî­tri­ser des outils d’infor­ma­tion néces­sai­res à l’ana­lyse des milieux ;

3.4. D’iden­ti­fier et com­pren­dre les prin­ci­pa­les com­po­san­tes d’une situa­tion locale en les arti­cu­lant avec les don­nées macro-socia­les.

4. Technique d’ani­ma­tion.

Le can­di­dat a le choix entre deux modes de contrôle. Quand il s’ins­crit pour pas­ser le contrôle des connais­san­ces il pré­cise la moda­lité choi­sie.

4.1. S’il opte pour la pré­sen­ta­tion d’un pro­jet, ou d’une action en cours de réa­li­sa­tion il devra faire appa­raî­tre sa capa­cité :

A cons­truire et struc­tu­rer un docu­ment ;

A valo­ri­ser, à sou­te­nir et à argu­men­ter son pro­jet ou son action.

4.2. S’il opte pour un contrôle en situa­tion d’ani­ma­tion directe, il devra démon­trer sa capa­cité à conduire et évaluer son ani­ma­tion.

Son com­por­te­ment et ses rela­tions péda­go­gi­ques seront pris en compte.

4.3. Quelle que soit la moda­lité adop­tée pour ce contrôle l’épreuve doit per­met­tre de véri­fier en outre la capa­cité du can­di­dat à :

4.3.1. Maîtriser son action ;

4.3.2. S’expri­mer et com­mu­ni­quer ;

4.3.3. Inscrire et met­tre en valeur la dimen­sion socio-cultu­relle de son action ;

4.3.4. Utiliser les réseaux sup­ports de l’action.

5. Approfondissement.

Le can­di­dat pro­duit un docu­ment d’une ving­taine de pages dac­ty­lo­gra­phiées et une biblio­gra­phie fai­sant appa­raî­tre sa capa­cité à mener et com­mu­ni­quer une réflexion per­son­nelle et cohé­rente sur l’appro­fon­dis­se­ment d’un thème.

LA VALIDATION DU STAGE PRATIQUE

Le compte rendu du stage pra­ti­que cor­rec­te­ment pré­senté et rédigé com­prend une ving­taine de pages dac­ty­lo­gra­phiées et des annexes.

Le can­di­dat doit faire appa­raî­tre clai­re­ment les carac­té­ris­ti­ques de la struc­ture d’accueil et l’ani­ma­tion menée.

LA VALIDATION DE L’EXPÉRIENCE D’ANIMATION

Le jury siège en for­ma­tion res­treinte avec au moins trois de ses mem­bres.

Le mémoire est une pro­duc­tion écrite de 50 à 70 pages dac­ty­lo­gra­phiées, non com­pri­ses les annexes et la biblio­gra­phie. Le contenu du mémoire doit faire appa­raî­tre l’arti­cu­la­tion entre la théo­rie et la pra­ti­que.

1. La nota­tion du mémoire sur 20 points s’effec­tue selon les cri­tè­res sui­vants :

1.1. La maî­trise de l’expres­sion et du rai­son­ne­ment ;

1.2. La per­ti­nence de l’ana­lyse dans le champ pro­fes­sion­nel de l’ani­ma­tion, dans un contexte économique poli­ti­que et social donné ;

1.3. L’inté­gra­tion des acquis de la for­ma­tion, la maî­trise des réfé­ren­ces théo­ri­ques et pra­ti­ques ;

1.4. La capa­cité à mener un réflexion dis­tan­ciée et cohé­rente.

La sou­te­nance du mémoire dure une heure.

Le can­di­dat pré­sente d’une manière syn­thé­ti­que son mémoire, apporte des points de vue com­plé­men­tai­res ou cri­ti­ques sur son docu­ment et répond aux ques­tions du jury.

La nota­tion tient compte de sa capa­cité d’expres­sion, et de sa capa­cité à déve­lop­per un rai­son­ne­ment logi­que et cohé­rent.