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Instruction no 94-104 du 6 juin 1994 (Jeunesse et Sports : Délégué aux formations)

1er février 2006

Texte adressé aux préfets de région et de département (DR et DDJS) et aux directeurs des écoles et instituts nationaux et des CREPS.
Référentiel de compétences spécifiques aux activités socioculturelles du BAPAAT (additif à l’instruction no 94-052 du 9 mars 1994) [1].
Texte signalé au B.O. Jeunesse et Sports n° 4 du 28 avril 1994
Références : décret no 93-53 du 12 janvier 1993 ; arrêté des 19 janvier 1993, 4 mars 1993, 10 août 1993 et 24 novembre 1993.

L’arrêté du 24 novem­bre 1993 élargit la liste des acti­vi­tés socio­cultu­rel­les uti­li­sa­bles comme sup­port tech­ni­que de l’acti­vité pro­fes­sion­nelle des titu­lai­res du BAPAAT

Vous trou­ve­rez en annexe à la pré­sente ins­truc­tion le réfé­ren­tiel de com­pé­ten­ces spé­ci­fi­ques aux acti­vi­tés de décou­verte de l’envi­ron­ne­ment.

Vous vou­drez bien en assu­rer la plus large dif­fu­sion auprès des orga­nis­mes de for­ma­tion agréés, ainsi qu’auprès des mem­bres des jurys appe­lés à exa­mi­ner les can­di­dats au BAPAAT

(BO. Jeunesse et Sports no 7 du 28 juillet 1994.)

[|Annexe

RÉFÉRENTIEL DE COMPÉTENCES SPÉCIFIQUES AUX ACTIVITÉS DE DÉCOUVERTE DE L’ENVIRONNEMENT

Pratique d’une acti­vité|]

L’assis­tant ani­ma­teur tech­ni­cien doit être capa­ble de conduire avec des publics dif­fé­rents des acti­vi­tés sim­ples dont l’objec­tif est la sen­si­bi­li­sa­tion et l’infor­ma­tion pour une meilleure com­pré­hen­sion et une pré­ser­va­tion effi­cace de l’envi­ron­ne­ment. Ces acti­vi­tés visent à :

Faciliter la per­cep­tion des rela­tions de l’homme et du milieu ;

Faire com­pren­dre l’inter­dé­pen­dance de tous les éléments d’un bio­tope ;

Promouvoir une conduite sociale res­pon­sa­ble à l’égard de l’envi­ron­ne­ment.

Il doit notam­ment être capa­ble de :

Observer, iden­ti­fier les prin­ci­paux éléments géo­gra­phi­ques, his­to­ri­ques, économiques et socio­lo­gi­ques d’envi­ron­ne­ment ainsi que les inter­re­la­tions fonc­tion­nel­les qui s’y exer­cent ;

Guider un public dans un milieu préa­la­ble­ment reconnu :

Espace natu­rel,

Milieu urbain,

Sentier d’inter­pré­ta­tion, points de lec­ture de pay­sage,

Observatoire et mira­dor...

et/ou en uti­li­sant des outils qu’il maî­trise :

Montage audio­vi­suel,

Vidéo,

Exposition,

Fiches tech­ni­ques et péda­go­gi­ques... ;

Utiliser des ouvra­ges et des outils de vul­ga­ri­sa­tion et d’iden­ti­fi­ca­tion concer­nant la faune et la flore et pré­sen­tant des clefs de déter­mi­na­tion sim­ple ;

Organiser l’explo­ra­tion d’un milieu natu­rel avec les outils néces­sai­res : jumel­les, loupe, filet à papillon, trou­bleau..., en res­pec­tant les êtres vivants (ani­maux et végé­taux) et sans per­tur­ber les équilibres natu­rels ;

Illustrer les grands prin­ci­pes fonc­tion­nels des écosystèmes : chaîne ali­men­taire, cycle bio­lo­gi­que, pré­da­tion... à par­tir des obser­va­tions effec­tuées sur le ter­rain et en pre­nant comme exem­ple les espè­ces iden­ti­fiées ;

Rattacher un orga­nisme vivant au groupe sys­té­ma­ti­que auquel il appar­tient ;

Lire les gran­des lignes de force d’un pay­sage, y repé­rer les prin­ci­paux impacts de l’acti­vité humaine et leur évolution récente ;

Identifier dans un pay­sage cer­tai­nes tra­ces des acti­vi­tés humai­nes pas­sées et les relier à l’évolution récente du milieu rural.

[|Appréciation d’un envi­ron­ne­ment spor­tif et socio­cultu­rel|]

Inclure :

L’assis­tant ani­ma­teur doit :

Connaître l’orga­ni­sa­tion d’une classe de décou­verte ;

Etre capa­ble de repé­rer les établissements d’accueil et asso­cia­tions ayant une voca­tion spé­ci­fi­que à l’ini­tia­tion à l’envi­ron­ne­ment :

Association de pro­tec­tion de la nature,

Centre d’ini­tia­tion à la nature,

Centre per­ma­nent d’ini­tia­tion à l’envi­ron­ne­ment,

Agence de l’eau ;

Connaître l’orga­ni­sa­tion des acti­vi­tés de la chasse et de la pêche, notam­ment celle liée à son milieu d’inter­ven­tion.

[|Méthode de com­pré­hen­sion d’un envi­ron­ne­ment social et humain|]

Inclure :

Etre capa­ble de pré­sen­ter de manière élémentaire le fonc­tion­ne­ment et les trans­for­ma­tions d’un site (mon­ta­gnard, mari­time ou urbain...).

[|Droit|]

Inclure :

L’assis­tant ani­ma­teur doit connaî­tre les prin­ci­paux conte­nus dans la loi de 1976 sur la pro­tec­tion de la nature, en par­ti­cu­lier les règle­ments rela­tifs au sta­tut des espè­ces sau­va­ges et à la pro­tec­tion des espa­ces. Les ter­mes sui­vants sont fami­liers : espè­ces pro­té­gées, gibier, nui­si­bles, parc natio­nal, réserve natu­relle, parc natu­rel régio­nal, arrêté de pro­tec­tion du bio­tope, réserve de pêche et de chasse.

Il doit connaî­tre les arti­cles du Code rural concer­nant le ter­ri­toire où il exerce son acti­vité : notion de droit public, de pro­prié­tés pri­vées, droits du sol.

Il doit connaî­tre les prin­ci­pa­les régle­men­ta­tions liées à la pra­ti­que de la chasse, de la pêche, de la cueillette.

Il doit connaî­tre les tex­tes régle­men­tant l’accès ou l’usage des sites béné­fi­ciant d’une pro­tec­tion spé­ci­fi­que.

[|Technique de secré­ta­riat et de docu­men­ta­tion|]

Inclure :

L’assis­tant ani­ma­teur doit être capa­ble de :

Entretenir un fonds docu­men­taire élémentaire et aider l’usa­ger à l’uti­li­ser ;

Utiliser les docu­ments de base : clés de déter­mi­na­tion (flore, faune).

[|Pédagogie|]

Inclure :

L’assis­tant ani­ma­teur doit être fami­lia­risé avec les métho­des péda­go­gi­ques uti­li­sées spé­ci­fi­que­ment en envi­ron­ne­ment, en par­ti­cu­lier les métho­des cen­trées sur le jeu et les acti­vi­tés sen­so­riel­les.

Il est capa­ble de conduire une séance de décou­verte sur un thème pré­dé­fini.

Il est capa­ble d’illus­trer par des exem­ples sim­ples les prin­ci­pes de base de l’écologie et de trans­met­tre les connais­san­ces et pro­cé­du­res exi­gées par l’acti­vité.

Il est capa­ble de créer et d’uti­li­ser des sup­ports didac­ti­ques sim­ples de décou­verte de l’envi­ron­ne­ment.

[|Connaissance phy­si­que d’un milieu|]

Géologie :

Capacité à repé­rer et à décrire de manière suc­cincte les types de roches les plus com­muns.

Capacité à com­pren­dre les grands méca­nis­mes géo­lo­gi­ques à l’ori­gine du pay­sage perçu et à recons­ti­tuer som­mai­re­ment l’his­toire géo­lo­gi­que de la région.

[|Connaissance de l’écologie d’un milieu|]

Capacité à com­pren­dre et appré­cier les consé­quen­ces de son action dans le milieu où il inter­vient.

Capacité à carac­té­ri­ser le degré de sen­si­bi­lité d’un site.

Capacité à maî­tri­ser le voca­bu­laire tech­ni­que de base néces­saire pour conduire des acti­vi­tés sur les thè­mes sui­vants :

Le cycle de l’eau ;

L’atmo­sphère et l’air ;

Le bruit ;

Les déchets ;

La connais­sance des dif­fé­rents milieux natu­rels et urbains ;

La pré­ser­va­tion de la nature (faune, flore) ;

L’esthé­ti­que des pay­sa­ges ;

Les chaî­nes ali­men­tai­res...

Capacité à dis­cer­ner et à reconnaî­tre les dif­fé­rents milieux et grands ensem­bles natu­rels, à repé­rer l’impact d’une acti­vité sur le milieu, à s’infor­mer sur le degré de sen­si­bi­lité d’un site et à res­pec­ter la régle­men­ta­tion de pro­tec­tion des sites.

Capacité à exer­cer son sens de l’obser­va­tion pour la reconnais­sance directe d’espè­ces végé­ta­les, ani­ma­les, d’éléments miné­raux les plus cou­rants, à repé­rer quel­ques inte­rac­tions homme/milieu natu­rel, à repé­rer quel­ques héri­ta­ges cultu­rels.

Le voca­bu­laire sui­vant est fami­lier : milieu natu­rel, milieu arti­fi­ciel, milieu urbain, sols, eaux, écologie, écosystème, énergie, adap­ta­tion, flux, cycle, inter­re­la­tion, chaîne ali­men­taire, forêt, faune, flore, étage de végé­ta­tion, lande, lisière, sous-sol, air, ozone, bio­dé­gra­da­ble, pol­lu­tion, nui­sance, maille écologique, bio­tope.

Botanique :

Etre capa­ble de reconnaî­tre la cou­ver­ture végé­tale et de l’ana­ly­ser en terme de milieux natu­rels et d’alti­tude (prai­ries, tour­biè­res, forêts spon­ta­nées, lan­des).

Etre capa­ble de reconnaî­tre les prin­ci­paux milieux natu­rels régio­naux.

Etre capa­ble de reconnaî­tre les espè­ces pro­té­gées pré­sen­tes loca­le­ment.

Zoologie :

Etre capa­ble de reconnaî­tre les espè­ces ani­ma­les les plus com­mu­nes dans le milieu consi­déré à par­tir de leurs tra­ces, de leurs excré­ments, de leurs emprein­tes et autres signes carac­té­ris­ti­ques de leur com­por­te­ment.

Climatologie :

Connaissance des carac­té­ris­ti­ques cli­ma­to­lo­gi­ques domi­nan­tes dans le site concerné.

[|Technique d’orien­ta­tion|]

Capacité à lire et uti­li­ser les sup­ports tech­ni­ques et ins­tru­ments de l’orien­ta­tion à lec­ture directe (car­tes IGN, bous­sole, bali­sage...), à choi­sir un iti­né­raire à par­tir de sup­ports adap­tés et à modi­fier l’iti­né­raire retenu en fonc­tion de para­mè­tres nou­veaux.

Capacité à s’orien­ter et à pro­gres­ser à l’aide des sup­ports tech­ni­ques usuels sur un iti­né­raire exis­tant.

[|Audiovisuel|]

Capacité à ins­tal­ler des appa­reils de pro­jec­tion dans un contexte ne pré­sen­tant que des régla­ges élémentaires.

Capacité à réa­li­ser des enre­gis­tre­ments en milieu natu­rel à l’aide d’un mon­tage cons­ti­tué d’un magné­to­phone, d’un micro et d’une para­bole.

Capacité à effec­tuer des pri­ses de vue sim­ple (pho­to­gra­phie).

[|Mesures et ins­tru­men­ta­tion|]

Capacité à uti­li­ser des outils sim­ples de péné­tra­tion d’un milieu (jumel­les, lunet­tes, loupe).

Capacité à se ser­vir d’un guide de ter­rain ou de déter­mi­na­tion.

[|Equipement indi­vi­duel|]

Capacité à com­pa­rer les carac­té­ris­ti­ques des arti­cles d’un équipement indi­vi­duel, en par­ti­cu­lier :

Une tenue ves­ti­men­taire adap­tée aux condi­tions cli­ma­ti­ques ;

Des outils opti­ques indis­pen­sa­bles tels que jumel­les, lou­pes, lon­gue-vue ;

Des équipements per­met­tant d’effec­tuer des rele­vés sur le ter­rain tels que car­net de note, car­net de des­sin, appa­reil photo.

[|Montage/assem­blage|]

Capacité à effec­tuer le mon­tage et l’assem­blage d’objets ayant une fonc­tion bien défi­nie (nichoir, man­geoi­res, filets, tamis...).

[|***|]