Vu A. 16-5-1997 relatif à la création et à l’organisation du comité scientifique et pédagogique chargé d’émettre des avis en vue de l’agrément et de l’harmonisation des formations préparant au diplôme d’Etat de directeur de projet d’animation et de développement.
Organisation et conditions de préparation et de délivrance du diplôme d’Etat de directeur de projet d’animation et de développement (DE-DPAD).
NOR : MJSK9770153A
Article premier. - La délivrance du diplôme défini à l’article premier du décret susvisé atteste de l’obtention du niveau requis dans les unités de compétences capitalisables (UCC) dont il porte certification.
Art. 2. - Les projets de formation conduisant au diplôme d’État de Directeur de Projet d’Animation et de Développement (DE-DPAD), peuvent être conçus et conduits par les organismes de formation suivants :
Les établissements de formation et de recherche (Écoles et Instituts nationaux relevant du ministère de la Jeunesse et des Sports) ;
Le service public régional de formation, (services déconcentrés, centres d’éducation populaire et de sports) ;
Les organismes de formation dûment déclarés en tant que tels auprès de la préfecture de Région.
Ces projets doivent être établis conformément au cahier des charges arrêté par l’administration centrale du ministère de la Jeunesse et des Sports et annexé au présent arrêté.
Compte tenu de la nouveauté de ce diplôme, les projets soumis dans tous les cas à l’avis d’opportunité du directeur régional de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs sont transmis, en vue de leur agrément, au délégué aux formations.
L’agrément est accordé à l’organisme concerné pour une durée de 2 ans au moins et de 4 ans au plus, après avis du comité scientifique et pédagogique mentionné à l’article 4 du décret du 9 mai 1995 susvisé ; il vaut autorisation, pour l’organisme concerné, de conduire ou, le cas échéant, de reconduire la formation dans la durée autorisée.
Le renouvellement de l’agrément est assujetti à la présentation d’un nouveau projet qui tienne compte, notamment, de l’évolution quantitative et qualitative de l’emploi.
L’agrément ministériel peut être retiré dans certaines situations graves, à caractère exceptionnel, ou s’il est avéré que la mise en oeuvre de la formation n’est pas conforme au projet qui a donné lieu à l’agrément.
La reconduction d’une formation est assujettie à la production, par l’organisme concerné, d’un bilan financier, d’un bilan pédagogique et d’un bilan de placement professionnel des stagiaires (avec précision du niveau de responsabilité) de la formation précédente, ainsi que d’une analyse de l’évolution de l’emploi en lien, notamment, avec les schémas régionaux de la formation professionnelle.
Le comité scientifique et pédagogique chargé d’instruire les projets de formation en vue de leur agrément et de donner des avis en vue de la régulation et de l’harmonisation des formations au plan national est composé :
De représentants de l’administration (ministère de la Jeunesse et des Sports) ;
De représentants des organismes professionnels d’employeurs et de salariés ;
D’enseignants - chercheurs et de formateurs, experts dans les unités de compétences capitalisables constitutives du diplôme et titulaires pour au moins la moitié d’entre eux, d’un diplôme de troisième cycle de l’enseignement supérieur ou d’un diplôme reconnu équivalent.
Les membres du comité scientifique et pédagogique sont nommés par arrêté du ministre de la Jeunesse et des Sports.
En tant que de besoin le comité scientifique et pédagogique fait appel à des personnalités qualifiées.
[|TITRE I
ORGANISATION DE LA FORMATION EN VUE DE L’ACCES AU DIPLOME|]
Art. 3. - Conformément aux termes de l’article 2 du décret du 9 mai 1995 susvisé la formation se déroule en alternance entre centre de formation et situation de travail. La formation en situation de travail peut s’effectuer dans une (ou plusieurs) structure(s) d’accueil.
Les modalités d’organisation de l’alternance font l’objet d’un contrat tripartite passé entre l’organisme de formation, le candidat et le responsable de la (ou des) structure(s) d’accueil où le candidat effectue sa formation en situation de travail.
Ce contrat doit notamment préciser :
La manière dont le projet individuel de formation du candidat prend en compte le projet d’entreprise ;
Le cas échéant, lorsqu’il s’agit de candidats en cours d’emploi, la corrélation entre ce projet individuel de formation et le plan de formation de l’entreprise ;
Les modalités d’organisation de l’alternance selon le statut du candidat ;
Les mesures d’accompagnement du candidat :
Modalités d’organisation et de fonctionnement de l’accompagnement professionnel ;
Modalités d’organisation et de fonctionnement de l’accompagnement pédagogique.
Art. 4. - L’équipe pédagogique associe les formateurs du centre de formation, les accompagnateurs pédagogiques et les accompagnateurs professionnels impliqués dans la formation.
Les formateurs du centre de formation sont experts dans l’une ou plusieurs des unités de compétences capitalisables constitutives du diplôme.
Au moins la moitié d’entre eux sont des titulaires d’un diplôme de troisième cycle de l’enseignement supérieur ou d’un diplôme reconnu équivalent.
Les accompagnateurs professionnels ont une expérience de la fonction de direction (direction de structure, conception et direction de projet) ; ils peuvent exercer au sein de la structure d’accueil de l’adulte en formation ou être extérieurs à cette structure. Ils doivent être habilités dans cette fonction d’accompagnement par le responsable pédagogique de la formation.
Ils accompagnent l’adulte en formation dans une double démarche d’analyse fonctionnelle et de compréhension des situations de travail d’une part, d’apprentissage de la construction de compétences dans ces situations de travail d’autre part.
Les accompagnateurs pédagogiques sont nécessairement des formateurs, membres de l’équipe pédagogique, désignés par le responsable pédagogique.
Ils accompagnent l’adulte en formation dans l’analyse conceptuelle du contexte et des situations de travail.
La responsabilité et la coordination pédagogiques sont assurées par l’un des membres de l’équipe pédagogique désigné par le responsable de l’organisme de formation ; ce responsable pédagogique assure le lien entre les membres de l’équipe pédagogique et veille à la cohérence de la mise en oeuvre du projet. Il rend compte du travail effectué par l’équipe pédagogique.
Pour chaque formation agréée, un comité d’orientation et de suivi composé à parts égales de représentants des employeurs, des salariés, de représentants du ministère de la jeunesse et des sports, des enseignants-chercheurs et des formateurs associés à la formation ainsi que du délégué des stagiaires veille à la pertinence de la formation au regard des évolutions de l’emploi.
Ce comité d’orientation et de suivi est présidé par le responsable de l’organisme de formation agréé ; il se réunit au moins deux fois par an pendant le déroulement de la formation.
Art. 5. - Les unités de compétences capitalisables constitutives du diplôme sont les suivantes :
UCC1 : Élaborer, à partir d’analyses diagnostiques, une stratégie d’animation et de développement d’un territoire dans les secteurs de la jeunesse, du sport, des loisirs ;
UCC2 : Maîtriser les méthodes de conception, de mise en oeuvre et d’évaluation nécessaires à la réalisation d’un projet d’animation et de développement d’un territoire ;
UCC3 : Communiquer ;
UCC4 : Gérer les ressources humaines et organiser le système de travail ;
UCC5 : Gérer administrativement et financièrement la mise en oeuvre d’un projet d’animation et de développement de territoire ; gérer une structure, un service.
UCC6 : Prendre en compte les enjeux globaux de l’évolution sociale pour optimiser l’intervention professionnelle ;
UCC7 : Situer dans leur contexte et comprendre des pratiques professionnelles pour concevoir et mettre en oeuvre un projet d’animation et de développement, en rendre compte et en évaluer l’impact.
Dans la limite d’un volume horaire global de 1500 heures, les UCC ont chacune une durée variant de 180 heures à 250 heures.
Les objectifs propres à chacune d’elles et les compétences visées figurent en annexe au présent arrêté.
La production et la soutenance d’un document professionnalisant, support de l’évaluation de l’UCC7, clôture la formation.
La soutenance a lieu devant le jury selon les modalités définies à l’article 16 du présent arrêté.
Art. 6. - Peuvent être candidats à l’entrée en formation :
Les professionnels des secteurs sportif, socio-culturel, du développement social, du développement local, pouvant justifier de trois années au moins d’expérience d’encadrement et titulaires d’un des diplômes suivants : DEFA (ou titre admis en équivalence = DECEP - CAPASE), BTS, DUT, diplôme de fin de premier cycle de l’enseignement supérieur, diplôme Jeunesse et Sport ou diplôme du secteur social homologué au minimum au niveau III de l’enseignement technologique ;
Les professionnels des secteurs sportif, socio-culturel, du développement social et du développement local, pouvant justifier de cinq années d’expérience d’encadrement, consécutives ou non, dans un ou des emplois normalement occupés par des personnels titulaires d’un diplôme de niveau III ;
Les cadres des autres secteurs professionnels (niveau III minimum), pouvant justifier d’une part, d’une expérience professionnelle d’au moins cinq ans dans des fonctions d’encadrement, d’autre part, d’une expérience d’animation d’au moins cinq ans au sein, par exemple, d’organisations syndicales, d’organisations non gouvernementales (O N G), d’associations sportives, d’éducation populaire ou de jeunesse agréées ou d’associations oeuvrant dans le secteur du développement social, local ou de l’aménagement du territoire ;
Les titulaires d’un diplôme de niveau II en rapport avec le développement territorial, délivré par exemple par un institut d’études politiques, une école d’ingénieur, ou un institut de gestion.
Les dossiers de candidature sont rassemblés et instruits par l’organisme de formation agréé, qui a reçu délégation du directeur régional de la jeunesse, des sports et des loisirs pour vérifier leur recevabilité au regard des conditions d’accès ci-dessus mentionnées.
Dans tous les cas, les candidats dont la candidature a été jugée recevable au regard des conditions précisées ci-dessus sont soumis à une première épreuve de recrutement évaluée par l’équipe pédagogique :
Cette première épreuve consiste en une étude de cas suivie de la rédaction d’une note de synthèse.
Les candidats ayant satisfait aux conditions et critères d’évaluation de cette première épreuve sont soumis à une seconde épreuve :
Elle consiste en un entretien à partir de la production d’un dossier détaillé portant sur l’itinéraire scolaire, universitaire, professionnel du candidat ainsi que sur son engagement dans la vie associative.
Les procédures d’évaluation et les résultats sont soumis à la validation du jury défini à l’article 15 du présent arrêté, selon les dispositions prévues à l’article 16.
L’organisation matérielle de ces épreuves relève de la compétence de l’organisme de formation qui a reçu l’agrément.
Art. 7. - Le directeur régional de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs assure le contrôle administratif et pédagogique des formations agréées mises en place dans la région.
[|TITRE II
ALLEGEMENTS DE FORMATION.
VALIDATION D’ACQUIS SUR EPREUVES
A L’ENTREE EN FORMATION|]
Art. 8. - Les demandes de reconnaissance de pré-acquis à l’entrée ou en cours de formation en vue d’éventuels allégements de formation sont examinées par l’équipe pédagogique. Selon les résultats, l’équipe pédagogique peut décider d’allègements de formation sans que cette mesure entraîne, pour les candidats concernés, une dispense d’épreuves.
Art. 9. - Dans l’attente de l’application aux diplômes du ministère de la jeunesse et des sports des dispositions de la loi n° 92-678 du 20 juillet 1992 relatives à la validation des acquis professionnels qui permettent d’obtenir, sur dossier (et dans des cas très précis fixés réglementairement), des dispenses d’épreuves ou d’unités, les candidats admis à entrer dans un cycle de formation préparant au DE-DPAD peuvent demander la validation de leurs acquis, sur épreuves, à l’entrée en formation, dans une ou plusieurs des unités de compétences capitalisables du diplôme sans que la demande puisse porter sur la totalité des unités.
Ils adressent leur demande et les justificatifs correspondants au directeur régional de la jeunesse, des sports et des loisirs, président du jury, dès l’entrée en formation.
Cette demande doit préciser la ou les unités de compétences capitalisables dans lesquelles le candidat demande à être évalué.
L’évaluation certificative en vue d’une validation d’acquis à l’entrée en formation s’effectue selon les mêmes modalités, les mêmes critères et seuils d’exigence que ceux utilisés lors des évaluations certificatives organisées à l’issue de chaque UCC du DE-DPAD
Toute validation d’acquis à l’entrée en formation, prononcée par le jury en référence à l’objectif terminal de l’UCC, entraîne la délivrance, par le directeur régional de la jeunesse, des sports et des loisirs, de l’attestation d’UCC concernée.
Art. 10. - L’équipe pédagogique définit des parcours individualisés de formation en fonction des allégements et/ou des validations d’acquis prononcés dans les conditions précitées.
[|TITRE III
DELIVRANCE DU DIPLOME|]
Art. 11. - Il est délivré au candidat admis en formation un livret de formation professionnelle.
Ce livret comporte d’une part, le contrat mentionné à l’article 3 du présent arrêté, d’autre part, les éventuelles dispenses d’UCC liées à des validations d’acquis professionnels obtenues avant l’entrée en formation, les attestations d’UCC obtenues après évaluations certificatives validées par le jury, que ce soit à l’entrée en formation ou au terme de chacune des unités de compétences capitalisables suivies par le candidat au cours d’un cycle de formation.
Art. 12. - Les unités de compétences capitalisables sont validées indépendamment les unes des autres.
Le diplôme est obtenu par capitalisation de la totalité des unités constitutives du diplôme.
Le président du jury peut à titre exceptionnel autoriser un candidat à présenter son document professionnalisant, support de l’évaluation de l’UCC 7, après le terme de la formation, sans que ce délai puisse excéder six mois.
Le directeur régional de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs est chargé, par délégation du Ministre, de la délivrance du diplôme.
Art. 13. - Tout candidat ayant obtenu la certification d’une ou plusieurs UCC, sans obtenir le diplôme avant le terme de la formation, en conserve le bénéfice pendant une durée de cinq ans à compter de la date de délivrance de l’attestation correspondante.
Les candidats qui n’auraient pas obtenu le DE-DPAD au terme du cycle de formation peuvent suivre un nouveau cycle pour valider les UCC manquantes en vue de l’obtention du diplôme, sans avoir à subir à nouveau des épreuves de recrutement.
[|TITRE IV
COMPOSITION ET FONCTIONNEMENT DU JURY
RELATIONS ENTRE LE JURY ET L’EQUIPE PEDAGOGIQUE.|]
Art. 14. - Le directeur régional de la Jeunesse, des Sports et des Loisirs, ou son représentant membre du corps de l’inspection principale, désigne et préside le jury.
Art. 15. - Le jury comprend à parts égales dans la limite de douze membres :
Des membres de l’administration du ministère chargé de la Jeunesse et des Sports,
Des membres choisis parmi les organismes professionnels d’employeurs et salariés,
Des enseignants - chercheurs et des formateurs.
Si l’une des proportions n’est pas atteinte à la suite de l’absence d’un ou plusieurs de ses membres, le jury pourra néanmoins délibérer valablement.
Le jury peut désigner en son sein des commissions. Il délibère sur les rapports établis par les commissions.
Il peut également, en tant que de besoin, faire appel à des experts particulièrement qualifiés au regard des domaines de compétences visés.
Ces experts assistent les membres du jury dans leur tâche de validation des compétences, en émettant des avis techniques.
Le jury est souverain dans ses délibérations dans le cadre de la réglementation en vigueur. Le président a voix prépondérante.
Art. 16. - Sous la responsabilité de l’organisme de formation, l’équipe pédagogique soumet au jury pour agrément, préalablement à leur mise en application, les procédures, outils, critères d’évaluation certificative de chacune des UCC en veillant à leur cohérence avec le plan global d’évaluation agréé par le délégué aux formations.
Une commission d’évaluation composée de formateurs de l’UCC concernée dont le responsable de l’UCC, présente au jury pour agrément les situations d’évaluation certificative assorties d’un référentiel d’évaluation (critères et seuils de réussite) ; sous réserve de l’agrément préalable du jury, cette commission procède à la passation des épreuves et à l’évaluation certificative des résultats des candidats.
Elle soumet au jury ces résultats assortis d’une proposition de validation ou de non validation.
Le jury peut décider d’entendre un candidat.
S’agissant de l’UCC7, la commission d’évaluation est composée de trois jurés respectivement issus de chacun des collèges composant le jury.
Les accompagnateurs pédagogique et professionnel assistent à la présentation et à la soutenance du document professionnalisant avec voix consultative.
L’organisation matérielle des épreuves certificatives relève de la compétence de l’organisme de formation qui a reçu l’agrément.
Le directeur régional de la jeunesse, des sports et des loisirs délivre l’UCC correspondante au vu du procès verbal du jury.
Le jury délibère en vue de la délivrance du diplôme après avoir constaté les résultats obtenus aux épreuves certificatives de chacune des 7 unités de compétences capitalisables constitutives de la formation.
Il dresse procès verbal de la liste des candidats admis et la transmet au directeur régional de la jeunesse, des sports et des loisirs en vue de la délivrance du diplôme.
Art. 17. - L’arrêté du 9 mai 1995 relatif au même objet est abrogé.
Art. 18. - Le délégué aux formations est chargé de l’exécution du présent arrêté, qui sera publié au Journal officiel de la république française.
JO du 14 janvier 1998 et BO. Jeunesse et Sports no 2 du 27 février 1998.
[|ANNEXE 1
RÉFÉRENTIEL PROFESSIONNEL
ET FICHE DESCRIPTIVE D’ACTIVITÉS|]
Le référentiel professionnel du Directeur de projet d’animation et de développement (DPAD) est organisé en sept séries d’activités principales.
[|Le DPAD|]
1 Elabore des stratégies d’animation et de développement d’un territoire dans les secteurs de la jeunesse, du sport, des loisirs
2 Conçoit, met en oeuvre et évalue des projets d’animation et de développement d’un territoire
3 Exerce, dans un contexte socio-politique complexe, des activités variées de communication.
4 Gère les ressources humaines de son entreprise et organise le système de travail.
5 Gère administrativement et financièrement une structure, des services, des projets.
6 Conduit des interventions et des projets pertinents dans un système complexe d’enjeux politiques, sociaux, culturels.
7 Situe dans leur contexte et comprend des pratiques professionnelles pour concevoir et mettre en oeuvre un projet de développement, en mesurer l’impact et optimiser l’action.
[|FICHE DESCRIPTIVE D’ACTIVITES|]
Première série d’activités :
Il identifie et analyse les caractéristiques de son champ d’intervention dans un cadre géographique, économique, culturel et social.
Il repère les acteurs impliqués dans ce champ et identifie leur logique d’action.
Il élabore un diagnostic.
Il définit des alternatives et construit des scénarios d’évolution possible pour conduire des politiques d’animation et de développement.
Deuxième série d’activités :
Il élabore des projets d’animation et de développement d’un territoire en tenant compte des ressources et des contraintes.
Il intègre les aspects humains, culturels et économiques dans la conduite des projets.
Il négocie, avec des partenaires de l’environnement social et professionnel, la conception de projets d’animation et de développement.
Il conduit, évalue, régule l’ensemble de ces projets.
Il présente par écrit des dossiers et oralement (à des commissions, groupes d’intérêt), des projets de développement, en réponse à la demande de commanditaires
Troisième série d’activités :
Le DPAD exerce dans un contexte socio-politique complexe des activités variées de communication :
Il identifie et prend en compte les informations et indices relatifs aux situations de communication dans lesquelles il est impliqué.
Il exerce les activités de communication : négociation, information, régulation, formation, direction, contrôle, en les adaptant aux groupes variés auxquels il s’adresse. Il régule les effets de ces communications.
Il maîtrise les outils théoriques, méthodologiques, techniques nécessaires à la construction et à la mise en oeuvre d’un plan de communication interne et externe.
* Il exerce les activités de communication liées à la représentation, exemple : l’échange dans des réseaux internationaux.
Quatrième série d’activités :
Le DPAD gère les ressources humaines de son entreprise et des projets de développement qu’il dirige ; il organise le système de travail :
Il organise le système de travail.
Il gère les relations de travail.
Il évalue le système de travail et les personnels.
Il a une vision prospective des besoins en personnel.
Cinquième série d’activités :
Le DPAD gère administrativement, juridiquement et financièrement une structure, des services, des projets.
Il prévoit le budget de la structure, des services, des projets.
Il prévoit et suit les investissements.
Il suit et contrôle les budgets.
Il contrôle la gestion de la trésorerie.
Il mobilise les ressources de financement internes et externes.
Il analyse les contraintes juridiques et financières des partenaires ou concurrents pour en déduire des possibilités d’action.
Il analyse et modifie les formes juridiques de son organisation (si nécessaire) en mettant en oeuvre des procédures adaptées.
Il utilise des ressources documentaires et réglementaires et les actualise.
Sixième série d’activités :
Il actualise et renforce sa culture générale
Il utilise des cadres conceptuels de différentes disciplines.
Il identifie et analyse les évolutions de la société et les valeurs dont la structure est porteuse.
Il prend en compte des choix sociaux, des valeurs, des politiques pour garantir le sens des projets et de son intervention.
Il conçoit et positionne les projets d’animation et de développement territorial par rapport à l’évolution de la société.
Septième série d’activités :
Le DPAD s’implique dans la direction et le pilotage d’un projet d’animation et de développement d’un territoire au moyen d’actions caractérisées :
Il questionne la situation professionnelle contextualisée.
Il identifie des problèmes-clés, à partir de ce questionnement, en prenant en compte notamment la spécificité des personnes et des groupes avec et pour lesquels il travaille.
Il identifie les divers enjeux liés à la situation professionnelle et s’y réfère pour analyser les problèmes-clés repérés.
Il vérifie la pertinence du projet de développement par l’évaluation de l’action à l’aide notamment de ressources externes et internes ; il réajuste le projet en conséquence et en rend compte.
[|ANNEXE 2
RÉFÉRENTIEL DU DIPLÔME ET OBJECTIFS DE FORMATION
ASSIGNÉS AUX UCC|]
1. - Les 7 UCC du diplôme :
UCC1 à Elaborer, à partir d’analyses diagnostiques, une stratégie d’animation et de développement de territoire dans les secteurs de la jeunesse, du sport, des loisirs.
UCC2 à Maîtriser les méthodes de conception, de mise en oeuvre et d’évaluation nécessaires à la réalisation d’un projet d’animation et de développement d’un territoire.
UCC3 à Communiquer.
UCC4 à Gérer les ressources humaines et organiser le système de travail.
UCC5 à Gérer administrativement et financièrement la mise en oeuvre d’un projet d’animation et de développement territorial. Gérer une structure, un service.
UCC6 à Prendre en compte les enjeux globaux de l’évolution sociale pour optimiser l’intervention professionnelle.
UCC7 à Situer dans leur contexte et comprendre des pratiques professionnelles pour concevoir, mettre en oeuvre un projet d’animation et de développement, en rendre compte et en évaluer l’impact.
2. - Les objectifs de formation assignés aux UCC :
[|UCC1|]
OTI 1 Être capable d’analyse diagnostique et de positionnement stratégique en vue de conduire des politiques d’animation et de développement d’un territoire.
OI 11à être capable de mobiliser des connaissances et d’utiliser des méthodes permettant l’approche stratégique des territoires.
OI 12à être capable de mobiliser des connaissances et d’utiliser des méthodes permettant l’approche stratégique des populations.
OI 13à être capable de mobiliser des connaissances et d’utiliser des méthodes permettant l’élaboration d’un diagnostic population/ territoire.
OI 14à être capable de proposer des scénarios d’évolution possible pour conduire des politiques de développement local.
[|UCC 2|]
OTI 2 Être capable de concevoir, mettre en oeuvre et évaluer des projets/actions.
OI 21à être capable de concevoir une démarche de projet en partenariat.
OI 22à être capable de réguler un projet aux différentes phases de sa réalisation.
OI 23à être capable de concevoir et mettre en oeuvre un système d’évaluation de l’action.
OI 24à être capable de présenter, par écrit et oralement, un projet aux commanditaires.
[|UCC3|]
OTI 3 être capable de communiquer, de concevoir et d’organiser les conditions de la communication dans les situations de la vie professionnelle et sociale.
OI 31à être capable de repérer et mobiliser des informations pour diriger une structure, et conduire une démarche de projet d’animation et de développement.
OI 32à être capable d’utiliser des modèles diversifiés d’analyse de situations de communication liées à la conduite de groupes.
OI 33à être capable de repérer les modèles théoriques qui sous tendent le choix d’une politique de communication globale
OI 34à être capable d’élaborer et de mettre en oeuvre une stratégie globale de communication.
OI 35à être capable de maîtriser les techniques de communication dans le cadre d’une démarche de marché.
OI 36à être capable de concevoir des vecteurs de communication, de réaliser ou de négocier la mise en forme de messages et de suivre leur diffusion.
OI 37à être capable de communiquer ou de créer les conditions de la communication dans une langue étrangère.
[|UCC4|]
OTI 4 être capable de manager et de gérer les ressources humaines
d’une organisation, d’une structure, d’un projet.
OI 41à être capable d’organiser le système de travail en fonction du projet de l’institution et des ressources humaines en place.
OI 42à être capable de piloter l’organisation, la structure, le projet en suscitant l’adhésion des personnels concernés.
OI 43à être capable d’évaluer la pertinence de l’organisation du système de travail et l’efficacité des ressources humaines.
OI 44à être capable de déterminer les besoins et de gérer les ressources humaines dans une vision prospective.
[|UCC5|]
OTI 5 être capable d’assurer la responsabilité juridique, administrative et financière d’une organisation, d’une structure, d’un projet.
OI 51à être capable de traduire dans l’établissement du budget, les objectifs d’une organisation, d’une structure, d’un projet.
OI 52à être capable de prévoir l’investissement et son financement.
OI 53à être capable de mettre en oeuvre le contrôle de gestion, le contrôle budgétaire et la gestion de la trésorerie.
OI 54à être capable d’analyser les contraintes juridiques administratives et financières des partenaires ou concurrents pour en déduire des possibilités d’action.
OI 55à être capable d’analyser, et prendre en compte les contraintes juridiques de l’organisation et de conduire, si nécessaire, les modifications de sa forme statutaire.
OI 56à être capable d’utiliser et d’actualiser les ressources documentaires et réglementaires relatives à la gestion administrative, juridique et financière d’une organisation, d’une structure, d’un projet.
UCC6
OTI 6 être capable de prendre en compte les enjeux globaux de l’évolution sociale pour conduire un projet d’animation et de développement territorial.
OI 61à être capable de repérer et d’analyser les enjeux globaux de l’évolution sociale dans les situations d’intervention professionnelle.
OI 62à être capable d’identifier et d’analyser les valeurs dont la structure d’appartenance et son environnement est porteuse.
OI 63à être capable de situer les actions dans un système de valeurs, de choix sociaux et politiques, d’en analyser les enjeux pour en garantir le sens.
[|UCC7|]
OTI 7 être capable de situer dans leur contexte et comprendre des pratiques professionnelles pour concevoir et mettre en oeuvre un projet d’animation et de développement, en rendre compte et en évaluer l’impact.
OI 71à être capable de prendre en compte les éléments de la situation et leurs interactions.
OI 72à être capable d’identifier des scénarios possibles d’évolution.
OI 73à être capable de traduire une perspective politique dans une stratégie d’intervention.
OI 74à être capable d’expliciter ses choix et de les justifier au regard de l’intérêt professionnel qu’ils représentent.
[|ANNEXE 3
DEMANDE D’AGRÉMENT DES FORMATIONS
CONDUISANT A LA DÉLIVRANCE DU DIPLÔME D’ÉTAT DE
DIRECTEUR DE PROJET D’ANIMATION ET DE DÉVELOPPEMENT (DE-DPAD)
CAHIER DES CHARGES A L’USAGE
DES ORGANISMES DE FORMATION ET DES
ÉQUIPES PÉDAGOGIQUES|]
NB : Le dossier de demande d’agrément doit être présenté sous forme de fiches descriptives numérotées selon l’ordre des rubriques du cahier des charges et paginées.
[|Délégation aux formations|]
Préambule
[|OBJET|]
Ce cahier des charges a pour objet de préciser les objectifs et conditions d’agrément des formations conduisant au diplôme d’État de Directeur de projet d’animation et de développement (DE-DPAD).
L’agrément vaut autorisation, pour l’organisme de formation et l’équipe pédagogique, de conduire la formation et de procéder sous le contrôle du jury, aux évaluations certificatives, selon la réglementation en vigueur.
[|RÔLE DE LA PROCÉDURE D’AGRÉMENT|]
Elle vise à vérifier :
L’opportunité du projet au regard de la situation du marché « local » et régional de l’emploi, notamment des possibilités de promotion professionnelle des salariés de niveau III des secteurs sportif, socio-culturel et du développement local ;
La capacité de l’équipe pédagogique à organiser et à conduire la formation.
Le dossier présenté par l’organisme de formation (1) doit respecter les éléments énoncés dans le présent cahier des charges.
(1) Le terme « organisme de formation » est utilisé ici dans son sens général ; il désigne donc aussi bien le service public régional de formation (services déconcentrés, centres d’éducation populaire et de sport), les écoles et instituts nationaux ainsi que les organismes de formation, publics ou privés, régulièrement déclarés.
[|CRITÈRES D’AGRÉMENT|]
L’agrément est délivré par le délégué aux formations du Ministère chargé de la jeunesse et des sports après avis du comité scientifique et pédagogique sur la base des critères suivants :
Analyse de l’emploi - identification des possibilités de promotion professionnelle ou d’accès à l’emploi ;
Respect du règlement du diplôme (décret n° 95-713 du 9 mai 1995 et arrêtés d’application) ;
Savoir-faire et expérience du centre de formation et de l’équipe pédagogique dans la formation concernée ;
Pertinence du choix et de la mise en place du partenariat ;
Clarté et cohérence du dispositif de formation ;
Moyens humains, matériels et financiers de réalisation de l’action, adaptés aux exigences de la formation ;
Organisation du projet pédagogique adaptée aux objectifs du diplôme ;
Engagement contractuel figurant au dossier (cf dernière page du cahier des charges).
[|CONSEILS AUX ORGANISMES POUR LA PRÉSENTATION DU PROJET|]
Le dossier de demande d’agrément doit être présenté sous forme de fiches techniques correspondant à chacune des rubriques du cahier des charges.
Ces fiches doivent décrire de manière claire et concise aussi bien l’approche conceptuelle de chacune des composantes du projet que les modalités opérationnelles de mise en oeuvre.
Les organismes veilleront à ne joindre en annexes que des pièces susceptibles de contribuer à une explicitation des composantes du projet telles que décrites dans les fiches précitées.
Le dossier doit comporter un sommaire avec la décomposition de chacune des fiches.
Il doit en outre comporter un bref résumé (en une page) du projet de formation présenté.
Rappel :
Tout projet de formation doit être transmis au délégué aux formations sous couvert du directeur régional de la jeunesse, des sports et des loisirs et assorti d’un avis d’opportunité de ce dernier.
Un exemplaire du projet doit donc être remis au directeur régional aux fins de transmission par celui-ci, à l’administration centrale, dans les délais fixés après y avoir porté son avis.
Quinze autres exemplaires doivent être adressés directement à l’administration centrale (Délégation aux formations).
Le calendrier en vigueur pour l’année 1998 figure en annexe de l’instruction ministérielle n°97-090 JS du 30 juin 1997. L’examen des dossiers qui parviendraient hors délais sera reporté à une session ultérieure du comité scientifique et pédagogique.
[|1 - PRÉSENTATION DE L’ORGANISME DE FORMATION|]
Statut juridique
N°d’agrément en tant qu’organisme de formation
Autres formations organisées
Expérience pédagogique de l’organisme
Expérience dans ce type de formation (résultats, taux de réussite, placement des stagiaires)
Partenariat envisagé
[|2 - OPPORTUNITÉ DE L’ACTION DE FORMATION - COHÉRENCE EMPLOI-FORMATION|]
La mise en place d’une formation n’est envisageable qu’après étude des perspectives de promotion professionnelle et d’accès à l’emploi. Le dossier de demande d’agrément doit donc préciser :
Le profil des emplois visés, (fiche descriptive d’activités professionnelles établie à partir du référentiel-métier national)
Les indicateurs retenus pour identifier ce type d’emploi, (en lien avec la nomenclature ROME)
Les emplois repérés au niveau régional et/ou sectoriel,
préciser la démarche d’investigation utilisée, et s’il existe des études d’environnement, préciser lesquelles ainsi que l’exploitation qui en est faite pour justifier le projet,
Les modalités d’implication des employeurs dans le projet et au sein de l’équipe pédagogique,
Le mode de participation des accompagnateurs professionnels,
[|3 - PUBLIC VISE|]
L’organisme demandeur doit préciser dans le dossier d’agrément :
- Le nombre prévu de stagiaires (minimal-maximal),
- Les conditions d’entrée fixées par l’organisme,
- Pré-requis fixés par l’organisme de formation,
- Formation initiale,
- Expériences antérieures,
- Projet professionnel,
- Les modalités d’évaluation des candidats en vue de l’entrée,
- Epreuves de recrutement (types d’épreuves, critères d’évaluation, organisation de l’évaluation).
- Les modalités de mise en place de parcours individualisés compte tenu d’éventuelles demandes d’allégements de formation (pré-acquis) et des validations d’acquis possibles,
- Les moyens d’information des candidats et des stagiaires (joindre toutes pièces utiles notamment la maquette de présentation de la formation).
L’organisme de formation doit joindre au dossier d’agrément :
Un exemplaire du document décrivant les différentes étapes de l’étude des candidatures assorties du calendrier,
Un exemplaire du contrat de formation (modèle de contrat passé entre l’organisme de formation, l’employeur, le stagiaire),
Le règlement intérieur.
[|4 - ORGANISATION DE L’ACTION DE FORMATION|]
La description de l’action de formation doit faire apparaître :
A partir du référentiel de formation, la planification générale et l’organisation du programme,
La durée de la formation et le volume horaire respectif de chaque UCC,
L’organisation de l’alternance et la répartition des volumes horaires entre le centre et l’entreprise.
Les modalités pédagogiques de l’alternance ainsi que le calendrier général de mise en oeuvre.
La confrontation à la situation professionnelle est, pour chaque stagiaire, guidée par un professionnel qui remplit auprès de lui la fonction d’accompagnateur ; le dossier doit préciser les modalités de cet accompagnement en fonction du statut du stagiaire.
[|5 - ORGANISATION PÉDAGOGIQUE DE LA FORMATION|]
Les objectifs généraux de la formation sont définis par unités de compétences capitalisables ; ils sont formulés en termes opérationnels, c’est à dire observables et compréhensibles par tous les partenaires de la formation.
Le dossier d’agrément doit faire apparaître clairement :
L’organisation pédagogique des contenus de formation,
Les modes d’intervention, les outils pédagogiques et moyens logistiques utilisés,
Les innovations pédagogiques éventuelles,
Le soutien pédagogique et les modalités d’accompagnement individuel de chaque stagiaire,
L’identité du coordonnateur de la formation, membre de l’équipe, chargé de coordonner l’action des divers intervenants,
Pour chaque UCC, l’identité du formateur responsable,
La composition du comité d’orientation et de suivi.
[|6 - PARTENARIAT UNIVERSITAIRE|]
Dans le cas d’un partenariat universitaire, l’organisme joindra au dossier d’agrément :
Le projet de convention préparé par les deux partenaires,
La description de l’organisation de ce partenariat,
Dans le cas d’une double certification, joindre au dossier les tableaux de correspondance entre les UCC du DE-DPAD et les unités de formation du diplôme concerné, préciser les modalités d’évaluation (jurys, épreuves...)
[|7 - ÉVALUATION ET SUIVI DES STAGIAIRES|]
Le dossier d’agrément doit comprendre :
La description des procédures et outils de suivi pédagogique de la progression des stagiaires (évaluation formative) : vérification des acquis en cours de formation, analyse des difficultés, remédiations.
Le plan d’évaluation certificative,
La description des modalités de suivi de placement : organisation du suivi, enquête de suivi
Le cas échéant, l’accompagnement à la recherche d’emploi.
Le livret de formation.
[|8 - LES RESSOURCES HUMAINES, MATÉRIELLES ET FINANCIÈRES|]
Chaque projet présenté doit préciser les moyens humains, matériels et financiers dont dispose l’équipe de formation pour réaliser son projet :
a) ressources humaines
Formateurs : domaines d’intervention dans l’action de formation, diplômes, expérience professionnelle, expérience de formateur par rapport au domaine d’intervention, formation pédagogique, temps d’intervention sur l’action, statut.
Spécialistes et intervenants ponctuels divers (domaine d’intervention et expérience dans ce domaine),
b) moyens matériels
1 - Locaux du centre de formation : nature, surface, aménagement, et situation géographique ;
2 - Equipement et matériel pédagogique du centre de formation : nature, affectation ;
3 - Possibilités d’hébergement et de restauration.
c) moyens financiers
1 - Montage financier détaillé de la formation proposée ;
2 - Contribution financière demandée aux stagiaires.

