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Aurélie ROUSTAN

11 mars 2010


-  POUR LA CATEGORIE PEINTURE :

Aurélie ROUSTAN

Aurélie ROUSTAN âge : 29 ans
ori­gi­naire de : Marseille (Provence Alpes Côte d’Azur)
domi­ci­liée à : Allauch (Provence Alpes Côte d’Azur)
style : Peinture contem­po­raine. Aurélie ROUSTAN ne donne pas à voir dans sa pein­ture, la des­crip­tion exacte d’un lieu. Elle essaie de ren­dre visi­ble la dimen­sion poé­ti­que qui existe entre les indi­vi­dus, qu’ils soient flâ­neurs ou acteurs et le pay­sage dans lequel elle les place.

À pro­pos de moi :
Artiste-pein­tre, mon tra­vail porte sur le pay­sage. Plus pré­ci­sé­ment sur l’idée du pay­sage, comme espace trans­formé et trans­for­ma­ble, dans sa réa­lité autant que dans sa per­cep­tion et sa repré­sen­ta­tion. Travailler sur le pay­sage en pein­ture, c’est s’inter­ro­ger sur l’espace de la repré­sen­ta­tion, l’espace pers­pec­tif. C’est aussi pren­dre en compte le pay­sage réel, l’espace urbain et l’espace dit natu­rel. Mais un des points impor­tants de ce tra­vail est la rela­tion entre pay­sage et indi­vidu. Une rela­tion qui s’arti­cule autour de cette cons­ta­ta­tion : l’espace urbain comme espace capa­ble de ras­sem­bler autant que d’exclure.

Mon réper­toire :
Après un voyage au Japon, j’ai pris cons­cience de cette idée de cons­truc­tion du pay­sage et j’ai com­mencé à tra­vailler sur ces ques­tions que pose le pay­sage dans sa rela­tion à l’indi­vidu. Ma pein­ture ne se nour­rit pas seu­le­ment de l’obser­va­tion du pay­sage et des rela­tions des indi­vi­dus avec leur milieu de vie. Ma pre­mière réfé­rence est la pein­ture elle-même, de la pein­ture de la Renaissance ita­lienne avec les vues en pers­pec­tive de cités idéa­les, Piero Della Francesca, Masaccio, etc, en pas­sant par la pein­ture hol­lan­daise du XVIIe siè­cle, jusqu’à aujourd’hui avec les aqua­rel­les d’Yvan Salomone ou les pein­tu­res de Philippe Cognée. Toute l’his­toire de la pein­ture est tra­ver­sée par cette ques­tion du pay­sage et de la place de l’homme dans ce pay­sage.

Mes pro­jets :
Après l’expo­si­tion col­lec­tive au Palais de l’Unesco de Beyrouth pen­dant les Jeux de la Francophonie, j’expo­se­rai à nou­veau, du 29 octo­bre au 7 novem­bre, à la gale­rie Olivier Houg de Lyon, à l’occa­sion du prix Jean Chevalier.

Mes cita­tions favo­ri­tes :
C’est une phrase de Julien Gracq, extraite de « La forme d’une ville », dans lequel il parle de la manière de par­cou­rir une ville, entre autres Nantes. Il parle d’être plus sen­si­ble « au grain de peau d’une ville qu’aux joyaux dont elle s’enor­gueillit. » C’est une atti­tude dont je me sens pro­che.


Interview d’Aurélie Roustan