Aurélie ROUSTAN
âge : 29 ans
originaire de : Marseille (Provence Alpes Côte d’Azur)
domiciliée à : Allauch (Provence Alpes Côte d’Azur)
style : Peinture contemporaine. Aurélie ROUSTAN ne donne pas à voir dans sa peinture, la description exacte d’un lieu. Elle essaie de rendre visible la dimension poétique qui existe entre les individus, qu’ils soient flâneurs ou acteurs et le paysage dans lequel elle les place.
À propos de moi :
Artiste-peintre, mon travail porte sur le paysage. Plus précisément sur l’idée du paysage, comme espace transformé et transformable, dans sa réalité autant que dans sa perception et sa représentation. Travailler sur le paysage en peinture, c’est s’interroger sur l’espace de la représentation, l’espace perspectif. C’est aussi prendre en compte le paysage réel, l’espace urbain et l’espace dit naturel. Mais un des points importants de ce travail est la relation entre paysage et individu. Une relation qui s’articule autour de cette constatation : l’espace urbain comme espace capable de rassembler autant que d’exclure.
Mon répertoire :
Après un voyage au Japon, j’ai pris conscience de cette idée de construction du paysage et j’ai commencé à travailler sur ces questions que pose le paysage dans sa relation à l’individu. Ma peinture ne se nourrit pas seulement de l’observation du paysage et des relations des individus avec leur milieu de vie. Ma première référence est la peinture elle-même, de la peinture de la Renaissance italienne avec les vues en perspective de cités idéales, Piero Della Francesca, Masaccio, etc, en passant par la peinture hollandaise du XVIIe siècle, jusqu’à aujourd’hui avec les aquarelles d’Yvan Salomone ou les peintures de Philippe Cognée. Toute l’histoire de la peinture est traversée par cette question du paysage et de la place de l’homme dans ce paysage.
Mes projets :
Après l’exposition collective au Palais de l’Unesco de Beyrouth pendant les Jeux de la Francophonie, j’exposerai à nouveau, du 29 octobre au 7 novembre, à la galerie Olivier Houg de Lyon, à l’occasion du prix Jean Chevalier.
Mes citations favorites :
C’est une phrase de Julien Gracq, extraite de « La forme d’une ville », dans lequel il parle de la manière de parcourir une ville, entre autres Nantes. Il parle d’être plus sensible « au grain de peau d’une ville qu’aux joyaux dont elle s’enorgueillit. » C’est une attitude dont je me sens proche.
Interview d’Aurélie Roustan

