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La France accueillera la coupe d’Europe du football en 2016

16 juin 2010

Le 28 mai 2010, à Genève, le Comité Exécutif de l’UEFA a dési­gné la France pour orga­ni­ser le cham­pion­nat d’Europe des nations de foot­ball, en 2016. Un événement majeur qui va per­met­tre à l’hexa­gone de se doter d’infra­struc­tu­res moder­nes favo­ri­sant le déve­lop­pe­ment économique de ses clubs.

Comme un symbole, la délivrance est venue des mains du président de l’Union des associations européennes de football (UEFA), Michel Platini. Le 28 mai 2010, sur les coups de 13h, l’ancien capitaine des Bleus a dévoilé le nom du pays organisateur de l’Euro 2016 de football. Et c’est la France qui a été désignée pour accueillir cet événement pour la troisième fois de son histoire, après la première édition en 1960 ainsi qu’en 1984 où les Bleus s’étaient d’ailleurs imposés à domicile.

La pré­sence, déci­sive, du Président de la République fran­çaise, Nicolas Sarkozy, et l’inter­ven­tion du petit Nathan, 10 ans, ont fait la dif­fé­rence dans l’Espace Hippomène de Genève, en Suisse, où étaient réu­nis les mem­bres du comité exé­cu­tif de l’UEFA. À l’issue du pre­mier tour de scru­tin, la France était arri­vée en tête avec 43 point, devan­çant la Turquie, 38 points, tan­dis que l’Italie, 23 points, ne pas­sait pas le pre­mier tour. Et au final, c’est donc la France qui obte­nait l’orga­ni­sa­tion de l’Euro 2016 par sept voix en sa faveur contre six à la Turquie.

S’il insuf­flera au foot­ball fran­çais un nou­vel élan dont béné­fi­ciera plei­ne­ment le monde ama­teur, cet événement inter­na­tio­nal extrê­me­ment por­teur (le 3e événement spor­tif mon­dial par son impact média­ti­que) va également per­met­tre à la France de se doter d’infra­struc­tu­res moder­nes favo­ri­sant le déve­lop­pe­ment économique de ses clubs. Outre le stade de France de Saint-Denis, qua­tre nou­veaux sta­des seront cons­truits (Bordeaux, Lille, Lyon, Nice), et sept seront réno­vés (Parc des Princes, Lens, Marseille, Toulouse, Saint-Etienne, Strasbourg et Nancy).

Le gou­ver­ne­ment qui a ins­tauré une com­mis­sion “grands sta­des” par­ti­ci­pera à hau­teur de 150 mil­lions d’euros.

« C’est avec la même patience et la même pas­sion que le Gouvernement fran­çais met­tra tout en œuvre à par­tir d’aujourd’hui pour tenir les enga­ge­ments pris lors de cette can­di­da­ture au ser­vice d’un Euro géné­reux, exem­plaire et res­pon­sa­ble ; un Euro que nous cons­trui­rons, que nous vivrons, que nous par­ta­ge­rons tous ensem­ble pour réus­sir une fête du sport cha­leu­reuse et enthou­siaste »ont confirmé, dans un com­mu­ni­qué com­mun, Roselyne Bachelot-Narquin, minis­tre de la santé et des sports, et Rama Yade, secré­taire d’État char­gée des sports.« L’orga­ni­sa­tion de l’Euro 2016 sera une chance pour le déve­lop­pe­ment du foot­ball fran­çais, de nos écoles de for­ma­tion et de nos clubs pro­fes­sion­nels mais aussi la vitrine iné­ga­lée, pour les bel­les vil­les fran­çai­ses qui accueille­ront les matchs, de leur savoir faire et de leur hos­pi­ta­lité. »

Les chiffres clés

- 2,5 mil­lions de spec­ta­teurs atten­dus
- 24 sélec­tions par­ti­ci­pe­ront à cette quin­zième édition de l’Euro
- 51 matchs au pro­gramme
- 1,7 mil­liards d’euros, le coût total des tra­vaux (cons­truc­tion et réno­va­tion) pour les 12 sta­des rete­nus
- 12 sta­des dont 3 de réserve
- 50 000 spec­ta­teurs en moyenne par matchs
- 19 000 emplois créés

24 équipes en compétition

Le Comité exé­cu­tif de l’UEFA a accepté, en 2008, d’accroî­tre le nom­bre de par­ti­ci­pants au Championnat d’Europe de l’UEFA. À comp­ter de l’édition 2016, 24 nations s’affron­te­ront pour deve­nir cham­pionne d’Europe, contre 16 actuel­le­ment.

La phase finale de la com­pé­ti­tion consis­tera en six grou­pes de qua­tre équipes sui­vis par les hui­tiè­mes de finale, les quarts de finale, les demi-fina­les et la finale. Les deux pre­miers du groupe se qua­li­fie­ront en plus des qua­tre meilleurs troi­siè­mes. La nou­velle édition engen­drera 51 mat­ches, contre 31 main­te­nant et se dis­pu­tera entre 29 et 31 jours selon le calen­drier des mat­ches. Cette déci­sion his­to­ri­que offre aux pays de milieu de clas­se­ment une meilleure chance de se qua­li­fier pour la phase finale. Le for­mat clas­si­que des éliminatoires (grou­pes de six et cinq équipes) demeure inchangé.

Documents :

Edito de Rama YADE | relais spé­cial foot | 06/10
16/06/2010
Liste des 12 sta­des concer­nés pour l’Euro 2016
16/06/2010