Voir le site http://www.wada-ama.org/fr/
Conformément aux termes de la Déclaration de Lausanne, l’AMA a été créée le 10 novembre 1999, afin de promouvoir, coordonner et superviser au plan international la lutte contre le dopage dans le sport.
Elle a été instituée à l’initiative du CIO et de certains Etats, parmi lesquels la France a tenu un rôle déterminant, avec la participation d’organisations intergouvernementales, d’administrations et d’autres organismes publics et privés. Son siège est à Lausanne, mais ses principaux services administratifs sont implantés à Montréal. Elle est financée à parts égales par le mouvement sportif et les Gouvernements. L’AMA coordonne et supervise le développement et la mise en place du code mondial antidopage (le Code), instrument juridique destiné à harmoniser les règles contre le dopage dans tous les sports, et tous les pays. Depuis le 1er janvier 2009, une nouvelle version du code mondial antidopage est en vigueur.
Le plan de l’AMA pour 2011-2016 comprend 8 objectifs stratégiques :
• Fournir un leadership global pour les questions actuelles et émergentes, dans la communication de stratégies et de programmes efficaces dans la campagne pour un sport sans dopage.
• Faire en sorte que toutes les organisations antidopage et toutes les organisations sportives internationales respectent le code mondial antidopage afin d’honorer les droits des sportifs « propres » et de maintenir l’intégrité du sport.
• Susciter la participation universelle des autorités publiques et des dirigeants du secteur public à la campagne contre le dopage dans le sport et, en particulier, encourager l’adoption de lois nationales permettant la transmission des preuves recueillies lors des enquêtes privées et publiques des organismes concernés.
• Promouvoir un cadre international pour des programmes éducatifs diffusant les valeurs du sport sans dopage.
• Promouvoir la sensibilisation générale aux aspects éthiques et aux conséquences à la santé, juridiques et sociales du dopage afin que les partenaires utilisent ces connaissances dans leurs relations avec les sportifs et dans leur action éducative, dans le but de prévenir le dopage et de protéger la santé des sportifs et l’intégrité du sport.
• Mettre en œuvre un programme et un cadre international de recherche scientifique et créer un réseau international de spécialistes pour observer et anticiper les tendances de la science du dopage et promouvoir activement le résultat de recherche par l’élaboration, l’amélioration et l’application efficace de méthodes de détection.
• Réaliser, diriger et soutenir la supervision des laboratoires antidopage accrédités de sorte que leur rendement corresponde aux standards internationaux.
• Être un organisme respecté dont la gouvernance et les normes de fonctionnement reflètent les bonnes pratiques internationales.
L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO)
Elle joue un rôle majeur dans l’harmonisation mondiale de la lutte contre le dopage. En effet, c’est sous son égide qu’a été adoptée à l’unanimité par les Etats, le 19 octobre 2005, la Convention internationale contre le dopage dans le sport. Le but de cette Convention est de fournir un cadre légal par lequel tous les gouvernements puissent appliquer la force du droit international contre le dopage. Elle engage les Etats membres à conformer leurs pratiques sportives aux principes énoncés par le Code mondial antidopage et à ce que l’harmonisation entre les législations et les règles sportives permettent à chaque sportif d’être soumis aux mêmes règles et protocoles quels que soient le sport pratiqué, sa nationalité et l’endroit où il se trouve dans le monde. La Convention invite aussi les gouvernements à joindre leurs efforts pour renforcer l’éthique, la prévention, la responsabilité individuelle et l’intégrité dans le sport.
A ce jour, la Convention a déjà été ratifiée par 158 Etats, dont la France (loi n° 2007-129 du 31 janvier 2007 et décret n° 2007-503 du 2 avril 2007).
L’annexe 1 de cette Convention correspond à la liste des substances et méthodes interdites dans le sport. Elle fait l’objet d’une mise à jour annuelle par l’AMA. Le décret n° 2010-157 du 10 décembre 2010 fixe la liste des interdictions 2011, que la France s’est engagée à respecter en ratifiant la convention internationale de l’UNESCO et celle contre le dopage du Conseil de l’Europe.

