Enjeux et perspectives des industries du sport en France et à l’international

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Cette étude est le fruit d’un partenariat entre le Ministère de l’Economie et le Ministère des Sports.

Contexte, enjeux de l’étude et premiers résultats

Depuis une trentaine d’années, la médiatisation des grandes compétitions sportives et des athlètes de haut niveau, le développement du sport de masse et l’évolution des modes de distribution ont conduit à la massification et à l’internationalisation des marchés du sport. En France, ils représentent aujourd’hui environ 37 Mds €, incluant la construction des infrastructures, l’évènementiel, les licences sportives et les dépenses d’équipement des pratiquants amateurs et professionnels. Après une période de forte croissance (plus de 40 % entre 2000 et 2010), cette dépense s’est aujourd’hui stabilisée du fait du ralentissement de l’investissement dans les collectivités locales, ralentissement partiellement compensé par une croissance annuelle de 2 à 3% des dépenses sportives des ménages, notamment les seniors. Parallèlement, le marché des grands évènements sportifs internationaux, estimé à près de 50 Mds d’euro par an, est en pleine expansion notamment dans les pays émergents, avec des retombées importantes sur la pratique et les achats sportifs du grand public.

La France dispose indiscutablement d’atouts pour se positionner sur ces marchés : structuration du sport institutionnel, qualité des infrastructures, expérience dans l’organisation de grandes compétitions internationales. Elle bénéficie d’un tissu industriel tiré par des entreprises leaders de niveau international comme Oxylane, Rossignol, Salomon, Babolat ou Petzl ou de grands prestataires de l’événementiel sportif, tels Amaury Sports Organisation, (Tour de France, Open de France de Golf, Marathon de Paris...) ou Doublet.

Pour autant, le CAHT de l’industrie française du sport est en recul depuis de nombreuses années avec une perte d’un tiers de ses entreprises et de ses emplois en dix ans. Les cinq entreprises leader autour desquelles gravitent de nombreuses TPE et PME familiales, détiennent 70 % du marché. La distribution (6800 entreprises pour 47 000 salariés) est par ailleurs dominée par les circuits spécialisés, intégrés (Décathlon, Courir, Go Sport) et sous enseigne (Intersport, Sport 2000) qui poursuivent leur stratégie de maillage du territoire en exerçant une forte pression sur les prix auprès des industriels tout en les concurrençant avec leurs marques de distributeurs, ce qui est un facteur de fragilité pour l’ensemble de la filière.

Au plan international, si l’industrie française du sport est largement exportatrice (48 % du CAHT en 2012) en particulier sur des produits très techniques, la balance commerciale « sport » française reste structurellement déficitaire : seules les ventes de bateaux de plaisance, ainsi que celles des matériels de ski et de surf présentent un solde positif. Dans ce contexte, la Direction générale des entreprises (DGE) et la Direction des Sports (DS) ont décidé de lancer la présente étude, à finalité prospective, dans le cadre du pôle interministériel de prospective et d’anticipation des mutations économiques (PIPAME).

Ce travail a pour objet d’enrichir la réflexion globale des pouvoirs publics et des professionnels sur l’économie du sport, en améliorant la connaissance des marchés et de leurs perspectives d’évolution à l’horizon 2025 et, en regard, celle des industriels de la filière afin de mesurer leur capacité à se positionner sur ces marchés en France et dans les pays étrangers à fort potentiel. Enfin, elle doit contribuer, à partir des forces et des faiblesses de cette offre, à la construction d’un plan d’action pour la filière à l’horizon des dix prochaines années. L’étude vise donc à dresser un état des lieux de l’offre française en matière de compétences, produits et services sportifs, de cartographier la filière, d’en analyser les caractéristiques (forces/faiblesses) et de construire une feuille de route (plan d’action) en faveur de la filière pour les trois ou quatre années à venir.

Pour rappel, l’étude porte sur la fabrication et la distribution d’articles de sport, à savoir : textile, chaussures, équipements, accessoires et mobilier sportifs. Le périmètre ne prend pas en compte les infrastructures sportives (gymnases, etc.) ni les activités de marketing sportif et d’évènementiel.

L’étude est divisée en 2 volets :

  • Une étude quantitative auprès d’un panel représentatif de 2000 consommateurs.
  • Une étude sur la stratégie des industriels du sport en cours de réalisation visant à caractériser de l’offre des industriels français, à les cartographier et à élaborer de scénarios prospectifs de développement et de relocalisation en identifiant les grands enjeux de la filière

Exemple de données obtenues (TNS SOFRES) au travers de l’étude quantitative auprès des personnes qui font pratiquent une activité sportive régulière :

Dernière mise à jour le 21 mars 2016

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