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À Prémanon, les skieurs nordiques ont tracé vers les succès
jeudi, 20 février 2014
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Martin Fourcade et les skieurs nordiques français ont construit leurs succès olympiques au Centre National de Ski Nordique et de Moyenne Montagne, à Prémanon, dans le Haut-Jura.

Triple médaillé olympique de biathlon à Sotchi (dont deux titres individuels), Martin Fourcade n’est pas avare en compliments lorsqu’il évoque le Centre National de Ski Nordique et de Moyenne Montagne de Prémanon dont il est aujourd’hui l’un des plus beaux fleurons, avec Jason Lamy-Chappuis, champion olympique de combiné nordique en 2010. « C’est un site d’entraînement à la hauteur des ambitions du ski nordique français qui n’a plus rien à envier aux autres grands sites européens », estime le Pyrénéen. C’est ici, dans les installations de cet établissement d’État où les futurs moniteurs de ski nordique sont formés depuis plus de 30 ans, que le biathlète et le “combinard” se sont construits, patiemment, au fil des ans, pour atteindre les sommets de leurs discipline. Ils ne sont pas les seuls. Régulièrement, les membres des différentes équipes de France viennent séjourner en Franche-Comté pour profiter des installations et des ressources humaines du pôle France de Ski Nordique, hébergé depuis 2004 au CNSNMM. Quelques semaines avant se rendre à Sotchi, les futurs médaillés de bronze en ski de fond (relais 4 x 10 km), Maurice Manificat et Jean-Marc Gaillard, avaient laissé leurs traces sur le Stade Nordique des Tuffes sur un étalage de neige stockée l’hiver précédent selon des procédés écologiques.

Des infrastructures uniques

À Prémanon, on y vient, certes, pour les conditions idéales de neige et d’entraînement, à 1100 m d’altitude mais aussi pour ses infrastructures uniques entièrement dédiées au ski nordique - un pas de tir de 30 cibles, une piste de ski à roulette longue de 4 kms, un nouveau tremplin de saut à ski à la Chaux-Neuve, une ligne thermostatée pour les tests de cartouches et de carabines, des stands de tir à 10 m et 50 m, des tremplins plastifiés pour l’entraînement, été comme hiver – et un appui en ressources humaines pour l’encadrement et le suivi d’entraînement de très haut niveau. Sans oublier un pôle Performance, Expertise, Recherche à l’approche innovante qui rayonne désormais sur l’ensemble du sport français. En complément de leurs entrainements, les fondeurs français avaient d’ailleurs profité de leur séjour pour s’immerger dans les chambres hypoxiques du centre (système permettant d’abaisser la teneur en oxygène de l’air afin de créer les conditions d’altitude). C’est également pour tester et préparer leur matériel que les Bleus se retrouvent régulièrement à Prémanon. Ca farte, ça structure pour trouver la paire de ski qui pourra faire la différence le jour J.

« La médaille olympique ne se joue pas seulement sur un stage, mais bien sur l’aventure en commun vécue ici depuis plusieurs années », explique Nicolas Michaud, le directeur national du ski nordique français.

Le haut niveau au CNSNMM se mesure aussi à la densité au mètre carré d’anciens champions présents pour transmettre leur savoir à la génération actuelle. Au hasard des couloirs, on peut y croiser Emmanuel Jonnier, ancien sélectionné olympique en ski de fond ou encore Franck Badioux, ancien médaillé olympique de tir, reconverti préparateur d’armes pour les biathlètes. Du lourd, du très lourd même au service des athlètes, qu’ils soient juniors, en équipe de France B ou en élite. « Ici, ils ont vraiment tout pour réussir », résume d’ailleurs Nicolas Michaud.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site dédié de la structure

Photo - Agence KMSP/Philippe Millereau