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05. Mieux évaluer les retombées des grands événements sportifs
lundi, 16 février 2015
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Un groupe de réflexion sur l’évaluation des retombées des grands événements sportifs (EGESI) a été installé, à la demande du ministre, le 10 avril 2014.

L’objectif de ce groupe, composé de façon très ouverte et animé par le DIGES, était de tenter de mieux cerner l’héritage que notre pays peut escompter de l’organisation d’une grande compétition sportive, sachant que cet héritage se présente sous un double aspect :

Définir une méthode partagée…

Selon les instructions ministérielles, la mise au point d’une méthodologie d’évaluation rigoureuse impliquait de bien cerner les attentes des diverses parties prenantes – État, entreprises, mouvement sportif, collectivités locales – et surtout de mieux prendre en compte l’impact économique, social, environnemental et médiatique découlant de l’organisation d’un grand événement sportif. S’agissant des retombées économiques, les expériences d’évaluation antérieures (notamment celle liée à la coupe du monde de rugby organisée par notre pays en 2007) ont permis de développer un savoir-faire et de disposer de méthodologies relativement éprouvées. Des divergences d’appréciation subsistent cependant quant à l’ampleur des retombées que l’on peut attendre d’un grand événement, qui tiennent notamment à la méthode d’évaluation retenue.

… Pour appréhender globalement l’héritage d’un grand événement

En ce qui concerne les retombées sociales, que l’on range habituellement dans la catégorie de l’héritage immatériel, les difficultés d’évaluation sont plus marquées.

En effet, l’impact sur le plan social ou sociétal d’un grand événement, qu’il s’agisse de l’amélioration de l’image du pays organisateur à l’étranger, de la satisfaction des nationaux, du renforcement de l’optimisme national ou de tout autre effet positif, est quasiment impossible à quantifier d’un point de vue monétaire.

Un tel impact doit donc être évalué à l’aide d’outils de mesure qui restent empreints d’une certaine subjectivité (tels que des enquêtes d’opinion).

Les incidences environnementales de l’organisation d’un GESI ne peuvent non plus être négligées, et des préconisations sont en cours d’élaboration à cet égard.

Enfin, les retombées médiatiques constituent le dernier volet de l’évaluation d’un GESI, mais non le moindre.

Une réflexion qui entre dans une phase opérationnelle

Dans ce cadre, un haut-fonctionnaire honoraire, M. Colin MIEGE, a été chargé d’une mission d’accompagnement du groupe de travail, qui visait à travers une large consultation à dégager un consensus sur les préconisations quant à la démarche d’évaluation, tout en s’appuyant sur l’existant. Le rapport résultant de cette mission, accompagné d’éléments de cahier des charges, a été validé par le groupe EGESI lors de sa dernière réunion, le 18 décembre dernier.

À la suite de ce rapport, il a été décidé de passer à la phase opérationnelle à partir de janvier 2015, en distinguant trois séquences successives :

L’ensemble de cette démarche devrait permettre à notre pays de mieux évaluer les retombées positives de l’organisation d’un grand événement sportif sur le territoire national, à commencer par l’Euro 2016, dans un contexte où certains émettent des doutes sur l’ampleur du retour économique que l’on peut en attendre. Cette démarche est aussi de nature à conférer aux futures candidatures françaises pour l’accueil de GESI davantage de chances de réussite.

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