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Discours de Patrick KANNER* - Remise de diplômes à l’ESPOL
lundi, 29 février 2016

À Lille, le 27 février 2016

Monsieur le directeur, Alexis Massart,

Mesdames, Messieurs, chers étudiants de l’ESPOL,

Je ne peux que me réjouir que vous vous apprêtiez à commencer vos carrières dans des métiers liés à la gestion du bien commun, en France et à l’étranger, car aujourd’hui nous devons évidemment penser les choses à cette échelle.

Vous êtes pour cela bien formés, bien préparés. L’ESPOL est une école jeune mais vous savez comme moi que la valeur n’attend pas le nombre des années.

Je n’ai pour vous pas tellement d’inquiétudes pour la suite. Mais si la question de l’emploi des jeunes est notre priorité absolue, elle n’épuise pas notre ambition pour la jeunesse.

Nous voulons que vous puissiez découvrir le monde. Désormais, nous vivons dans un monde ouvert et c’est une chance incroyable. Ne laissez jamais faire ceux qui veulent vous ramener dans des frontières étroites, ceux qui prônent la méfiance de l’autre. Voyager, étudier ou travailler à l’étranger, découvrir de nouvelles cultures, de nouvelles langues, c’est un enrichissement rare, et l’opportunité de belles expériences. Vous qui avez fait le choix de ce cursus, vous le savez. Nous avons augmenté les crédits de Erasmus de 40% et nous créons aussi le service civique à l’international.

Nous voulons que vous puissiez prendre toute votre place dans la cité, que vous puissiez être des citoyens actifs. C’est pour cela que nous avons décidé du non-cumul des mandats. J’ai pour ma part la conviction qu’il faudra franchir une étape supplémentaire avec le non-cumul dans le temps. C’est une idée que je pousse au sein du gouvernement.

C’est pour cela aussi que nous développons de manière exceptionnelle le service civique. Il était un dispositif confidentiel, nous en faisons une opportunité universelle. Quelques milliers de jeunes étaient concernés en 2012 ; ils seront 350 000, une demie-génération, fin 2018.

Nous voulons plus globalement susciter une culture de l’engagement. Je souhaite notamment que nous puissions proposer à toute une génération, une expérience commune, fédératrice, autour d’une semaine citoyenne au moment de la majorité, en réformant ce qu’est aujourd’hui la journée défense citoyenneté.

Je crois que par tous les moyens, le voyage, l’engagement, la culture, le sport, nous devons célébrer la vie. Que votre génération ait pu être assassinée parce qu’elle s’amusait est insupportable et intolérable. C’est contre cette idéologie morbide que nous devons lutter.

Diplôme en poche et l’avenir devant vous, je n’ai qu’une chose à vous souhaiter : soyez vivants, pleinement vivants !

*Seul le prononcé fait foi