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Quels sont les différents types de coureurs sur le Tour de France 2017 ?
vendredi, 21 juillet 2017
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Baroudeur, puncheur ou domestique…
Ces termes ne vous parlent pas ? A l’occasion du Tour de France 2017, nous vous proposons 12 définitions pour rouler la tête haute.






Je suis SPRINTEUR,
Je suis relativement lourd et je cherche la victoire. Je mets à profit ma grande puissance en fin d’épreuve dans le but de gagner l’étape.

Le sprinteur dispute la victoire lorsque tout le peloton est groupé à l’approche de l’arrivée. Il se distingue des autres catégories par une puissance maximale brute très importante. Généralement, plusieurs équipiers mènent l’allure en tête de peloton dans les derniers kilomètres, afin d’éviter ou de reprendre des éventuelles échappées, mais aussi de protéger le sprinter de l’équipe. Dans les 300 à 150 derniers mètres, il ne reste quasiment plus que les sprinteurs désignés des équipes pour se confronter et se disputer la victoire. Généralement, le sprinteur est également plus lourd et plus grand. Il a une musculature plus développée et dispose d’une bonne puissance aérobie pour tolérer le rythme soutenu des derniers kilomètres. Il est à son avantage sur de nombreuses étapes des courses par étapes, sur des classiques très spécifiques (Milan San Remo, Paris Tours…). Sur les épreuves par étapes, il existe généralement un maillot du meilleur sprinteur (et/ou classement par points) dont l’obtention est basée sur les points acquis lors des sprints aux arrivées et parfois lors de sprints intermédiaires, en cours d’étape. Ce type de coureur est souvent celui qui gagne davantage de courses par saison.

Exemple de sprinters actuels : Marcel Kittel, André Greipel, Mark Cavendish, Arnaud Demare, Peter Sagan, Michael Matthews, Sonny Colbrelli, Nacer Bouhanni…


Maillot Vert
Le #MaillotVert a été créé en 1953, à l’occasion du cinquantenaire de l’épreuve. #TDF2017

Je suis ROULEUR,
Je suis grand et adepte de la vitesse et des contre-la-montre.

Le rouleur est un cycliste de grande taille avec une position très abaissée sur le vélo. Il se distingue sur les parties de plaine là où la vitesse doit être très élevée. On retrouve le rouleur sur les épreuves de contre-la-montre avec un peu de relief mais aussi dans des épreuves classiques. Dans les courses par étapes, il exerce un rôle précieux pour protéger le leader (augmenter son allure devant un col ou encore l’aider à remonter le peloton).

Exemple de rouleurs actuels : Tony Martin, Tom Dumoulin, Vasil Kiryienka, Jonathan Castroviejo, Geraint Thomas, Stefan Kung, Taylor Phinney…


Je suis BAROUDEUR,
Je m’échappe du peloton sur de longues distances.

On dit d’un cycliste qu’il est un baroudeur lorsqu’il s’échappe souvent du peloton. Il n’est pas grimpeur, pas sprinteur ni rouleur. Malgré le fait qu’il remporte rarement la course, les jeunes coureurs sont catalogués baroudeurs avant de devenir très performants dans une autre catégorie. Ces coureurs sont généralement très endurants, ils ont un très bon sens tactique et ont des valeurs physiques plutôt moyennes dans chaque secteur.

Exemple de baroudeurs actuels : Thomas Voeckler, Pierre Luc Perichon, Sylvain Chavanel, Thomas De Gendt, Robert Gesink, Matteo Trentin, Julien Vermote, Luke Rowe, Allesandro De Marchi …


Je suis PUNCHEUR,
Je dynamise le peloton et j’attaque les côtes courtes avec confiance.

Le puncheur est un cycliste au profil très spécifique, mettant en avant son explosivité (proche du sprinteur). Il a une très bonne puissance relative au poids du corps (proche du grimpeur) et une capacité à répéter des efforts courts et intenses, mais aussi de produire de très grandes accélérations. Il est performant en montagne et lors des sprints. Les circuits tracés comportent généralement une côte à escalader plusieurs fois, trop longue pour que les sprinteurs ne soient pas en difficulté, trop courte pour que les grimpeurs ne s’expriment. Les puncheurs se trouvent donc à leur avantage sur les championnats aux côtes courtes de 2 à 5 kms.

Exemple de puncheurs actuels : Peter Sagan, Philippe Gilbert, Alejandro Valverde, Julian Alaphilippe, Greg Van Avermat, Michał Kwiatkowski, Daniel Martin, Alexis Vuillermoz


Je suis GRIMPEUR,
Ayant un gabarit léger, je suis adepte des routes montagneuses.

Le grimpeur est un cycliste « poids léger » qui trouve un avantage dans les cols longs par sa puissance relative au poids de corps. Il a de très bonnes performances d’endurance et vise le maillot du meilleur grimpeur (à pois) qui s’obtient à partir de points acquis sur les sommets d’ascensions. Le grimpeur est très compétitif sur les Grands Tours tels que le Tour de France ou le Giro d’Italie.

Exemple de grimpeurs actuels : Nairo Quintana, Alberto Contador, Christopher Froome, Fabio Aru, Richie Porte, Thibaut Pinot, Romain Bardet …


Maillot à Pois
En 1933 a été créé le Grand Prix de la Montagne pour les meilleurs grimpeurs, mais ne fait son apparition qu’en 1975. #TDF2017


Je suis DESCENDEUR,
Je suis très adroit dans les descentes, et j’en profite pour créer de l’écart.

Surnommé "cascadeur", le descendeur brille dans les descentes. Habile et maîtrisant les très hautes vitesses (pouvant avoisiner les 100 km/h), il a un excellent sens des trajectoires. Il peut en profiter pour tenter de s’échapper du peloton. Contrairement au classement des meilleurs grimpeurs, il n’existe pas de classement des descendeurs. On a tendance à appeler descendeur seulement les cyclistes bien placés (leaders, grimpeurs) parce que nombre de coureurs prennent des risques en descente.

Exemple de descendeurs actuels : Vinvenzo Nibali, Romain Bardet, Peter Sagan, Julian Alaphilippe, Christopher Froome …


Je suis FLAHUTE,
La pluie, le vent… je dompte les pavés et le mauvais temps.

A l’origine, « flahute » terme désigne les flamands. Le flahute est un coureur performant dans des conditions "flamandes" : pluie, vent et routes pavées. Il est généralement puissant et très endurant. Dans les épreuves des Flandres, comme Paris-Roubaix, le tour des Flandres, Gand-Wevelgem, Kuurne-Bruxelles-Kuurne ou encore le circuit Het Nieuwsblad, le flahute a un avantage de terrain et de conditions qui le favorisent.

Exemple de flahutes actuels : Tom Boonen, Greg Van Avermaet, Peter Sagan, Niki Terpstra, Zdeněk Štybar, Ian Stannard, Sep Vanmarcke, Alexander Kristoff.


Je suis DOMESTIQUE,
Je suis dévoué au leader qui ne pourrait pas réussir sans mon aide.

Aussi appelé « équipier », le domestique doit faire gagner son leader. Souvent méconnu du grand public, le domestique a pour fonction de le protéger du vent, le ravitailler ou encore l’attendre lors de problèmes mécaniques. Il est aussi chargé d’attaquer, de poursuivre pour déstabiliser et affaiblir les équipes adversaires. De ce fait, un bon domestique est un coureur polyvalent, tant en plaine qu’en montagne. Doté d’une vision large de la course et d’une grande expérience, son rôle est primordial pour faire gagner son équipe. Les stratégies d’équipe étant très concurrentielles, parfois, le niveau du leader dépend du travail du domestique.

Exemple de domestiques actuels : Mikel Landa pour Christopher Froome, Jarlinson Pantano pour Alberto Contador, Pierre Latour pour Romain Bardet, Nicolas Roche pour Richie Porte, Mickaël Delage, William Bonnet, Geoffrey Soupe, Julien Vermote, Julien Bernard…


Je suis LEADER,
Je suis le cycliste désigné au sein de l’équipe comme ayant le meilleur potentiel pour remporter l’épreuve, la compétition.

Ce type de coureur est généralement « protégé », c’est-à-dire que ses équipiers, ayant le statut de domestique, doivent lui permettre de bénéficier en permanence d’un abri pour bénéficier de l’aspiration et mieux s’économiser. Dans les parties stratégiques de la course et au classement général, les leaders s’affrontent. Dans une course par étapes, on dit également que le coureur en tête au classement provisoire (maillot jaune sur le Tour de France) est le leader de l’épreuve. Sur ces parcours, on appelle les leaders les coureurs bien classés pouvant espérer l’emporter. Ils se distinguent par un profil polyvalent. Les leaders sont généralement bons grimpeurs et bons rouleurs et disposent donc d’une forte puissance, d’un poids peu important et de très bonnes capacités aérobies. Ils ont également un profil psychologique très déterminé leur permettant d’asseoir une autorité au sein de leur équipe.

Exemple de leaders actuels : Christopher Froome, Richie Porte, Vincenzo Nibali, Tom Dumoulin, Alberto Contador, Thibaut Pinot, Romain Bardet sur les grands tours. Alejandro Valverde, Greg Van Avermat, Philippe Gilbert sur des classiques. Marcel Kittel, André Greipel, Mark Cavendish, Arnaud Demare, Michael Matthews, Sonny Colbrelli, Nacer Bouhanni sur des épreuves avec forte probabilité d’arriver au sprint.


Maillot Jaune
Le premier #MaillotJaune est apparu en 1919, soit seize ans après la création du #TourdeFrance #TDF2017

©FFC/E.Brunet