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Prévention
mercredi, 30 juin 2021
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La politique de prévention est basée davantage sur l’idée que le dopage est une conduite humaine problématique, qui se construit à partir de multiples facteurs qui déterminent sa nature, son fonctionnement, son occurrence, sa pérennisation et sa disparition. La politique de prévention doit donc se donner pour but de modifier une conduite humaine en influant sur ces facteurs ou déterminants, qui peuvent être liés à la personne, à la vie professionnelle, aux activités pratiquées (un calendrier des compétitions trop dense par exemple), à l’environnement socio culturel et économique et de rendre les personnes capables de faire des choix éclairés.

Elle repose notamment sur trois leviers complémentaires :
- la sensibilisation,
- l’information
- et la formation.
La prévention se distingue des actions de contrôle et de la lutte car elle cherche, non pas à dissuader l’individu d’avoir recours à des pratiques au risque d’être pénalisé en cas de faute, mais davantage à changer les comportements en profondeur. L’objectif d’une telle politique est de permettre aux sportifs de disposer de toute information utile et pertinente dans l’hypothèse où un choix de comportement se présenterait à eux.

Le rôle du Ministère

Le ministre chargé des sports engage et coordonne les actions de prévention, de surveillance médicale, de recherche et d’éducation mises en œuvre pour assurer la protection de la santé des sportifs et lutter contre le dopage.

Le ministère des Sports est ainsi chargé de définir la politique publique de prévention et de lutte contre le dopage et, à ce titre, il est investi d’un rôle de coordination des acteurs de la prévention du dopage.

Dans le cadre du Plan national de prévention du dopage et des conduites dopantes 2020-2024, il s’est donné pour ambition d’insuffler une véritable culture de la prévention du dopage en France à l’horizon 2024. Ainsi, les actions de prévention seront tournées vers l’ensemble de l’écosystème sportif et viseront les sportifs, leur encadrement, leur entourage familial mais aussi les professionnels qui peuvent conseiller occasionnellement les sportifs (médecins, pharmaciens, kinésithérapeutes…) de même que les pratiquants d’activités physiques et sportives, qui ne sont pas nécessairement licenciés d’une fédération sportive.

Ainsi, concrètement, les actions du ministère des sports porteront notamment sur :
- L’appui à l’élaboration et le suivi des plans fédéraux de prévention du dopage ;
- L’organisation de sessions de formation à destination des acteurs de la prévention, en s’appuyant sur des contenus harmonisés et actualisés ;
- La mise à disposition d’outils de communication communs ;
- L’information du recours aux compléments alimentaires ;
- La labellisation de salles de remise en forme sur la base de leur engagement en matière de prévention du dopage.

Un réseau de partenaires institutionnels

Pour atteindre ces objectifs, le ministère des Sports s’appuie sur des partenaires pour concevoir et mettre en œuvre les différentes actions de son plan de prévention.

En premier lieu, l’Agence française de lutte contre le dopage (AFLD), dont les missions s’étendent au-delà de la répression des violations des règles antidopage, et qui devra, dans le cadre du Standard international éducation de l’AMA et du code mondial antidopage, élaborer un programme d’information et d’éducation à destination des sportifs, en particulier de niveau national et international, mais aussi de leur encadrement dès 2021.

Le Comité national olympique sportif français (CNOSF) participe également aux objectifs de prévention du dopage en tant que groupement menant des actions d’intérêt commun en faveur du développement d’un sport éthique et intègre, notamment à travers son guide « intégrité » et la co-organisation du colloque annuel « Pour un sport sans dopage ».

Les fédérations sportives, de par leur proximité avec les sportifs de tout niveau, doivent également s’impliquer dans la prévention, ce qui se traduira par la mise en place, dès 2020, de stratégies fédérales de prévention du dopage.

Le Ministère peut également solliciter des réseaux au niveau territorial, notamment les Délégation régionale académique à la jeunesse, l’engagement, et au sport (DRAJES) au sein desquelles plusieurs ressources peuvent être mobilisées (Médecins conseillers régionaux, Conseillers interrégionaux antidopage). En parallèle, les Antennes médicale de prévention du dopage (AMPD) ont pour mission première l’organisation de consultations ouvertes aux personnes ayant eu recours à des pratiques de dopage ou susceptibles d’y recourir. Ces antennes régionales ont également des objectifs d’actions de prévention du dopage ainsi que d’aide méthodologique aux porteurs d’actions sur la thématique.

D’autres partenaires, tels que l’Ordre des pharmaciens, l’Ordre des masseurs kinésithérapeutes, les conférences de doyens de facultés de pharmacie et de médecine apportent leur concours à l’action du ministère en matière de prévention du dopage.

Ce que disent les textes…

Les programmes de formation destinés aux cadres professionnels et bénévoles qui interviennent dans les fédérations sportives, les clubs, les établissements d’activités physiques et sportives et les écoles de sport comprennent des actions de prévention contre l’utilisation des substances et procédés dopants. »

« 12° Elle (l’Agence Française de Lutte contre le Dopage) met en œuvre des actions de prévention et de recherche en matière de lutte contre le dopage à cette fin, elle élabore un programme d’information et d’éducation à destination des sportifs, en particulier de niveau national et international, de leur personnel d’encadrement et du public ; »

Standard international pour l’éducation 2021
Le Standard International pour l’éducation, mis en place à l’issu de la révision du Code mondial antidopage de 2019, sera effectif en 2021 et visera à créer une harmonisation parmi les organisations antidopage dans le domaine de l’éducation.