• Communiqué de presse
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Amélie Oudéa-Castéra et Jean-Noël Barrot présentent un plan d’actions pour le développement de la sportech en France

Lors d'une matinée de travail, les deux ministres ont présenté un plan d’actions ambitieux, co-construit avec les acteurs de l’écosystème du sport et de l’innovation.

Ce lundi 13 novembre, Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, et Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé du Numérique, ont réuni, au sein des locaux de Bpifrance Le Hub, les acteurs de l’écosystème du sport et de l’innovation pour impulser une nouvelle dynamique visant à favoriser le développement des startups françaises du sport.

Lors du salon VivaTech en juin dernier, le Président de la République avait évoqué, à propos des enjeux de la technologie et de l’innovation, l’importance de mieux accompagner les acteurs émergents. Cet objectif est d’autant plus capital que se profile une année sportive historique pour la France en 2024, avec l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques et une Grande Cause Nationale dédiée pour la toute première fois à l’activité physique et sportive, dans laquelle l’innovation et la technologie déployées par nos startups françaises doivent avoir toute leur place.

Cette ambition s’inscrit dans un contexte dynamique pour la sportech, qui a connu un taux de croissance de son chiffre d’affaires de 52% entre 2021 et 2022. Si ce secteur compte désormais 42 acteurs avec un chiffre d’affaires annuel supérieur à un million d’euros, la France a perdu, dans le même temps, deux places, devenant ainsi 7ème au classement mondial en termes de levées de fonds privés, au profit de l’Allemagne et du Royaume-Uni.

Lors de cette matinée de travail, qui s’inscrit dans le cadre du cycle d’ateliers « Impulsion Politique et Coordination Stratégique » organisé, depuis septembre 2022, par la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, les deux ministres ont présenté un plan d’actions ambitieux, co-construit avec le collectif SporTech[1], dont les cinq principales mesures sont les suivantes  : 

  1. La création d’un accélérateur pour une sélection annuelle de 15 startups de la sportech, au sein de la Banque Publique d’Investissement (Bpifrance), grâce à un financement du ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques (MSJOP) à hauteur de 1,5M€ sur trois ans ;
  2. L’intégration du MSJOP et du Collectif Sportech comme partenaires de l’initiative « Je choisis la French Tech », qui vise à doubler la commande publique et privée à destination des startups ;
  3. La signature d’une convention entre le MSJOP et le collectif SporTech visant à structurer son écosystème et à l’aider à développer ses partenariats avec les acteurs du secteur sport, publics comme privés ;
  4. La mise en place par Business France, dès janvier 2024, d’un programme spécifique pour accompagner les startups de la sportech en leur permettant de participer à de nombreux événements et d’intégrer des délégations internationales lors de déplacements stratégiques ;
  5. La mobilisation des acteurs de la sportech dans le cadre de la Grande Cause Nationale au travers d’un appel à projets, assorti d’un appui financier, à destination des startups les plus mobilisées pour inciter les Français à faire davantage d’activité physique et sportive.

 

L’intégralité du plan d’actions s’articule autour de quatre grands objectifs :

  1. Accélérer le développement de la sportech grâce aux acteurs du monde économique

 

  • La Banque Publique d’Investissement (Bpifrance), grâce à un financement du MSJOP à hauteur de 1,5 M€ sur trois ans, va créer un accélérateur pour une sélection annuelle de 15 startups de la sportech ayant validé leur « product market fit » et qui ont déjà obtenu des financements. Ces startups seront connectées à des personnes clés, des décideurs de grands groupes et bénéficieront d’un accompagnement dédié (mentoring, recherche de financements supplémentaires, etc.). En complément de ce dispositif, la Bpifrance va désigner une ressource référente pour mobiliser son réseau en faveur des acteurs de la sportech. Un événement organisé par la Bpifrance réunira chaque année les startups et les investisseurs.
  • La French Tech, quant à elle, s’engage à soutenir l’écosystème sportech :
    • Via les outils d’accompagnement de la French Tech, comme le guichet French Tech Central qui aide les startups dans leurs problématiques liées à l’administration ;
    • En intégrant le MSJOP et le Collectif SporTech comme partenaires de l’initiative « Je choisis la French Tech »[2], qui vise notamment à doubler la commande privée et publique à destination des startups.
  • France Digitale[3] a signé un partenariat avec le collectif SporTech pour que les startups soient intégrées au sein de sa tournée nationale annuelle, le FDTour, leur permettant ainsi de rencontrer des investisseurs sur l’ensemble du territoire.

 

  1. Renforcer les liens entre la sportech et tous les acteurs du sport

La ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques a signé lors de l’atelier une convention avec le collectif SporTech autour des priorités suivantes :

  • La structuration de l’écosystème et le positionnement du collectif SporTech comme instance représentative du secteur français des startups du sport, notamment au travers d’un rôle de « tiers de confiance » entre les startups et les acteurs du sport français grâce à la mise en place de critères de reconnaissance de la solidité financière des startups du sport pour rassurer les partenaires potentiels ;
  • Le développement de collaborations et de partenariats pour les startups avec les acteurs économiques, les acteurs du sport, et les organisateurs d’évènements professionnels dédiés (Global Sports Week, Sport Unlimitech, etc.) ;
  • La responsabilité environnementale des acteurs de la sportech, notamment en portant une réflexion autour de la réduction de l’empreinte carbonne des activités sportives ;
  • La contribution active de la sportech au développement de la pratique sportive sous toutes ses formes grâce à l’identification et à la promotion des solutions de marché les plus innovantes.

Au-delà de ce conventionnement, les acteurs du secteur sport, publics comme privés, sont encouragés à renforcer leurs liens avec l’écosystème de la sportech et à accompagner les startups :

  • Paris 2024, doté d’une équipe dédiée à l’innovation, a lancé 80 expérimentations avec 35 startups sur 26 projets innovants dont 17 seront livrés dans le cadre des Jeux Olympiques et Paralympiques par 16 startups françaises.
  • L’Agence Nationale du Sport renouvellera en 2024 son fonds de transformation numérique des fédérations sportives, d’un budget de 1,5 M€, au sein duquel une priorité sera donnée aux projets innovants et mutualisés entre fédérations, permettant notamment aux projets travaillés en collaboration avec les startups du sport.
  • L’INSEP, pour continuer à offrir aux espoirs du sport français et à nos grands champions des services à la pointe de la préparation et de la formation, s’est engagé, avec le collectif SporTech, à éprouver et valider scientifiquement, l’année prochaine, 3 projets portés par des startups de la sportech.
  • Le Pôle Ressources National Sport-Innovations (PRNSI), implanté au CREPS des Pays de la Loire, a inscrit l’accompagnement des startups de la sportech comme axe de travail stratégique et l’ensemble des CREPS de France sont invités à se saisir d’une initiative innovante en lien avec le PRNSI (intelligence artificielle, data, réalité augmentée, économie circulaire, etc.).
  • Le CNOSF, déjà partenaire du collectif SporTech, s’est engagé à fortifier l’implication des fédérations dans l’innovation au service de la promotion du sport.
  • Sporsora et l’Union Sport et Cycle ont officialisé leur partenariat avec le collectif SporTech afin de favoriser les collaborations avec les entreprises et annonceurs du secteur.

 

3. Rendre les startups de la sportech plus attractives à l’international

La forte croissance de l’écosystème de la sportech de ces dernières années nécessite de développer son activité en dehors de nos frontières. Ce besoin vital pour les startups du sport a notamment été illustré par les témoignages de Vogo, qui a ouvert un bureau à New-York, d’Immersiv.io, qui a signé un contrat avec la NBA[4], ou encore de Sorare avec la MLB[5] et la NBA.

  • Business France va mettre en place, dès janvier 2024, un programme spécifique pour accompagner les startups de la sportech leur permettant de participer à de nombreux événements et d’intégrer des délégations internationales lors de déplacements stratégiques (CES Las Vegas, Web Summit, Slush, The Next Web, etc.).

 

4. Mobiliser la sportech dans le cadre de la Grande Cause Nationale

  • Le collectif SporTech devient partenaire de la Grande Cause Nationale, véritable « bras armé sociétal » des Jeux pour bâtir une Nation sportive. Sous l’impulsion de la ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, sera lancé avant la fin de l’année un appel à projets à destination des startups mobilisées pour inciter les Français à faire davantage d’activité physique et sportive et qui promeuvent de manière innovante la pratique sportive, particulièrement auprès des publics qui en sont les plus éloignés. À l'issue de cet appel à projets, trois startups bénéficieront chacune d’un soutien financier, de 50 000 euros, notamment pour engager des campagnes de communication et d’acquisition digitales visant à élargir leur base d'utilisateurs. Ces 150 000 euros seront complétés par un accompagnement dédié de la part de Google pour amplifier leurs actions de promotion de la pratique sportive (optimisation du référencement, acquisition d’espaces, etc.).
  • A la fin de l’année prochaine, la startup de la sportech française la plus « militante », celle qui aura impacté le plus significativement la pratique sportive et ses adeptes, sera récompensée par un prix de 200 000 euros.

 

 

* **

A l’issue de cet atelier, les acteurs se sont accordés pour se donner, à l’échelle de la sportech française, les objectifs aspirationnels suivants, d’ici 2028 :

  • 100 startups d’un chiffre d’affaires supérieur à 1 M€, contre 42 en 2023 ;
  • 10 startups d’un chiffre d’affaires supérieur à 100 M€, contre 1 en 2023 ;
  • 2 nouvelles licornes françaises issues de la sportech, contre 1 actuellement (Sorare) ;
  • 500 startups membres du collectif SporTech, contre 150 aujourd’hui.

Les ministres ont conclu cette matinée de travail en donnant rendez-vous à tous les acteurs, au lendemain des Jeux Olympiques et Paralympiques, pour faire le point sur le déploiement du plan d’action dans les prochains mois, sur les retombées économiques et opérationnelles des Jeux pour les startups françaises et sur l’élan qui aura pu être donné, avec leur concours actif, à la réussite de la grande cause 2024.

 « L’atelier de ce matin a permis de fixer les ambitions et objectifs collectifs et donne les moyens à la sportech de devenir l’un des grands fleurons français de l’innovation. En innovant, en inventant de nouvelles formes d’interactions pour stimuler la pratique sportive, en déployant de nouveaux modèles économiques, en répondant aux demandes des pratiquants et des fans, les startups du sport contribuent pleinement à renforcer la place du sport dans notre société et à faire de la France une grande Nation sportive. Pour elles, nous voulons capter les vents porteurs amenés par une année sportive historique marquée par l’accueil des Jeux Olympiques et Paralympiques et une Grande Cause Nationale dédiée pour la première fois à l’activité physique et sportive. » Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques 

« En cette année des Jeux Olympiques et Paralympiques, et alors que le Président de la République a fait du Sport une Grande Cause Nationale, je veux mobiliser tous les acteurs de l’écosystème tech pour soutenir le développement de nos pépites sportech françaises. La tech permet d’exploiter de façon unique le potentiel du sport, des joueuses et des joueurs, et il faut intégrer davantage nos startups aux évènements sportifs. » Jean-Noël Barrot, ministre délégué chargé du Numérique

 

[1] Le collectif SporTech réunit près de 150 acteurs de l’innovation dans le sport.

[2] L’initiative « Je choisis la French Tech » a été lancée par le ministre délégué chargé du Numérique, Jean-Noël Barrot, et est pilotée par la Mission French Tech. Elle rassemble plus de 300 entreprises signataires et 80 acteurs institutionnels engagés.

[3] Association qui réunit, depuis 2012, des startups pour défendre l’innovation en France et en Europe.

[4] National Basketball Association

[5] Major League Baseball