De nouvelles préconisations pour le développement de l’aisance aquatique

La phase progressive de déconfinement va coïncider avec des semaines critiques en terme de noyades accidentelles. Le confinement aura décuplé le besoin de la population pour les activités de loisirs de plein air en général, et pour les baignades en particulier. Or, les noyades accidentelles sont responsables chaque année de nombreux décès, tant chez les enfants que chez les adultes et les séniors.

En France, elles représentent notamment la première cause de mortalité par accident de la vie courante chez les moins de 25 ans et les enfants de moins de 6 ans payent le plus lourd tribut.

Le développement de l’aisance aquatique, identifiée comme un « objet de la vie quotidienne » (OVQ) ,au carrefour de questions d’éducation, de citoyenneté et de santé, constitue une dimension importante et un élément significatif de la politique publique pour enrayer ce fléau des noyades accidentelles.

Après avoir initié le plan Aisance Aquatique en 2019, la ministre des Sports Roxana MARACINEANU, qui a fait de cet enjeu de société un dossier prioritaire de son action, a souhaité mettre en œuvre ces derniers mois une consultation innovante et participative de l’ensemble des acteurs et institutions responsables. Cette démarche s’est notamment traduite par l’organisation en janvier dernier de la première conférence nationale de consensus consacrée à l’aisance aquatique d’enfants de 4, 5 et 6 ans. Confiée à un comité d’organisation indépendant, cette conférence avait pour enjeu d’établir des recommandations de politique publique volontariste afin de repenser l’éducation aquatique dès le plus jeune âge.

Le jury pluri-professionnel mis en place à l’occasion de cette conférence, représenté par son président, Jean-Louis Gouju, conseiller scientifique auprès de la directrice générale de l’enseignement supérieur et de l’insertion professionnelle, a remis à la ministre des Sports la synthèse de ses travaux le mercredi 6 mai 2020 par visioconférence. Frédérique VIDAL, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, Sophie CLUZEL, secrétaire d’État auprès du Premier ministre chargée des Personnes handicapées, et Adrien TAQUET, secrétaire d’État auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, assistaient également à cette réunion numérique inédite.

Le jury a formulé dans son rapport 10 préconisations déclinées en 24 mesures. Outre l’inscription de l’aisance aquatique dans les conventions d’objectifs des fédérations et/ou associations liées au milieu aquatique ou encore la mise en place d’une communication de vulgarisation de l’aisance aquatique pour le grand public dans les halls de piscines, des structures d’accueil d’activités aquatiques et des écoles, les personnalités indépendantes qui composent le jury recommandent également d’associer les familles à l’évaluation de l’aisance aquatique et d’accentuer les coopérations entre les différents acteurs du territoire local pour la mise en œuvre du dispositif.

Retrouvez l’ensemble des préconisations dans la rubrique dédiée