• Communiqué de presse
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Amélie Oudéa-Castéra et Aurore Bergé réaffirment leur engagement en faveur du sport féminin et dressent le bilan des actions

Lors de la Journée internationale des droits des femmes 2024, les ministres Amélie Oudéa-Castéra et Aurore Bergé ont ouvert l’évènement « Sport féminin – bilan ».

Lors de la Journée internationale des droits des femmes 2024, les ministres Amélie Oudéa-Castéra et Aurore Bergé ont ouvert l’évènement « Sport féminin – bilan » dans le cadre de la conférence permanente du sport féminin[1].

Pour renforcer la mobilisation sur cet enjeu, la ministre avait réuni le 6 mars 2023 l’ensemble des acteurs dans le cadre d’un atelier Impulsion Politique Coordination Stratégique (IPCS).

Un plan d’action comportant 18 mesures concrètes avait alors été annoncé, autour de trois volets prioritaires : développer la pratique féminine à tous les âges de la vie ; mieux accompagner les sportives professionnelles et de haut niveau en matière de protection sociale, et notamment en cas de maternité ; accroître la médiatisation et renforcer le modèle économique du sport professionnel féminin.

 

I. Un plan d’action d’ores et déjà engagé, avec 13 des 18 mesures réalisées ou en cours de déploiement, soit plus de 70%

1. Des actions phares mises en œuvre au bénéfice de la pratique féminine 

Pour que la cour de récréation soit pleinement un lieu propice à la pratique de l’activité physique, et non le terreau des premières inégalités de genre, 170 cours d’école actives et non genrées sont en cours de déploiement sur le territoire national, à travers un appel à projet porté par l’Agence nationale du Sport (ANS), et dont certaines sont déjà sorties de terre, comme dans la ville d’Ermont (95) ou encore d’Anglet (64). En cette année 2024, l’objectif est d’accélérer encore le déploiement de ce dispositif, en aménageant 500 cours d’écoles actives et sportives par an jusqu’en 2026, soit 1 500 écoles au total.

C’est dans ce même esprit que l’ANS a priorisé plusieurs projets visant l’amélioration des conditions de pratique féminine, à commencer par la création ou la rénovation de vestiaires et sanitaires. Sur 149 projets d’équipements sportifs structurants de niveau local en territoires carencés métropolitains et en Outre-mer, 51 d’entre eux ont ainsi concerné des vestiaires réservés aux femmes. Cette dynamique va se poursuivre dans le cadre du Plan 5 000 équipements – Génération 2024.

Par ailleurs, afin de remédier à la faible représentation féminine dans les métiers du sport, dont 38% des salariés sont des femmes, un programme d’étude et d’action a été lancé, en début d’année, par le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques (MSJOP) porté par le Pôle Ressources national "Sport-Innovations " de Nantes, pour lever les freins et améliorer l’impact des incitations financières et promotionnelles, et renforcer ainsi la mixité dans tous les métiers du sport.

Le MSJOP est par ailleurs pleinement mobilisé pour lutter contre toutes les formes de violences dans le sport, à commencer par les violences sexistes et sexuelles dont les femmes représentent plus de 80% des victimes. C’est la raison pour laquelle la ministre a déployé des moyens inédits pour renforcer les services déconcentrés du ministère et leur permettre sur le terrain de diligenter plus d’enquêtes, plus vite, tout en renforçant le contrôle des établissements sportifs. Elle réaffirme également son engagement à rendre effective l’extension du contrôle d’honorabilité en cohérence avec les récentes avancées parlementaires, à inciter les Fédérations à mettre en place une licence pour tous les intervenants réguliers auprès de mineurs au sein des clubs et à ouvrir la possibilité d’une suspension automatique de licence en cas de condamnation pénale grave, dans le cadre des travaux qui seront remis autour du futur projet de loi d’héritage des Jeux.

 

2. Accompagner nos sportives professionnelles et de haut niveau en matière de protection sociale, et notamment en cas de maternité

Pour un meilleur accompagnement des sportives dans leurs démarches et dans l’organisation de la maternité, une cellule opérationnelle transversale a été installée à l’INSEP en 2023. Outre la valorisation des ressources existantes, cette cellule a permis d’enclencher des réflexions sur le projet de performance à toutes les étapes du parcours de haut niveau.

C’est avec ce même souci d’accompagnement constant que la parentalité fait désormais partie des critères pris en compte dans les aides personnalisées versées par l’ANS aux sportifs (hommes et femmes) de haut niveau. Sur l’année 2023, 48 athlètes dont notamment Justine Braisaz-Bouchet, Manon Genest ou encore Laurent Chardard, ont ainsi pu être accompagnés et cette enveloppe de 500 000 € sera reconduite cette année avec une communication intensifiée. De la même manière, l’analyse des règlements sportifs, menée par la direction des sports en 2023, nous permet de mieux appréhender cet enjeu et d’assurer une meilleure équité des situations vécues par les sportifs dans leurs compétitions. Soulignons également l’accompagnement déployé par les fédérations au travers d’actions de sensibilisation sur la maternité en direction des sportives mais aussi de l'encadrement. En parallèle, le travail se poursuit au travers d’initiatives pour renforcer l'accompagnement à la parentalité et la capacité des sportives de haut niveau à choisir librement le moment de leur grossesse.

Faisant suite à l’émotion légitime qu’avait suscité le cas de Clarisse Crémer et aux échanges qu’avait permis l’atelier IPCS de mars 2023 sur le sujet, l’organisation du Vendée Globe, par le biais d’un comité composé de médecins, de navigatrices et de navigateurs, travaille également à une meilleure intégration de la parentalité dans le règlement de la compétition pour l’édition 2028.

Les acteurs du sport professionnel ont par ailleurs largement pris leur part dans le succès de ce bilan comme le démontre la signature imminente de l’accord sectoriel du basket professionnel féminin, qui entrera en vigueur à compter de la saison prochaine, ou encore pour le football professionnel féminin dans lequel les clubs employeurs se sont engagés, à partir du 1er juillet 2024, à améliorer la protection sociale des joueuses de D1 et de D2.

 

3. Accroître la médiatisation et renforcer le modèle économique du sport professionnel féminin

Selon une étude récente de l’ARCOM (janvier 2024), plus de la moitié (53 %) des Français de 15 ans et plus consomment des contenus sportifs féminins dans les médias et 64% indiquent qu’ils en consommeraient davantage si l’offre proposée en télévision était plus importante. C’est la raison pour laquelle, ces derniers mois, de nombreuses actions ont été engagées par le ministère, en lien avec les diffuseurs et acteurs de l’écosystème médiatique, pour favoriser l’exposition et la valorisation des exploits de nos athlètes féminines :

  • La procédure d’évolution du décret sur les événements d’importance majeure (EIM) est en cours. Levier important pour la visibilité des rencontres, le décret définissant la liste de l’ensemble des EIM, dont la diffusion est protégée, sera modifié pour prévoir la diffusion en clair de plus de sport féminin[2].
  • Le fonds audiovisuel de l’ANS a quant à lui été augmenté de 1,5M€ à 2,5M€, avec un fléchage de l’enveloppe supplémentaire prioritairement sur le sport féminin et donc de nouveaux moyens d'accroître la visibilité des sportives. Sur l’année 2023, 82 projets ont ainsi été soutenus pour un montant de 1,6 M€, soit 45% d’augmentation par rapport à 2022, ce qui a notamment permis de poursuivre le financement de la retransmission des championnats de France féminins de basket, handball et de volley ou encore de documentaires comme par exemple « Championne, maman et alors ? » ou « Valables », documentaire porté par la fondation Alice Milliat.
  • Une « task-force » réunissant les diffuseurs et les ayant-droits a également été constituée pour échanger sur l’enjeu d’accroître le volume de retransmissions et la qualité de la diffusion du sport féminin.

 

Le modèle économique du sport féminin continue, lui aussi, son développement, comme le prouve l’étude publiée par Deloitte qui estime que le sport féminin devrait dépasser le seuil du milliard d’euros dès cette année (1,3 milliards d’euros, soit 300% d’augmentation en 3 ans). Dans cette dynamique, SPORSORA[3] a mobilisé l’ensemble des acteurs pour accélérer les investissements en démontrant les intérêts multiples d’être partenaire du sport féminin et publie ce jour le  « baromètre du sport féminin – rôles modèles et marques partenaires ».

La création, le 1er juillet prochain, de la Ligue Féminine de Football Professionnel par la Fédération Française de Football constitue par ailleurs une étape historique pour la professionnalisation du football féminin français, au moment où il connaît un nouveau record de licences (239 886 féminines).

 

II. Une ambition renforcée à travers de nouvelles mesures pour accompagner la parentalité des sportives dans cette année sportive historique pour notre pays

1. La Grande Cause Nationale 2024 : un levier de promotion de la pratique sportive féminine

Le Président de la République a décidé de faire de la promotion de l'activité physique et sportive pour la première fois (en 46 ans d'existence du dispositif). Dans le contexte de l'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, cette Grande cause est une opportunité unique pour faire de la France une véritable Nation sportive et de mettre ainsi le sport et ses bienfaits au cœur de notre société, en luttant contre les effets dévastateurs de la sédentarité pour la santé.

Or, à l’heure actuelle, les femmes représentent encore deux tiers des personnes les plus éloignées de la pratique sportive. L’ensemble des actions en faveur de la pratique sportive féminine sont donc prioritaires et consultables sur le site de la Grande Cause. Dès ce samedi 9 mars, est labélisée la course « Sine Qua Non Run » dont l’objectif est de se mobiliser pour piétiner les violences sexistes et sexuelles auxquelles les femmes sont trop souvent confrontées dans leur pratique du running mais aussi, plus largement, dans leur vie.

Par ailleurs, un événement « Egalité de genre & sport » aura lieu en amont des Jeux Olympiques et Paralympiques 2024 pour mettre en lumière à l’international la priorité accordée par la France dans la promotion de l’égalité de genre à tous les niveaux dans et par le sport. S’y ajoutera le soutien à un programme d’action de la fondation Alice Milliat visant 100 collectivités pour encourager la pratique sportive féminine et promouvoir le sport comme moyen d’émancipation. Un hommage lui sera rendu du 3 au 5 mai à Nantes pour célébrer les 140 ans de sa naissance.

 

2. Poursuivre la dynamique et amplifier l’héritage : les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 sont candidat au label « terrain d’égalité »

La candidature des Alpes françaises pour les Jeux Olympiques et Paralympiques d’hiver 2030 s'engage à obtenir le label « terrain d'égalité » pour son futur comité d'organisation. Porté par le ministère délégué chargé de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations ainsi que le ministère des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques, ce dispositif, marqueur de l’Héritage des Jeux de Paris 2024, les premiers Jeux olympiques véritablement paritaires de l’histoire, enjoint les organisateurs d’évènements sportifs internationaux à mettre en place, avant et pendant l’évènement, des actions destinées à promouvoir l’égalité femmes-hommes et à lutter contre les discriminations et les violences sexistes et sexuelles. Le projet des Alpes Françaises 2030 portera l’exigence transversale d’exemplarité dans ces domaines, et ce à tous les stades de planication et de livraison des Jeux. Enn, les partenaires régionaux des Jeux seront encouragés à souscrire à lalliance des labels « égalité professionnelle » et « diversité » valorisant les politiques d’égalité femme-homme et de lutte contre les discriminations portées par les employeurs. Par ces engagements, la candidature des Alpes françaises, dans une logique d'exemplarité, fera rayonner ces causes au niveau national et international.

 

 « A l’heure où la France accueille les premiers Jeux paritaires de l’histoire olympique, nous avançons déterminés pour promouvoir le sport féminin, accompagner et protéger les sportives, dans toutes ses composantes avec des résultats tangibles et suivis. Le combat continue ! » Amélie Oudéa-Castéra, ministre des Sports et des Jeux Olympiques et Paralympiques

« Les Jeux olympiques de Paris seront les premiers Jeux paritaires de l'histoire. Avec les Jeux Paralympiques, ils représentent une occasion magnifique de promouvoir la parité, le respect et l'égalité. Les athlètes nous montrent la voie : elles sont un modèle et une source d’inspiration. Avec le label « Terrain d’Egalité », nous serons collectivement au rendez-vous. » Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations

 

[1] Dans l’attente de la publication prochaine des textes officiels, la conférence permanente du sport féminin se réunit dès maintenant, dans un format ad hoc et agile, afin de suivre opérationnellement la mise œuvre du plan d’action annoncé le 6 mars 2023.

[2] Cette évolution protégera : les matchs de l’équipe de France féminine de football inscrits au calendrier de la FIFA ; les demi-finales et la finale de la Coupe du monde de football féminin ainsi que celles du Championnat d’Europe, la finale de la Ligue des champions de football féminin ainsi que, lorsqu’un groupement sportif inscrit dans l’un des championnats de France y participe, les finales des autres compétitions européennes féminines de clubs organisées par l'UEFA ; la finale de la coupe de France de football féminin ; les matchs de l’équipe de France du tournoi des Six Nations féminin ; les matchs de l'équipe de France féminine de rugby à XV inscrits au calendrier de World Rugby ; les demi-finales et la finale de la Coupe du monde féminine de rugby à XV ; la finale du championnat de France de rugby féminin ; les demi-finales dames du tournoi de tennis de Roland-Garros en cas de participation  d’une sportive française ; les finales des tournois du Grand Chelem autre que Roland-Garros en cas de participation d’une sportive française ; le Tour de France cycliste féminin et le « Paris-Roubaix » féminin ; les demi-finales des championnats d’Europe et du monde de basket-ball et de handball féminins lorsque l’équipe de France y participe ; les finales et demi-finales des championnats d’Europe et du monde de volleyball féminin lorsque l’équipe de France y participe.

[3] Association interprofessionnelle rassemblant les acteurs de l’économie du sport.