L’inspection générale de l'éducation, du sport et de la recherche change de site web !
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Rapport annuel du comité de sélection de l’IGÉSR. Année 2025, rapport 25-26-163A, février 2026
Rapport annuel du comité de sélection de l’IGÉSR 2025
Désormais annuel, le rapport du comité de sélection est augmenté de nouvelles statistiques témoignant de l’attractivité des missions de l’IGÉSR, du fort niveau de sélection et de la diversité des profils des candidats, qu’il s’agisse de leur corps d’appartenance ou de leur origine géographique.
Le service de l’IGÉSR a organisé en 2025 deux sessions de recrutement d’inspecteurs généraux par voie de détachement sur emploi fonctionnel afin de pourvoir 25 emplois de groupe II publiés en mars 2025 pour une affectation au 1er septembre 2025 et en septembre pour une affectation au 1er février 2026.
Le rapport du comité de sélection de l’IGÉSR accompagne les candidats en leur apportant des repères pour constituer leur dossier et préparer les auditions. Un focus sur les candidatures émanant des corps des candidats les plus fréquemment recensés permet de mesurer le niveau de sélectivité à chaque étape du processus.
L’égalité professionnelle femmes/hommes : un objectif atteint en 2025
L’attention particulière portée à l’objectif d’égalité professionnelle pour réduire l’écart femmes/hommes au sein du service implique d’auditionner à valeur égale proportionnellement plus de femmes candidates que d’hommes : 251 candidats ont adressé 270 candidatures, 66 candidats ont été présélectionnés pour une audition, soit 24,5 % dont 33 femmes (soit 30 % des candidatures présentées par des femmes) et 33 hommes (soit 21 % des candidatures présentées par des hommes).
12 femmes et 12 hommes ont été lauréats, soit 24 lauréats sur les 25 publiés (un emploi infructueux).
L’âge moyen des candidats (52 ans) est stable comme l’âge médian (53 ans).
Le niveau d’expertise attendu et la diversité des parcours professionnels correspondant à des emplois de groupe II conduisent à des candidatures s’inscrivant généralement en deuxième partie de carrière.
L’attractivité des profils par collège de l'IGÉSR
Les 270 candidatures se répartissent inégalement entre les 5 collèges : 121 candidatures ont été reçues pour 12 profils du collège Expertise disciplinaire et pédagogique, 82 pour les 8 profils du collège Expertise administrative et éducative, 27 pour 1 profil du collège Enseignement supérieur, recherche et innovation, 20 pour 2 profils du collège Jeunesse, sport et vie associative et enfin, 20 pour 2 profils du collège Enseignement primaire. Néanmoins, le nombre moyen de candidatures par collège est équivalent (10) à l’exception du collège ESRI avec 27 candidatures pour un seul profil.
Une grande diversité de profils
Les 251 candidats aux deux sessions relèvent de 22 corps différents, les 24 lauréats relevant de 9 d’entre eux. 60 candidats étaient déjà détachés sur un emploi fonctionnel dont 7 des lauréats. La résidence administrative des candidats couvre 13 régions. Les quatre régions majoritairement représentées sont l’Île-de-France (104 candidats), la Nouvelle-Aquitaine (26), Auvergne-Rhône-Alpes (23) et Provence-Alpes-Côte d'Azur (20).
L’appréciation du jury
Les auditions sont organisées en deux commissions de 45 minutes chacune. La commission "expertise métiers" évalue le niveau et l’adéquation des expertises métiers des candidats au regard du profil du poste, la commission "parcours et motivation" appréciant la capacité du candidat à se projeter et à incarner cette nouvelle posture d’inspecteur général au plan éthique et déontologique ainsi que la profondeur de sa motivation et son ouverture.
Les jurys des commissions sont attentifs à la clarté de la présentation et à la qualité d’une démarche réflexive sur son parcours professionnel qui suppose une mise à distance de sa propre expérience. L’échange est destiné :
- à vérifier la capacité du candidat à entrer dans un dialogue avec le jury qui cherche à affiner sa perception du niveau d’expertise du candidat et sa capacité d’analyse des enjeux et de l’actualité sur les sujets concernés par le profil ;
- à mesurer sa capacité à se projeter au-delà des fonctions opérationnelles qu’il a pu ou peut exercer ainsi qu’à vérifier un positionnement institutionnel adéquat, une compréhension de la place et du rôle de l’inspection générale dans son environnement.
Comme pour les sessions précédentes, le niveau de sélectivité et d’exigence a été élevé. Les prestations de plusieurs candidats ont démontré une solide préparation aux entretiens et une capacité de projection leur permettant d’aborder avec conviction les auditions.
Chaque candidat non retenu lors de la phase d’audition bénéficie, s’il le souhaite, d’un entretien avec un membre du comité de sélection pour avoir un retour critique sur sa candidature ou son audition, ce que la plupart des candidats demande à l’issue des sessions.
Des évolutions sont prévues dans les modalités de sélection des candidats pour la prochaine campagne de recrutement, notamment le dossier de candidature qui comportera désormais, outre le CV et la lettre de motivation, un document écrit de présentation d’une réalisation professionnelle que le candidat choisit pour illustrer son parcours.
L’offre de restauration et les modalités de sa mise en œuvre à l’administration centrale des ministères, rapport 24-25-162A, juin 2025
Le contenu du rapport
Comment fonctionnent les associations gestionnaires de la restauration collective des ministères ? Disposent-elles de la capacité à fournir, gérer et faire évoluer l’offre de restauration, dans le respect de la réglementation et dans le cadre de processus de gestion efficients ?
Un état des lieux des services de restauration proposés aux agents de l’administration
L'offre de restauration collective destinée aux agents de l'administration centrale des ministères de l’éducation nationale, de l’enseignement supérieur et de la recherche, des sports, de la jeunesse et de la vie associative est principalement proposée par deux associations, l'AE-MENESR et l'AS-Descartes. La première gère quatre restaurants et deux cafétérias sur les sites de Grenelle, Dutot et Régnault, la seconde gère un restaurant et une cafétéria sur le site Descartes. Des conventions ont également été conclues avec des groupements de restaurants interentreprises pour les agents de quatre autres sites.
Deux événements majeurs imposent une évaluation de l’organisation actuelle et les modalités de sa mise en œuvre. D’une part, plusieurs directions et services seront regroupés prochainement dans le nouveau site Pascal à Gentilly qui accueillera 2 400 agents, dont 1 900 de l’administration centrale. D’autre part, l’engagement de travaux d’envergure sur le site Descartes, rendra indisponibles les locaux dédiés à la restauration dans les mois à venir pour une durée prévisionnelle de dix-huit mois.
L’offre de restauration collective, une prestation d’action sociale exigeante
Le rapport met en évidence les efforts des deux associations pour respecter les normes d'hygiène et de qualité alimentaires imposées par les réglementations européenne et nationale, promouvoir une alimentation saine et durable ou lutter contre le gaspillage alimentaire.
Tous les agents de l’administration centrale bénéficient de la même grille tarifaire qui tient compte de leur indice de rémunération pour un plateau composé de manière identique. Les déficits financiers des gestionnaires associatifs sont compensés par des subventions conséquentes de l’administration.
Repenser l’offre de restauration pour répondre au mieux aux attentes
Le rapport souligne l'importance pour les convives de la qualité des repas, mais relève le manque d'enquêtes de satisfaction, qui pourraient pourtant permettre d’améliorer cette qualité.
Il recommande de renforcer le contrôle des associations, d'améliorer la connaissance des attentes des convives via des enquêtes régulières et de soutenir l'AS-Descartes dans la transition vers un restaurant inter administratif après les travaux de rénovation prévus du site Descartes.
Les auteurs
- Stéphane Elshoud, IGÉSR (Pilote)
- Catherine Moreau, IGÉSR
Les Maisons sport-santé, rapport 23-24-183B conjoint avec l’IGAS, octobre 2025
Les Maisons sport-santé, rapport n° 23-24-183B, conjoint avec l’IGAS, octobre 2025
Le contenu du rapport
Le dispositif des Maisons sport-santé (MSS) mis en place depuis 2019 est pertinent et a rencontré son public. Il y a un intérêt manifeste à poursuivre son développement et à consolider le fonctionnement de l’existant.
Une politique publique déployée pour favoriser l’activité physique pour tous les publics, à tout âge
Les Maisons sport-santé sont constituées de professionnels de la santé et du sport qui ont pour but de prendre en charge et d’accompagner les publics vers une pratique d’activité physique durable, grâce à des programmes personnalisés. Réunies dans un réseau national du sport-santé et identifiées sur l’ensemble du territoire, elles représentent une grande variété de structures : collectivités territoriales, centres hospitaliers, associations sportives, établissements publics, espaces digitalisés ou encore structures itinérantes.
Une réponse inégale aux besoins des populations et des territoires
Le rapport constate l’hétérogénéité de ces structures dans leur couverture géographique, leurs dimensions, leurs offres de service et leurs tarifs, certains éléments méritant d’être mieux encadrés. Parmi les fonctions assurées par les Maisons sport-santé, il propose de distinguer nettement la prévention primaire (information générale sur les bienfaits de l’activité physique et sportive), et les préventions secondaire et tertiaire (accueil et accompagnement de personnes présentant des problèmes de santé ou des facteurs de risque et rencontrant des problèmes d’accès à l’activité physique).
Un dispositif à pérenniser en précisant certaines normes et en consolidant son modèle économique
Le rapport identifie trois enjeux majeurs de développement des Maisons sport-santé autour desquels s’articulent ses principales propositions : la formation des professionnels de l’activité physique adaptée (APA) et la reconnaissance de leur qualification, la consolidation du modèle économique des MSS, la précision au plan national d’une typologie des MSS comportant deux à trois niveaux de prestations.
Le rapport recommande à leurs tutelles d’accompagner les Maisons sport-santé dans la poursuite du maillage territorial et augmenter la part des publics géographiquement ou socialement prioritaires.
Les auteurs
- Denis Rolland, IGÉSR (pilote)
- Hayet Zeggar, IGAS