• Sport et inclusion

Appel à projets 2026 : Socio sport, levier d'inclusion pour les jeunes

Le mouvement sportif et les associations socio sportives s’associent pour développer des projets durables au bénéfice des jeunes de moins de 25 ans.
© Crédits image - Ridofranz

Sommaire

Pourquoi cet appel à projets ?

Le sport est un véritable levier d’inclusion sociale. Pour participer à l’insertion des jeunes confrontés à des difficultés sociales, économiques ou encore familiales, les structures sportives ont besoin de mobiliser des compétences spécifiques au socio sport.

Pour ce faire, cet appel à projets soutient des coopérations entre le mouvement sportif et des structures expertes du socio sport qui permettront de renforcer durablement les compétences du mouvement sportif et de favoriser l’insertion sociale des jeunes de moins de 25 ans en situation de vulnérabilité.

Qui peut candidater ?

Un consortium obligatoire :

Structure accompagnée Structure accompagnatrice experte
  • Ligue régionale
  • Comité départementale ou régional
  • CROS / CDOS / CTOS
  • Association socio sportive
  • Fédération affinitaire
  • Association d’éducation populaire
  • Structure médico-sociale
  • Autre organisme expert du socio sport

La structure accompagnée devra identifier des clubs de son territoire pour mettre en œuvre les projets.

Les deux structures co-construisent et portent ensemble le projet.

Il s’agit de la structure accompagnatrice experte qui sera subventionnée dans le cadre du présent appel à projets. Il relève également de la structure accompagnatrice experte de déposer le projet sur demarche.numerique.gouv.fr.

Les publics concernés

Les projets ciblent l’insertion sociale des jeunes publics vulnérables de moins de 25 ans, notamment :

  • filles éloignées de la pratique sportive ;
  • habitants des quartiers prioritaires ;
  • jeunes en décrochage scolaire et universitaire ;
  • jeunes en situation de précarité ;
  • jeunes exilés ;
  • jeunes sous main de justice.

Les projets attendus

Les projets doivent permettre :

  • la réalisation d’actions socio sportives concrètes à destination des jeunes ;
  • un accompagnement méthodologique par l’association experte auprès du mouvement sportif ;
  • la montée en compétences du mouvement sportif ;
  • un essaimage durable auprès des clubs.

Les projets ne reposent pas uniquement sur une action socio sportive, mais sur l’accompagnement durable du mouvement sportif afin d’assurer une montée en compétences et diffuser les pratiques auprès des clubs, qui eux accueillent les jeunes.

Le financement

La subvention est accordée à la structure accompagnatrice experte en socio sport.

  • Montant minimal de la subvention : 20 000 €
  • Enveloppe nationale : 650 000 €
  • Le projet doit prévoir un cofinancement de minimum 20 %.

Les principaux critères de sélection

  • Qualité du partenariat
  • Pertinence du projet et attention particulière à son caractère innovant
  • Expertise de la structure accompagnatrice
  • Qualité du programme d’accompagnement
  • Impact attendu pour les jeunes
  • Pérennisation et essaimage auprès des clubs

Le calendrier

Début septembre 2026

Lancement de l’appel à projets

17 septembre 2026, à 11h

Webinaire de présentation

Lien de de connexion

15 octobre 2026

Date limite de dépôt des dossiers

Début décembre 2026

Notification des résultats

À partir de janvier 2027

Mise en œuvre des projets

Juin 2027

Point d’étape à mi-parcours

Décembre 2027

Bilan final

Comment candidater ?

Dépôt du dossier par la structure accompagnatrice via demarche.numerique.gouv.fr.

Le dossier comprendra notamment :

  • présentation du projet ;
  • présentation du partenariat ;
  • programme d’accompagnement ;
  • budget prévisionnel ;
  • modalités d’évaluation.

Pour toute information : sociosport@sports.gouv.fr et PRN-SI@creps-pdl.sports.gouv.fr

Webinaire de présentation

URL de Vidéo distante

Foire aux questions

La structure accompagnée doit être une ligue régionale, un comité départemental ou régional du mouvement sportif, un CROS, un CDOS ou un CTOS. Elle doit notamment identifier les clubs de son territoire qui mettront en œuvre les projets.

Les clubs sont identifiés par la structure accompagnée (précisée ci-dessus) pour mettre en œuvre les projets. Le club sportif ne peut pas être la seule structure accompagnée, l’accompagnement se fait à un échelon territorial (départemental ou régional) afin de permettre une diffusion et un essaimage.

Non, l’échelon d’accompagnement se fait au niveau régional ou départemental. En revanche, une fédération qui justifie d’une expertise en socio sport peut candidater en tant que structure accompagnatrice.

Il n’existe pas de liste officielle, il revient aux structures candidatures de démontrer leur expertise. Sont citées :

  • Les associations socio-sportives ;
  • Les fédérations sportives affinitaires ;
  • Les associations d’éducation populaire ;
  • Les structures médico-sociales ;
  • Tout autre organisme disposant d’une expertise sur le socio-sport et/ou les publics cibles.

Le cahier des charges prévoit la possibilité pour tout organisme disposant d’une expertise sur le socio-sport et/ou les publics concernés d’être structure accompagnatrice : collectivité territoriale, CCAS, entreprise, service de la PJJ, Maison Sport-Santé, association...

Oui. Le projet est obligatoirement co-porté par un binôme composé d’une structure accompagnée et d’une structure accompagnatrice experte. L’existence d’un partenariat formalisé entre les deux est un critère d’éligibilité.

La structure accompagnatrice experte dépose le projet sur la plateforme de candidature (démarche numérique) et reçoit la subvention.

Non précisé dans le cahier des charges. Est obligatoire la constitution d’un binôme (structure accompagnée et structure accompagnatrice). Selon les capacités des structures, il est possible de multiplier les démarches mais il faut justifier de la faisabilité du projet et des moyens humains et financiers nécessaires. 

Sauf dans de très rares cas bien spécifiques où une expertise socio sportive est démontrée et où des projets concrets seraient amenés à être conduits par ladite structure, les institutions et les administrations de la fonction publique d’Etat, territoriale ou hospitalière ne peuvent pas être membres du consortium et donc recevoir les financements. Elles peuvent cependant se positionner en appui/partenaire/sponsor du consortium, pour renforcer l’assise et la légitimité du projet.

L’expertise est notamment appréciée au regard de l’ancienneté dans les activités socio-sportives, des publics accompagnés, des résultats obtenus, des dispositifs et actions mis en œuvre, des partenariats institutionnels, des outils développés, des compétences des équipes et de la capacité à produire des outils transférables.

Oui, le cahier des charges indique que la structure accompagnatrice doit disposer d’une expertise en matière de socio-sport et/ou en matière de connaissance des publics cibles. Une structure qui connaît très bien les publics peut ainsi être structure experte.

Les projets ciblent les jeunes vulnérables de moins de 25 ans, notamment :

  • Les filles éloignées de la pratique sportive ;
  • Les jeunes habitants des quartiers prioritaires ou des ZRR ;
  • Les jeunes en décrochage scolaire ou universitaire ;
  • Les jeunes en situation de précarité ; les jeunes exilés ;
  • Les jeunes sous-mains de justice.

Oui, les jeunes en situation de handicap peuvent être identifiés comme publics cibles dans la mesure où le handicap peut être corrélé avec d’autres sources de vulnérabilités sociales.

Les projets concernent les moins de 25 ans, sans âge minimum spécifique. 

Elle intervient principalement sur des missions d’ingénierie : diagnostic, co-construction du programme d’accompagnement, accompagnement de sa mise en place et de sa mise en œuvre, formation des personnes ressources, coopération avec les acteurs sociaux et médico-sociaux, production d’outils, pérennisation et évaluation.

Non. L’objectif est de se reposer sur des actions concrètes afin d’accompagner le mouvement sportif vers une transformation organisationnelle permettant de développer des projets socio-sportifs durables dans les clubs.

Les clubs accueillent les jeunes et mettent en œuvre les projets, tandis que la structure accompagnée bénéficie de l’accompagnement et doit organiser l’essaimage auprès des clubs de son territoire.

La structure accompagnée, grâce à l’accompagnement reçu, devra essaimer durablement les démarches auprès des clubs de son territoire. Elle pourra s’en charger de façon autonome ou en coopération avec une structure socio-sportive experte.

La mise en œuvre des projets est prévue à partir de janvier 2027, avec un point d’étape en juin 2027 et un bilan final en décembre 2027.

Le montant minimal de la subvention est de 20 000 €. L’enveloppe nationale est de 650 000 €. 

Oui, le cofinancement du projet est obligatoire.

Non, le cofinancement est d’ordre financier. Toutefois, il est encouragé de valoriser toute autre participation (le bénévolat ou la mise à disposition de locaux) dans la présentation du projet.

Non. Le montant total du projet doit être supérieur à 25 000 € TTC.

Non. Le cahier des charges précise qu’il s’agit d’une subvention d’amorçage non reconductible.

Notamment : ingénierie de projet, accompagnement méthodologique, diagnostic territorial, prestations de formation, animation du partenariat, production de ressources pédagogiques, évaluation, déplacements directement liés au projet et communication dédiée au projet.

Notamment : investissements immobiliers, achats de matériel sportif non directement liés à l’expérimentation, dépenses de fonctionnement courant, actions déjà financées par ailleurs sans valeur ajoutée démontrée, et les projets relevant de l’insertion socio-professionnelle (Clubs Sportifs Engagés / France Travail).

Présentation du projet et de ses objectifs, présentation du partenariat, justification du choix de la structure accompagnatrice au regard de son expertise, programme d’accompagnement, budget prévisionnel global et détaillé, cofinancements mobilisés et modalités d’évaluation.

Oui. Le cahier des charges demande un budget prévisionnel global et détaillé, avec des devis attestant du coût global du projet TTC.

L’évaluation porte notamment sur la pertinence stratégique du projet, la qualité du partenariat, la qualité de l’accompagnement, l’expertise de la structure accompagnatrice et l’impact attendu du projet. 

Les dossiers sont instruits par une équipe d’instructeurs comprenant la direction des sports, le PRNSI, des représentants des services déconcentrés (SDJES) et des experts du sujet. Les DRAJES sont également consultées. Les dossiers retenus par les instructeurs passent ensuite en comité de sélection présidé par le directeur des sports.

Les dossiers complets doivent être transmis au plus tard le 15 octobre 2026.

La mise en œuvre des projets est prévue à partir de janvier 2027.