LGBT-phobies

Les LGBT-phobies : c’est quoi ?
Les comportements anti-LGBT, ou LGBTphobies, correspondent aux attitudes hostiles à l’égard des personnes en raison de leur orientation sexuelle ou de leur identité de genre. Ces comportements manifestant une haine LGBT+ ne se réduisent pas seulement aux comportements homophobes. En effet, il s’agit plus largement des actes et agissements de haine et de discrimination envers les personnes lesbiennes, gays, bi et trans.

- l’orientation sexuelle fait référence à l’attirance émotionnelle, physique et/ou sexuelle envers des individus du sexe opposé et/ou du même sexe ;
- l’identité sexuelle, ou genre, renvoie à la perception de soi comme étant un homme ou une femme et au fait d’être reconnu socialement comme tel, quel que soit par ailleurs son sexe de naissance ;
- l’homophobie, qui n’est qu’un des comportements manifestant une haine LGBT+, correspond à un rejet de “l’homosexualité” et des personnes homosexuelles. Le terme “homophobie” est un terme générique qui recouvre notamment d’autres termes comme la gayphobie et la lesbophobie, laquelle fait référence aux femmes dont l’attirance émotionnelle, physique et/ou sexuelle se dirige vers d’autres femmes.

Les LGBT-phobies dans le champ du sport : c’est grave ?

Oui. Ces comportements peuvent faire l’objet, selon les cas, d’une sanction disciplinaire, civile ou pénale.

  • Que dit la loi ?

Tout comportement relevant de la LGBT phobie peut être constitutif d’une discrimination, laquelle est sanctionnée pénalement, si les critères de la discrimination sont remplis. Il s’agit donc d’un délit sanctionné par l’article 225-2 du code pénal, dont la peine maximale encourue est de 3 ans d’emprisonnement et de 45 000 d’amende. Par exemple, un président de club refuse le renouvellement de l’inscription de M.X pour l’année 2020/2021 sans aucune explication objective. M.X avait fait son coming-out en Février 2020.
De plus, les comportements manifestant une haine LGBT+ sont, en plus de leur caractère discriminatoire, une circonstance pénale aggravante d’une violence physique, d’une injure ou d’une diffamation voire d’une provocation à la haine, à la violence et à la discrimination.
D’une part, la violence physique manifestant une haine LGBT+ est sanctionnée d’une peine à partir de 3 ans d’emprisonnement et 45 000 € d’amende (selon la durée de l’incapacité total de travail-ITT). Par exemple, un homme, rejoignant son centre d’entraînement sportif, se fait sortir du bus et tabasser dans la rue parce qu’il est homosexuel.
D’autre part, la violence manifestant une haine LGBT+ peut se manifester par des injures, de la diffamation ou des provocations à la haine ou à la violence qui sont encadrées par la loi sur la presse du 29 juillet 1881. La peine maximale encourue est d’un an d’emprisonnement et de 45 000 euros d’amende. Par exemple, une personne se fait insulter en public, ou sur les réseaux sociaux, sans accès restreint au public, de « pédé » parce qu’il est homosexuel.

Les comportements anti-LGBT : comment briser les tabous ?

  • Accepter d’en parler à une personne et/ou à une structure de confiance

Compte tenu de la gravité des fait et des conséquences physiques et psychologiques qui peuvent en résulter, il est important que la victime puisse parler, librement de ce qu’elle a vécu, à des personnes de confiance : qu’il s’agisse de l’entourage familial, amical, ou auprès de structures d’écoute dans ou à l’extérieur de l’établissement dans lequel elle évolue. Il s’agit d’une première étape nécessaire qui pourra être complétée ou suivie d’une démarche de signalement des faits (avec l’accompagnement éventuel de la personne ou de la structure) auprès des autorités compétentes en vue de l’exercice de poursuites, notamment pénales, contre le ou les auteur(s) de ce comportement.

Les coordonnées des structures ci-après :
1- Victimes mineures
2- Victimes majeures

Dernière mise à jour le 26 août 2020

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