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Sport et endométriose : Comment l’activité physique peut soulager vos douleurs

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À l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre l’endométriose, découvrez comment l’activité physique et sportive contribue à mieux vivre avec la maladie.
© Crédits image - LittleBee80

C’est une maladie complexe qui touche une femme sur 10. Reconnue comme affection longue durée (ALD), l’endométriose a un impact majeur sur les activités du quotidien et la qualité de vie dans son ensemble. Responsable de fortes douleurs pelviennes invalidantes, elle influence négativement la pratique d’un sport. Entre les crises inflammatoires et la fatigue chronique, l'appréhension du mouvement est légitime.

Pourtant, lorsqu’elle est encadrée et personnalisée, l’activité physique et sportive (APS) a toute sa place dans le parcours de soins de la femme souffrant d’endométriose, en complément des thérapeutiques médicamenteuses et/ou chirurgicales. Un exercice régulier peut en effet contribuer au soulagement des symptômes et aider à prévenir ou réduire l’extension de la maladie.

Les bienfaits majeurs du sport sur l'endométriose

De par son rôle protecteur, une activité physique et sportive régulière et adaptée au ressenti permet de :

  • Réduire l’impact des douleurs grâce à la libération d’endorphines et l’effet anti inflammatoire des myokines
  • Améliorer la mobilité des organes pelviens
  • Diminuer la fatigue, réduire les symptômes dépressifs et l’anxiété liés à la maladie et améliorer la résistance au stress
  • Renforcer l’estime de soi et retrouver confiance en ses capacités physiques.

Une étude montre notamment qu’une pratique d’activité physique adaptée de 45-60 minutes par jour 3 fois par semaine ou plus, peut entrainer une réduction significative des douleurs menstruelles.

Adapter sa pratique : Les règles à suivre

L’objectif n’est pas de prévoir une activité intensive, mais d’identifier des pratiques compatibles avec son état de santé et son niveau d’énergie. 

  • Adapter l’intensité et la fréquence des séances en fonction des douleurs ressenties, des périodes de menstruation
  • Éviter les sports à impact au sol qui entrainent une augmentation de la pression intra abdominale et peuvent être source de majoration des douleurs pelviennes.
  • Éviter l’auto médication contre la douleur. En cas de besoin de contraceptif, un contraceptif adapté comme la pilule peut avoir un effet positif sur les douleurs de règles.

Un accompagnement sur-mesure partout en France

Grâce à un réseau de plus de 550 Maisons Sport-Santé réparties sur l’ensemble du territoire, les femmes atteintes d’endométriose peuvent bénéficier d’un suivi personnalisé par des professionnels formés à l’Activité Physique Adaptée (APA).

L’APA sera personnalisée, raisonnée et adaptée à votre condition physique et à votre état de santé, au mieux inclus dans le protocole de soins, dès le début de la prise en charge.

Un guide pour passer à l’action

En complément de cet accompagnement, le ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative propose le guide « En mouvement avec l’endométriose ». Élaboré avec la Direction des Sports, la Maison Sport-Santé Sporactio et le Docteur Carole Maître (gynécologue à l’INSEP), ce guide s’adresse aussi bien aux débutantes qu’aux sportives confirmées. Il se veut un outil de sensibilisation aux thérapeutiques non médicamenteuses, comme l’activité physique, en proposant des conseils pratiques afin d’aider à lutter contre les douleurs et mieux vivre au quotidien.

Ce que vous apporte ce guide pratique :

  • Meilleure compréhension de la maladie : l’impact de l’endométriose sur les muscles et les articulations.
  • Adaptation : Comment moduler son activité lors des pics de douleur.
  • Mouvements clés : Des exemples d'exercices doux (yoga, natation, marche) pour maintenir la mobilité.

Consulter le guide : Bouger pour mieux vivre avec l’endométriose

L'avis de l'experte

Toute douleur de règles, modérée à sévère, qui gêne les activités peut révéler une pathologie comme l’endométriose et doit être prise en compte et traitée de façon adaptée. Parmi les jeunes femmes avec des douleurs de règles importantes, une endométriose est diagnostiquée chez 25 à 50% d’entre elles. Ces symptômes peuvent être source d’anxiété, de fatigue chronique. Leur impact psychique est réel et ne doit pas être négligé. C’est la raison pour laquelle il est essentiel de prendre un avis médical. Votre professionnel de santé pourra faire le point sur l’ensemble des symptômes et vous orienter vers des examens complémentaires comme une échographie pelvienne ou une IRM pelvienne, pour aider au diagnostic.

Carole Maitre, gynécologue médecin du sport à l’INSEP

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